Aubameyang en fusion : son quadruplé avec le Gabon secoue la planète foot et relance l’OM

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Il n’aura fallu que 90 minutes pour que Pierre-Emerick Aubameyang rappelle au monde du football qui il est. Vendredi 10 octobre, lors d’un match épique entre la Gambie et le Gabon (3-4), l’attaquant de l’Olympique de Marseille a signé un quadruplé historique, relançant à la fois la course à la qualification mondiale de son pays et les débats autour de son héritage dans le football africain. Une prestation XXL, ternie certes par un carton rouge en fin de partie, mais qui confirme un état de forme éblouissant au moment où l’OM entame les joutes européennes 2025-2026.

L’impact d’un Aubameyang retrouvé sur l’OM 2025-2026

À 36 ans, Aubameyang ne cesse de surprendre. Sa capacité à rester décisif, à ce niveau de compétition et à cet âge, fait de lui un atout stratégique pour l’Olympique de Marseille cette saison. Depuis le début de l’exercice 2025-2026, il enchaîne les bonnes performances en club, inscrivant déjà 7 buts toutes compétitions confondues sous les ordres de Roberto De Zerbi.

Sa prestation contre la Gambie — 4 buts marqués, une domination technique indiscutable — vient renforcer son statut de leader offensif de l’OM. Dans un collectif marseillais en transition, qui mise sur un équilibre entre jeunes talents et cadres expérimentés, l’ex-capitaine des Panthères apporte cette touche létale que le PSG connaît bien… et redoute. En témoigne son but décisif lors du Classique du 21 septembre dernier, arraché à la 89e minute face aux Parisiens, mettant fin à une invincibilité de 14 matchs du club de la capitale face à l’OM.

Une performance internationale… et controversée

Ce match face à la Gambie, disputé dans le cadre des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026, restera sans aucun doute comme l’un des sommets de la carrière internationale d’Aubameyang. Il a marqué aux 14e, 28e, 67e et 81e minutes, portant à bout de bras une équipe du Gabon menacée, et totalement dépendante de la vista de son numéro 9. Lui qui avait déjà inscrit un triplé contre le Niger en 2013, atteint symboliquement un nouveau sommet — et sur Twitter, les comparaisons n’ont pas manqué. « Top 3 des meilleurs attaquants africains de l’histoire », clame un utilisateur. L’émotion suscitée est unanime.

Mais alors que l’euphorie battait son plein, un geste d’humeur lui a coûté un carton rouge en fin de match. Suspendu pour le prochain choc contre le Burundi, il laisse un vide difficile à combler pour les Panthères, toujours en course pour une qualification directe. Une épée de Damoclès aussi pour l’OM, qui surveille avec inquiétude l’exposition croissante de son buteur à des risques physiques et disciplinaires dans ces joutes africaines. Dans un calendrier déjà surchargé, l’OM ne peut se permettre de le perdre à mi-saison, surtout avec la Ligue Europa et une Ligue 1 plus concurrentielle que jamais.

Un message aux sceptiques… et au PSG ?

En réussissant un quadruplé d’anthologie et en offrant à son pays une victoire cruciale, Aubameyang envoie un signal fort à tous ceux qui le disaient sur le déclin. Son impact dépasse le Gabon ou l’OM. Sur les réseaux sociaux, les messages d’admiration ont afflué, certains évoquant même la légitimité d’un retour au Ballon d’Or africain pour l’ex-joueur d’Arsenal et du Barça. Sur le plan symbolique, ce genre de performance ravive la flamme d’un certain panache… que le PSG peine encore à retrouver lors de ses déplacements européens sans son Kylian Mbappé, parti au Real Madrid l’été dernier.

Pour l’OM, Aubameyang est plus qu’un avant-centre : c’est un capitaine d’expérience dans un effectif jeune, un mentor, un leader, voire une figure emblématique. Dans une saison où Marseille vise la qualification directe en Ligue des Champions et où chaque point face à des rivaux comme le PSG compte double, le vétéran gabonais pourrait bien être la pierre angulaire d’une campagne ambitieuse.

Reste maintenant à Roberto De Zerbi et ses adjoints de bien gérer sa forme et son intégration dans la rotation, pour tirer le meilleur parti de ce que certains appellent déjà la « seconde jeunesse d’Aubameyang ».

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