L’Olympique de Marseille n’avait pas le droit à l’erreur. Après une défaite frustrante sur la pelouse du Real Madrid (2-1), les hommes de Roberto De Zerbi devaient impérativement réagir face à un Ajax Amsterdam en difficulté. Mission accomplie… ou presque. Car si la victoire a bien été au rendez-vous, c’est surtout l’intensité et la qualité de la première mi-temps qui marquent les esprits.
Une première mi-temps référence pour l’OM
La première période face à l’Ajax Amsterdam a tout simplement été la meilleure depuis le début de la saison 2025-2026 pour l’Olympique de Marseille. Au cœur d’un stade Vélodrome incandescent, les Olympiens ont livré 45 minutes d’anthologie, mélange subtil d’intensité, de pressing haut et de maîtrise technique. Roberto De Zerbi, visiblement satisfait mais lucide, n’a pas manqué de souligner la performance : « La première mi-temps, on a presque atteint la perfection », a-t-il déclaré au micro de Canal+.
Ce scénario rappelle la rencontre face au PSG lors de la 6e journée de Ligue 1, où l’OM avait également montré d’excellents signaux en début de rencontre avant de se faire sanctionner sur la durée. À la différence près que cette fois, l’adversaire n’a pas su inverser la tendance. Le 3-4-3 modulable mis en place par De Zerbi a parfaitement verrouillé le cœur du jeu néerlandais, tout en offrant des transitions rapides sur les ailes. Roberto De Zerbi peut également compter sur une ligne offensive toujours plus efficace, notamment grâce à un Ilié Sanchez intenable sur son côté droit.
Deux visages, une leçon à retenir
Mais si l’OM a impressionné sur 45 minutes, la seconde période a laissé place à une forme de gestion plus chaotique. La fatigue, déjà pointée du doigt lors des précédentes rencontres de Ligue 1, commence à se faire sentir. Comme l’indique De Zerbi, « c’était plus difficile en seconde période avec la fatigue. Ce qui a manqué, c’est la même mentalité pendant 90 minutes ».
Ce constat, récurrent depuis le début de la saison, pose question. Avec un effectif jeune et dynamique — point fort selon l’entraîneur — la gestion de l’intensité sur l’ensemble d’un match est encore un chantier. Une problématique que ne connaît pas le PSG, dont la profondeur de banc et l’expérience en C1 permettent de garder un haut niveau d’exigence tout au long des rencontres européennes. La comparaison entre les deux équipes reste cruelle, mais instructive pour le projet marseillais en construction.
Pour espérer sortir des phases de groupes dans cette Ligue des Champions 2025-2026, l’OM doit désormais afficher une régularité mentale et physique. La victoire contre l’Ajax relance clairement les Phocéens dans la course aux huitièmes de finale, mais le déplacement à Milan contre l’Inter dans deux semaines sera déterminant.
Quel impact pour la suite de la saison ?
Au-delà du résultat, ce match sert aussi de révélateur pour la stratégie de Roberto De Zerbi. Son ambition de faire jouer l’OM avec une identité offensive claire et un pressing haut s’illustre parfaitement… en première période. L’enjeu est donc de solidifier cette approche sur 90 minutes, et de renforcer le rôle des remplaçants pour maintenir l’intensité.
Cette opposition face à l’Ajax a aussi permis de détecter plusieurs individualités en progression : Maghnes Akliouche continue sa montée en puissance au milieu de terrain, tandis que Leonardo Balerdi confirme son leadership dans la défense.
En Ligue 1, l’OM reste un prétendant sérieux au podium, même si le PSG continue de dominer outrageusement mais sans convaincre totalement dans le jeu. Si Marseille parvient à transposer cette intensité européenne en championnat, de beaux jours pourraient s’annoncer sur la Canebière.
Prochain rendez-vous pour les Marseillais : un déplacement délicat à Strasbourg samedi. Une atmosphère radicalement différente, comme l’a souligné De Zerbi en conférence de presse : « On est déjà tournés vers le match de samedi, ça sera une atmosphère à l’opposé de celle de ce soir. ».
Derrière cette déclaration, on comprend que la Ligue 1 reste une priorité, car l’OM n’a plus de marge d’erreur s’il veut accrocher une qualification européenne la saison prochaine. Encore moins face à un PSG toujours à l’affût de tout faux-pas phocéen.