Alors que l’Olympique de Marseille s’apprête à assumer une fin d’année 2025 chargée en Ligue 1 et en Ligue des champions, une ombre vient ternir le tableau : Amine Gouiri a été opéré de l’épaule ce 21 octobre. Une absence dont Roberto De Zerbi devra impérativement gérer les conséquences, alors que l’effectif phocéen est déjà très sollicité. Retour sur cette intervention et ses répercussions sportives.
Une opération programmée, mais un timing délicat
Le club marseillais a confirmé par voie de communiqué officiel que l’intervention chirurgicale d’Amine Gouiri à l’épaule droite s’est déroulée avec succès (source : OM.fr). Le joueur devrait débuter sa rééducation dès la fin de semaine, mais il sera absent des terrains pendant plusieurs semaines. Une absence qui tombe au pire moment, à la fois pour l’OM et pour l’équipe d’Algérie, à quelques semaines du début de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, prévue en janvier prochain.
Initialement, le staff médical olympien espérait une gestion conservatrice. Mais les douleurs récurrentes et l’instabilité de l’articulation ont convaincu le staff et le joueur d’opter pour une opération. Si tout se passe bien, le retour de Gouiri pourrait se faire en décembre pour les dernières rencontres de la phase de groupes de Ligue des champions… mais rien n’est garanti.
Un coup dur pour De Zerbi en pleine montée en puissance de l’OM
Depuis le début de la saison 2025-2026, l’Olympique de Marseille affiche un visage séduisant sous les ordres de Roberto De Zerbi. Le technicien italien, encensé pour son approche tactique proactive, a repositionné Gouiri dans un rôle hybride d’attaquant excentré, souvent en soutien de Vitinha ou Aubameyang. L’international algérien était en pleine montée en puissance avec 4 buts et 3 passes décisives en seulement 9 apparitions.
« Gouiri a été l’un des hommes forts de notre début de saison. Sa capacité à attaquer les espaces et à créer du déséquilibre nous manque déjà », confiait De Zerbi en conférence de presse après la victoire contre Nantes (source : conférence OM, 19 octobre 2025).
Avec un calendrier particulièrement exigeant (déplacements à Dortmund et Paris, réception de Lyon), De Zerbi va devoir miser sur la polyvalence de son attaque. Paixão, qui brille actuellement en Ligue des champions, ou Iliman Ndiaye pourraient être appelés à jouer les jokers de luxe.
Vers un casse-tête pour l’Algérie… mais un avantage potentiel pour l’OM ?
Côté algérien, l’inquiétude est palpable. Djamel Belmadi, le sélectionneur des Fennecs, doit probablement faire une croix sur Gouiri pour le début de la CAN 2026. Ce forfait potentiel pourrait paradoxalement bénéficier à l’OM lors de la reprise de janvier, si Gouiri renonce au tournoi pour se concentrer sur la fin de saison marseillaise.
Pour les supporters marseillais, c’est un dilemme : privilégier le parcours d’un de leurs cadres en sélection ou espérer son retour rapide à la Commanderie pour éviter une double peine à l’OM déjà privé de joueurs africains en janvier ?
Enjeux pour la Ligue 1 et la rivalité avec le PSG
Le mois de novembre s’annonce décisif dans la course au podium, et la perte temporaire d’un joueur clé comme Gouiri est un réel sujet de préoccupation. Tandis que le Paris Saint-Germain, rival historique, semble surfer sur une dynamique sans faille avec un Mbappé en feu et des jeunes comme Zaïre-Emery qui confirment (source : L’Équipe, 20 octobre 2025), l’OM ne peut pas se permettre de laisser filer trop de points.
Cette blessure ravive aussi un contraste fondamental : le manque de profondeur de banc à Marseille face à l’armada parisienne. Si De Zerbi réussit à maintenir le cap sans Gouiri, cela renforcerait encore sa stature grandissante sur la Canebière.
Conclusion : une blessure gérable, mais à condition de flair tactique
Amine Gouiri sera absent plusieurs semaines au moment où l’OM monte en puissance. Si cette perte semble rebutante à première vue, elle pourrait aussi représenter une opportunité pour d’autres talents comme François-Régis Mughe ou Luis Henrique. L’OM joue gros sur tous les tableaux, mais avec un De Zerbi inspiré, rien ne semble impossible… même sans Gouiri.