L’international algérien Amine Gouiri, récemment convoqué avec les Fennecs pour les qualifications à la Coupe du Monde 2026, a jeté un froid sur tout le camp marseillais. Victime d’un harassant choc avec le gardien ougandais Omar Magoola, le joueur de l’OM a dû quitter le terrain sur civière, laissant planer une énorme incertitude sur son état de santé. Bonne nouvelle pour les Marseillais : les premiers examens écartent une commotion cérébrale. Reste à évaluer l’impact réel de cette blessure sur le reste de la saison 2025-2026. Analyse détaillée.
Un choc inquiétant en sélection, une absence aux lourdes conséquences ?
Le timing ne pouvait pas être plus mal choisi : à quelques jours d’un calendrier particulièrement chargé pour l’OM, Amine Gouiri a été violemment percuté en plein match amical opposant l’Algérie à l’Ouganda. Sur l’action, le penalty est accordé, mais Gouiri reste au sol, incapable de se relever. Transporté en civière et soumis au protocole commotion, l’inquiétude du staff phocéen et de Roberto De Zerbi, son entraîneur, est palpable.
Alors que l’OM est engagé à la fois en Ligue 1 – où il lutte pour une place sur le podium face à des rivaux comme le PSG ou Monaco – et en Ligue Europa, une absence prolongée de Gouiri pourrait peser très lourd. Depuis le début de la saison, l’ancien Rennais s’est imposé comme un atout-clé dans l’animation offensive des Olympiens, inscrivant déjà 6 buts et 4 passes décisives toutes compétitions confondues.
Pas de commotion, mais une épaule à surveiller de près
Bonne nouvelle : le journal L’Équipe confirme que Gouiri n’a pas subi de commotion cérébrale. L’inquiétude principale se tourne désormais vers son épaule droite, luxée lors du choc. Elle a été rapidement remise en place par le staff médical algérien après le match, mais le joueur doit encore être examiné par les médecins de l’OM dans les prochaines heures. Sa présence pour le match contre Le Havre, ce week-end en championnat, reste compromise.
Ce verdict partiellement rassurant offre un souffle de répit à l’encadrement marseillais. Si son indisponibilité est de courte durée, Gouiri pourrait vite retrouver sa place dans l’effectif. Sinon, Roberto De Zerbi devra sans doute repenser son plan de jeu. Benatia, en directeur sportif vigilant, pourrait aussi être contraint d’accélérer certains dossiers cet hiver.
Impact sur le collectif et réponse à la pression du PSG
L’OM n’a pas le luxe de perdre des cadres en pleine bataille nationale et européenne. Avec une Ligue 1 de plus en plus compétitive, chaque point compte, surtout dans la course opposant Marseille au Paris Saint-Germain. Dans cette rivalité brûlante, les blessures sont souvent le facteur-clé entre une saison réussie et un exercice décevant.
En l’absence possible de Gouiri, les projecteurs se tournent vers des joueurs comme Iliman Ndiaye ou Faris Moumbagna, qui devront hausser leur niveau. Le secteur offensif marseillais, pourtant renforcé cet été, pourrait vite manquer de profondeur face à des blocs défensifs compacts, comme ceux du Havre ou du FC Metz. Une opportunité peut-être pour des jeunes du centre de formation ?
Conclusion : vigilance et adaptation
Pour l’instant, l’OM peut souffler : l’essentiel est sauf, et Gouiri ne souffre pas de séquelle neurologique grave. Reste à espérer que son épaule ne le tienne pas éloigné trop longtemps des pelouses. Pour De Zerbi, c’est une nouvelle épreuve à gérer dans une saison qui s’annonce palpitante. Dans cette ère post-Mbappé au PSG, où la hiérarchie en Ligue 1 est plus mouvante, tout faux-pas peut être fatal.
Si Marseille veut rester dans la roue de Paris et concurrencer une Europe en pleine mutation, il faudra prouver que l’effectif peut tenir sans ses principaux atouts. La réponse, dès ce week-end face à une équipe havraise accrocheuse.