OM : De Zerbi contre-attaque les critiques parisiennes après la victoire face au PSG

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis son arrivée à l’Olympique de Marseille, Roberto De Zerbi n’a jamais été du genre à esquiver les polémiques. Cette semaine encore, à l’approche du déplacement à Metz en Ligue 1, l’entraîneur italien a profité d’une conférence de presse pour répondre frontalement aux critiques venues de Paris après la victoire marseillaise dans le dernier Classique. Une sortie médiatique qui reflète autant sa stratégie de protection de groupe que la tension persistante entre l’OM et le PSG.

Une ribambelle de victoires et un mental d’acier retrouvé

L’automne 2025 a des allures de renouveau à Marseille. Certes, la saison avait démarré dans la douleur, mais le succès contre le PSG au Vélodrome (1-0 le 22 septembre) a marqué un tournant psychologique. Depuis, la dynamique est excellente : victoire contre Strasbourg, humiliation infligée à l’Ajax Amsterdam (4-0) en Ligue des Champions, et prestations solides contre le Real Madrid malgré la défaite sur la pelouse merengue (2-1). De Zerbi a su transformer un groupe en perte de repères en une machine à gagner, portée par un pressing haut et une circulation de balle rapide — son ADN tactique, déjà reconnu du temps de Brighton.

Le retour d’une identité offensive claire a permis à l’OM de redevenir un candidat crédible dans les différentes compétitions : en Ligue 1, Marseille est à cinq points du PSG mais avec un match en retard ; en Ligue des Champions, le club garde toutes ses chances de qualification. Une trajectoire ascendante qui contraste fortement avec les commentaires dévalorisants émis par certains journalistes parisiens, notamment après la victoire phocéenne contre un PSG qualifié de « B ou C ».

De Zerbi répond sans détour aux critiques des médias parisiens

Face aux micros deux jours avant le match contre Metz, De Zerbi n’a pas mâché ses mots. En ciblant « vos collègues parisiens » pour leur manque de respect envers les joueurs marseillais, l’entraîneur a clairement voulu défendre l’honneur d’un groupe en pleine montée en puissance : « Nos joueurs auraient mérité plus de respect et de considération de la part de vos collègues parisiens. »

Le technicien italien pointe du doigt l’hypocrisie de certaines analyses : après avoir minimisé la victoire marseillaise en la réduisant à un succès contre un PSG affaibli, les mêmes observateurs encensent ensuite les remplaçants parisiens suite à leur belle prestation à Barcelone. Une logique à deux vitesses qu’il dénonce ouvertement pour revaloriser le mérite de son équipe, en pleine reconstruction et pourtant déjà capable de battre le rival parisien.

En réalité, cette sortie savamment orchestrée est doublement stratégique : sur le plan sportif, De Zerbi renforce le mental de ses troupes à la veille d’un match piège en Moselle, et sur le plan médiatique, il se positionne en chef de clan face à l’ennemi traditionnel : le Paris Saint-Germain — incarnation tout à la fois de la puissance économique, du favoritisme ressenti, et de l’antagonisme historique.

Vers une saison explosive : Marseille prend date

Avec un calendrier chargé entre Ligue 1 et Ligue des Champions, De Zerbi sait que le combat est loin d’être terminé. La victoire contre le PSG n’a été qu’un jalon. La régularité et la profondeur de banc seront déterminantes, notamment avec l’absence prolongée de joueurs clés révélée par le coach récemment (source : Onze Mondial).

L’ambition s’affiche désormais sans filtre : l’OM ne se contente plus de lutter pour le podium, il veut jouer les trouble-fête jusqu’au bout et tenir tête au PSG sur tous les tableaux. Et si les Parisiens peuvent compter sur la richesse de leur effectif, Marseille peut s’appuyer sur un collectif galvanisé et une direction sportive qui a totalement validé les méthodes de De Zerbi.

Alors que la rivalité entre OM et PSG est plus brûlante que jamais, cette saison 2025-2026 pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire récente du football français. Et si la voix de De Zerbi résonne aussi fort, c’est sans doute parce qu’il sait que ce groupe a les moyens d’accomplir de grandes choses. Une chose est certaine : la guerre psychologique est lancée.

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