Indice UEFA : L’OM et le PSG propulsent la France vers le top 10 européen

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le PSG qui terrasse Barcelone, l’OM qui ridiculise l’Ajax, Monaco qui tient tête à City… Les clubs français frappent fort en Europe et offrent à la France un bond historique au classement UEFA. En toile de fond ? Une rivalité toujours plus intense entre Paris et Marseille pour tirer le football tricolore vers le sommet.

Un coup d’accélérateur XXL pour la France

La semaine européenne des clubs français pourrait bien marquer un tournant majeur dans la hiérarchie du football continental. Le PSG, dans sa quête de rachat après une saison 2024-2025 sans titre majeur, a frappé les esprits en s’imposant au Camp Nou. Mais c’est surtout la démonstration marseillaise contre l’Ajax (4-0 à Amsterdam) qui a dépassé toutes les attentes. Avec ce triomphe historique, l’OM envoie un signal fort : la Ligue 1 n’est plus le parent pauvre de l’Europe.

Ce collectif tricolore soudainement performant — auquel il faut ajouter le solide nul de Monaco contre Manchester City — se traduit concrètement : la France bondit à la 11e place de l’indice UEFA de la saison 2025-2026, doublant des pays comme la Grèce, la Norvège ou la Roumanie. Et ce n’est que le début. Les performances constantes de l’OM, désormais stabilisé sous l’impulsion du duo Longoria–De Zerbi, jouent un rôle capital dans cette progression vertigineuse.

OM vs PSG : Une rivalité qui pousse vers les sommets

Ironiquement, c’est la concurrence exacerbée entre l’OM et le PSG qui dope aussi ce regain de forme européen. Tandis que le PSG, fort d’un effectif toujours pléthorique et calibré pour la Ligue des champions, vise les demi-finales, l’OM a revu ses ambitions à la hausse sous la coupe de son entraîneur italien, proposant un football léché, intense et efficace. Leur duel ne se limite plus aux terrains hexagonaux : en Coupe d’Europe, chacun veut marquer son territoire.

Pour le PSG, ces victoires sont des obligations. Pour l’OM, elles sont des révolutions. L’écrasement de l’Ajax (en perdition certes, mais toujours influent à l’indice UEFA) n’est pas un simple exploit : c’est un acte fondateur. Et surtout, c’est un succès contre un concurrent direct dans la course aux points UEFA. Dit autrement, chaque victoire olympienne pénalise un rival européen et renforce le statut continental du club, et par ricochet celui de la France.

Le Portugal et les Pays-Bas tombent, la France respire

Le classement UEFA sur cinq saisons, essentiel pour le nombre de places européennes, résume cette tendance. Le Portugal et les Pays-Bas, qu’on croyait menaçants, sont aujourd’hui dépassés. Le PSV, battu, l’Ajax, humilié, l’AZ Alkmaar, inefficace… les clubs néerlandais vivent une campagne cauchemardesque. Tandis que les clubs portugais, privés de parcours profonds depuis deux saisons, stagnent. L’OM, Lyon et Nice enchaînent, et l’écart se creuse.

Ce contexte ouvre des perspectives alléchantes pour la Ligue 1 : conforter cette 5e place au classement quinquennal, synonyme de places directes en Ligue des champions. Pour l’OM, cela signifierait sécuriser durablement l’accès à la C1, avec les revenus et l’attractivité sportive qui en découlent. Une stratégie que le président Pablo Longoria a très bien identifiée dans son chantier de restructuration entamé il y a deux saisons.

Vers une percée européenne encore plus large ?

Les regards se tournent désormais vers les quatre « mousquetaires » encore en lice ce jeudi : Lyon, Nice, Lille et Strasbourg. Chaque point pris pourrait renforcer la domination française sur ses poursuivants, et pourquoi pas, rêver plus haut. L’Allemagne reste hors d’atteinte cette saison, mais à moyen terme, un alignement des planètes n’est plus inconcevable.

Encore faut-il que la dynamique se poursuive. L’OM, attendu en huitièmes de finale de Ligue Europa, devra montrer que ses succès sont durables. Son groupe, renforcé cet été par l’arrivée de joueurs à forte expérience européenne comme Marc Roca ou Noah Okafor, semble prêt. Et derrière chaque victoire marseillaise se cache une ambition enfin européenne, un cran au-dessus de la simple revanche nationale.

Conclusion : entre performances historiques et ambitions futures, la France s’offre un bol d’air européen. Et dans cette ascension, OM et PSG mènent la danse. Le Classique s’exporte désormais au-delà des frontières – et c’est l’indice UEFA qui en redemande.

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