La planète football s’enflamme une fois de plus ! Le projet de Super League, que l’on croyait enterré depuis le tollé de 2021, refait surface sous une nouvelle forme. Portée aujourd’hui par la société A22 et soutenue par les mastodontes que sont le Real Madrid et le FC Barcelone, cette tentative de bouleverser le format actuel de la Ligue des Champions pourrait radicalement redéfinir l’ordre établi en Europe. Quelle place pour l’OM dans ce remaniement ? Quel impact pour la Ligue 1 et la rivalité sacrée entre Marseille et le PSG ? Analyse.
Une mutation imminente de la Ligue des Champions
Ces derniers mois, A22, société promotrice du concept Super League, a entamé des discussions intensives avec l’UEFA pour poser les bases d’une réinvention de la Ligue des Champions. Contrairement à la tentative initiale de 2021 — un tournoi fermé critiqué pour son élitisme — l’idée d’aujourd’hui serait de créer une compétition semi-ouverte avec un système de promotion-relégation. Une forme hybride qui mêlerait les codes du sport américain et du football européen.
Le Real Madrid et le FC Barcelone, toujours moteurs du projet, cherchent à retrouver un levier financier fort face à la domination anglaise, tandis que l’UEFA, malgré sa fermeté initiale, semble désormais prête à négocier. Une concession stratégique, notamment pour garder ces géants sous son giron. Selon le Daily Mail, la première mouture du nouveau format pourrait voir le jour à partir de la saison 2027-2028, une date encore flexible.
Quel impact pour l’Olympique de Marseille ?
L’OM, actuellement en bonne posture en Ligue 1 saison 2025-2026 sous les ordres de Roberto De Zerbi, regarde cette révolution avec intérêt, mais aussi une certaine prudence. L’objectif à court terme est clair : se maintenir dans le top 4 pour accrocher une place dans la Ligue des Champions, dont le format a déjà commencé à évoluer cette saison avec une phase de poules élargie.
Avec sa ferveur populaire, son histoire continentale et ses ambitions retrouvées, Marseille possède de sérieux atouts pour revendiquer une place dans un éventuel nouveau modèle européen. Mais attention : la nouvelle formule pourrait favoriser les clubs les plus riches et les plus réguliers. Une dynamique à double tranchant pour l’OM, surtout face à un PSG toujours mieux armé sur le plan financier.
Interrogé en conférence de presse (source : Onze Mondial), De Zerbi n’a pas mâché ses mots sur cette élite protégée : « Certains pensent que seules les grandes fortunes valent une place à la table. Mais la passion, elle, ne s’achète pas. » Une déclaration qui vise clairement les clubs aux ressources démesurées… et peut-être un certain rival parisien.
La rivalité OM – PSG amplifiée sur la scène européenne ?
Alors que le PSG poursuit ses performances solides en Ligue des Champions, humiliant notamment le Barça récemment (4-1, source : Onze Mondial), l’OM peine encore à franchir un cap en Europe. Face à ces manœuvres politiques et économiques, la différence de traitement entre les deux clubs pourrait s’accentuer.
Le club parisien, favori naturel pour toute nouvelle compétition élite, deviendrait encore plus incontournable. L’OM, de son côté, devra redoubler d’efforts pour ne pas se voir reléguer au second plan. Cette rivalité historique, qui anime la Ligue 1, pourrait ainsi se rejouer sur une scène internationale redessinée… et attiser encore davantage la passion des supporters.
L’avis des supporters et l’enjeu de l’identité
Côté Marseillais comme ailleurs, une frange des supporters reste opposée à cette mécanisation du football européen. « Ce n’est plus le foot qu’on aime », entend-on dans les travées du Vélodrome. Le football populaire, enraciné dans les territoires, résiste difficilement aux appels du marketing globalisé.
Mais si Marseille veut survivre et s’imposer dans ce nouvel échiquier, il lui faudra s’adapter : investir intelligemment, se structurer financièrement et pérenniser sa présence en Ligue des Champions. Pour que l’OM ne soit pas qu’un héritage du passé, mais un acteur majeur du futur.