Ce lundi 22 septembre 2025 restera gravé dans les mémoires marseillaises. Pour la première fois depuis 2011, l’OM s’est imposé face au PSG au Vélodrome en Ligue 1 (1-0). Une victoire historique qui a enflammé les supporters, mais aussi quelques voix emblématiques du football hexagonal. L’échange entre Éric Di Meco et Jérôme Rothen, au lendemain de ce Classique, résume à la perfection la chaleur de cette rivalité éternelle.
Di Meco – Rothen : Le Classique continue sur les ondes
La rivalité OM-PSG ne s’arrête jamais aux quatre coins du terrain. Elle se poursuit jusque dans les studios radio. Invité sur « Rothen s’enflamme » (RMC Sport), Éric Di Meco, ancien latéral gauche et membre du légendaire OM 93, n’a pas caché sa jubilation suite à la victoire des Marseillais contre Paris. « Tu chantais, tu fanfaronnais… Tu allais éteindre le stade », a-t-il lancé à un Jérôme Rothen légèrement piqué au vif. La joute verbale, relayée par RMC Sport, a ravi les amateurs de chamailleries footballistiques aussi passionnées que bon enfant.
Ce Classique n’en était pas un de plus. Il marquait la fin d’une disette longue de 14 ans à domicile pour les Marseillais face à leur rival honni. Depuis le fameux 3-0 infligé par l’OM de Didier Deschamps en 2011, chaque venue du PSG au Vélodrome ressemblait davantage à un cauchemar qu’à une fête. Cette fois, le cauchemar a changé de camp grâce à un but de Vitinha, symbole de la renaissance marseillaise sous Robert De Zerbi.
Di Meco, fidèle à son franc-parler, a souligné que les absences parisiennes n’étaient pas à minimiser (Dembélé et Marquinhos notamment forfaits). S’il savoure cette victoire, c’est aussi parce qu’elle envoie un message : cette saison 2025-2026 pourrait ne pas être un long fleuve tranquille pour Paris.
Un OM revigoré relance la course au titre
Au-delà de la rivalité, ce succès relance le championnat. Comptablement, l’OM revient à trois petits points du PSG, leader au classement avant ce match. Jérôme Rothen, beau joueur, l’a reconnu sur RMC : « C’est le deuxième meilleur club français qui s’impose contre le PSG, même pour l’intérêt du championnat, c’est positif ».
Ce succès pourrait marquer un tournant dans la saison. Il atteste de l’impact immédiat de Robert De Zerbi, dont la patte tactique commence sérieusement à porter ses fruits. Un pressing coordonné, des transitions rapides, et une défense solide face à un PSG stérilisé sans ses créateurs habituels. Tactiquement, l’Italien a pris le dessus sur Luis Enrique, et c’est sans doute cela que Di Meco savoure le plus.
Mais l’heure n’est pas à l’euphorie. L’OM devra confirmer dès vendredi face au RC Strasbourg, lui aussi dans une dynamique positive. Un déplacement piège dans un stade de La Meinau toujours bouillant, et dans une course au podium largement ouverte. D’autant plus que l’Europa League, où l’OM brille en ce début de saison, impose une rotation exigeante que De Zerbi devra maîtriser.
Un rapport de force enfin équilibré ?
La domination quasi sans partage du PSG sur l’hexagone depuis plus d’une décennie avait anesthésié le suspense. Mais les choses changent. Marseille envoie un message fort avec ce succès : le Classique n’est plus une formalité pour Paris. Et s’il est encore prématuré de parler de basculement durable, cette victoire agit comme une piqûre de rappel : l’OM reste un club à part, porté par ses légendes, son public incandescent et une histoire qui ne demande qu’à se réécrire.
Aucun trophée ne se gagne en septembre, mais certaines victoires marquent une saison. Celle-là en fait indéniablement partie.