Une exclusion qui fait désordre. Lors de la cuisante défaite de l’Olympique de Marseille (2-1) face au Sporting CP en Ligue des champions, Emerson Palmieri a vu rouge, littéralement. L’international italien, pourtant habitué aux joutes européennes, a été rattrapé par la VAR pour une simulation grossière dans la surface portugaise. Un geste qui a laissé l’OM à dix dès la première mi-temps, changeant le cours d’un match pourtant bien engagé.
Un rouge évitable qui coûte cher à l’OM
Avant le tournant de la 42e minute, les hommes de Roberto De Zerbi dominaient la rencontre. Solides, organisés et inspirés, ils semblaient en mesure d’empocher un succès précieux à l’extérieur en Ligue des champions. Mais le carton rouge d’Emerson Palmieri, pour une simulation aussi inutile que mal jouée, a tout fait basculer. Rattrapé par l’arbitrage vidéo, l’ancien latéral de l’OL s’est vu sanctionné d’un second carton jaune, synonyme d’exclusion. Marseille a joué toute la seconde période en infériorité numérique, encaissant deux buts décisifs dans la dernière demi-heure.
Ce geste rappelle une problématique bien connue : celle des joueurs sanctionnés pour avoir voulu trop en faire. Et Emerson n’est pas un cas isolé. Il entre même dans une liste déjà bien fournie de footballeurs de haut niveau exclus pour simulation.
Neymar, Théo Hernandez, Conceição : Emerson rejoint un club peu envié
Le plus célèbre de ces précédents, c’est probablement Neymar. Le Brésilien avait écopé de deux avertissements – dont un pour simulation dans la surface – face à Strasbourg le 28 décembre 2022, seulement quelques minutes après avoir délivré une passe décisive à Marquinhos. Une expulsion évitable qui avait bien failli coûter cher au PSG, finalement sauvé par un penalty de Mbappé dans le temps additionnel. La scène avait déchaîné les débats, surtout dans le contexte de la rivalité toujours brûlante entre Paris et Marseille.
Autre cas emblématique : celui de Théo Hernandez. Alors que l’AC Milan tentait de remonter son retard en barrages de Ligue Europa contre Feyenoord (saison 2024-2025), le latéral gauche a lui aussi tenté d’obtenir un pénalty. Carton jaune pour simulation, second avertissement… et exclusion à la clé à la 51e minute. Résultat : Milan égalise mais sort de la compétition, et Hernandez est poussé vers la sortie par le club lombard quelques mois plus tard. Un exemple qui souligne le poids dramatique que peut avoir un tel geste sur le plan collectif… et individuel.
Enfin, en Serie A, Francisco Conceição a lui aussi été exclu pour simulation lors d’un Juventus-Cagliari (1-1) en octobre 2024. Si sa sanction était plus contestable, elle rappelle que la VAR et les arbitres n’hésitent plus à appliquer la règle, quitte à sévir fermement.
Quel impact pour l’OM et De Zerbi dans la suite de la saison ?
L’expulsion d’Emerson Palmieri pose plusieurs questions clés pour Roberto De Zerbi. D’abord sur le plan tactique : privé de son latéral expérimenté pour le prochain match européen, l’OM devra revoir son flanc gauche. Ensuite sur le plan psychologique : cette erreur individuelle a plongé le groupe dans la frustration, comme l’a montré l’attitude des joueurs au coup de sifflet final. De Zerbi, déjà très critiqué pour ses choix défensifs cette saison, devra composer sans un joueur pourtant censé sécuriser son projet de relance depuis l’arrière.
En Ligue 1, l’OM continue sa lutte pour une place en Ligue des champions… face notamment au PSG, solide leader. Chaque erreur individuelle coûte cher. Et dans cette rivalité où chaque point, chaque posture, chaque geste est scruté, la simulation de Palmieri fait désordre. Elle rappelle que le chemin vers la régularité passe aussi par la maîtrise émotionnelle, surtout dans les grands rendez-vous.
Conclusion : Emerson Palmieri a voulu forcer le destin, il a finalement contribué à précipiter la chute de son équipe sur cette rencontre. Si les exclusions pour simulation se raréfient, elles n’en demeurent pas moins lourdes de conséquences, tant sur le plan tactique que médiatique. Alors qu’il tente de relancer l’OM dans une saison 2025-2026 aux multiples enjeux, Roberto De Zerbi n’avait clairement pas besoin de ça. Et encore moins d’un nouveau désaveu européen…