La Ligue des champions 2025-2026 a entamé sa phase de ligue, et l’Olympique de Marseille retrouve enfin la plus prestigieuse des compétitions européennes après trois longues saisons d’absence. Avec un tirage corsé digne d’un thriller continental, les Olympiens vont devoir se battre contre des géants… et notamment rivaliser avec le PSG, grand favori au doublé.
Un retour européen prometteur… mais piégeux pour l’OM
Entrée en matière musclée pour l’OM ! Opposé dès la première journée au Real Madrid, tenant du record de titres européens, le club phocéen s’est incliné 2-1 au Santiago Bernabéu. Une défaite honorable face à un ogre, mais surtout le reflet d’un apprentissage accéléré à ce niveau. Quelques enseignements : si la défense reste friable face aux assauts rapides (le premier but madrilène, signé Rodrygo, en témoigne), l’animation offensive proposée par Jean-Louis Gasset version ligue des champions a révélé de belles promesses grâce à Ndiaye et Harit.
La deuxième journée a quant à elle propulsé Marseille parmi les équipes les plus marquantes de ce début de Ligue des champions. Une victoire éclatante et rassurante : 4-0 contre l’Ajax Amsterdam au Vélodrome, dans une ambiance électrique. Le pressing haut, les transitions rapides et la finition chirurgicale ont pulvérisé les espoirs néerlandais. Ce succès relance totalement les espoirs de qualification pour les huitièmes… à condition de maintenir cette intensité.
Une phase de groupe dense et périlleuse : zoom sur le calendrier de l’OM
Outre le Real Madrid et l’Ajax, Marseille affrontera également le Sporting Portugal (le 22 octobre à l’extérieur), puis Atalanta à domicile (le 5 novembre), avant deux duels cruciaux contre Newcastle (le 25 novembre) et en déplacement à Bruges (le 28 janvier). Entre déplacements piégeux, oppositions physiques et exigences du calendrier national, la gestion sera clé.
Les matchs les plus attendus ? La réception de Newcastle à domicile, synonyme de test XXL pour la défense marseillaise, et le déplacement à Bruges pour la dernière journée qui pourrait bien valoir une place en seizièmes voire un billet direct en huitièmes.
À noter : si le nouveau format 2025-2026 place toutes les équipes dans une ligue commune, la performance sur les huit journées déterminera le classement général, crucial pour espérer éviter les barrages.
Comparatif avec le PSG : deux trajectoires opposées mais surveillées
Le Paris Saint-Germain, champion d’Europe en titre, a démarré la compétition en mode rouleau compresseur : 4-0 face à l’Atalanta, suivi d’un précieux succès 2-1 contre le Barça sur sa pelouse. Kylian Mbappé, dans une forme insolente, guide les siens vers un objectif clair : conserver leur couronne.
Si les deux clubs français avancent à des vitesses différentes, leurs calendriers croisent quelques adversaires communs (Sporting Portugal, Bayern, Newcastle). Voilà qui offre un angle de comparaison passionnant pour observer la hauteur du chantier marseillais par rapport aux standards européens. La machine parisienne, huilée et expérimentée, trace son chemin. L’OM, elle, progresse, parfois dans la douleur, mais démontre de l’envie et surtout une ambition retrouvée.
La rivalité OM-PSG dépasse les frontières hexagonales. Chacun veut défendre l’honneur du football français sur la scène européenne, mais c’est bien à distance que se joue pour le moment ce duel. Une confrontation au stade avancé de la compétition ? Les supporters en rêvent déjà.
Quels enjeux pour la suite de la saison ?
Avec un calendrier national tout aussi chargé (OM engagé en Ligue 1 et en Coupe de France), Jean-Louis Gasset devra jongler entre rotation intelligente et ambition débordante. La profondeur de banc reste le grand défi. S’il veut éviter l’essoufflement de ses cadres ou les pépins physiques, une bonne gestion des temps de jeu est indispensable.
Par ailleurs, l’aspect mental sera décisif : battre l’Ajax et affronter d’égal à égal le Real à Bernabéu ne suffira pas. En Ligue des champions, la régularité est la meilleure des armes. D’autant plus que la qualification dans le nouveau format dépend du classement généralisé sur 8 journées : chaque but compte.
Conclusion : un OM spectaculaire… mais encore sur le fil
Ce retour en Ligue des champions 2025-2026 n’est pas exempt d’embûches, mais Marseille est bien là, avec ses forces (attaque prolifique, Vélodrome incandescent) et ses faiblesses (lacunes défensives, manque d’expérience). La suite du parcours dépendra de sa capacité à progresser en continu sur cette phase de groupes redoutable. PSG garde son statut de club à battre. L’OM, grand revenant, veut désormais prouver qu’il a sa place parmi l’élite. Une chose est sûre : entre rêve de qualification et défi d’exister face aux géants, la campagne européenne de Marseille est déjà une aventure haletante.