Dans une soirée où tout semblait sourire à l’Olympique de Marseille, un coup dur est venu tempérer l’enthousiasme des supporters du Vélodrome. Si les Phocéens ont facilement dominé l’Ajax Amsterdam avec une première période éclatante, la sortie sur blessure de Facundo Medina vient ternir ce retour rêvé de la Ligue des Champions. Une blessure qui pourrait coûter cher dans la rotation défensive très sollicitée cette saison.
Un OM flamboyant, mais une inquiétude grandissante
De retour en phase de groupes de la Ligue des Champions après trois saisons d’absence, l’OM version De Zerbi a impressionné. Dès le coup d’envoi, l’intensité et la maîtrise des Marseillais ont étouffé l’Ajax, incapable de contenir les vagues olympiennes. Igor Paixão, virevoltant, s’est offert un doublé, tandis que Mason Greenwood a inscrit un troisième but, offrant un avantage net de 3-0 avant même la mi-temps.
Toutefois, cette euphorie a été rapidement freinée par une scène qui a glacé le Vélodrome. Aux alentours de la 36e minute, Facundo Medina, pilier de la charnière centrale, est resté au sol après un tacle appuyé d’un joueur néerlandais. Sa cheville, malmenée dans le contact, a immédiatement inquiété joueurs et staff. Malgré une tentative de reprise, le défenseur argentin a dû céder sa place, remplacé par CJ Egan-Riley.
Facundo Medina : une absence qui peut coûter cher
Arrivé cet été sous les directives de De Zerbi, Facundo Medina s’était rapidement imposé comme un élément essentiel de la défense marseillaise. Solide dans les duels, doué dans la relance et leader sur le terrain, son apport dépasse largement le simple registre défensif. Sa complémentarité avec Leonardo Balerdi dans l’axe avait solidifié le bloc marseillais, en Ligue 1 comme sur la scène européenne.
Son indisposition à ce stade de la saison 2025-2026 est un véritable casse-tête pour Roberto de Zerbi. Engagé sur plusieurs tableaux – Ligue 1, Ligue des Champions, Coupe de France – l’OM ne peut se permettre de perdre l’un de ses cadres sans conséquences.
CJ Egan-Riley, son remplaçant ce soir-là, a tenu son rang mais manque encore d’expérience à ce niveau. L’entraîneur devra désormais faire preuve d’ingéniosité pour combler cette absence, avec une rotation déjà mise à rude épreuve.
Une opportunité pour Paris ?
Si l’OM veut tenir tête au PSG dans la course au titre de Ligue 1, la solidité défensive sera un facteur clé. Or, l’absence prolongée de Medina pourrait sérieusement déséquilibrer l’équipe. Un avantage potentiel pour les Parisiens, qui scrutent avec attention chaque baisse de régime de leur rival historique. Déjà confronté à des échéances importantes, notamment un classico prévu en novembre prochain, De Zerbi devra réajuster rapidement ses schémas.
En Ligue des Champions, la perte de Medina pourrait aussi peser lourd dans une poule où chaque point compte. Les prochaines heures seront décisives pour l’encadrement médical. Selon les premières informations relayées par L’Équipe, le staff marseillais reste prudent et attend les examens complémentaires pour évaluer la gravité de la blessure.
Quel plan B pour De Zerbi ?
Sans Medina, plusieurs options s’offrent à Roberto de Zerbi, mais aucune n’apporte la même assurance. CJ Egan-Riley pourrait naturellement s’imposer comme titulaire à court terme, mais son manque de repères dans les gros matchs pose question. Il est aussi possible que le technicien italien réajuste son système en passant à une défense à trois, où Mbemba pourrait retrouver un rôle axial.
On pourrait aussi imaginer un réajustement tactique plus radical, avec l’intégration d’un milieu défensif comme Rongier ou Veretout en position plus basse pour soutenir la défense.
Une chose est sûre : pour l’OM, privé de l’un de ses leaders, cette blessure rebat les cartes. De Zerbi va devoir puiser dans son sens tactique pour maintenir le cap, éviter la contre-performance et conserver l’espoir d’une grande saison.
La suite dépendra du diagnostic médical final. Mais pour une équipe encore en quête d’identité forte dans les grands rendez-vous européens, perdre Medina, même temporairement, c’est naviguer sans un de ses gouvernails majeurs.