Le feuilleton Endrick au Real Madrid prend une tournure inattendue. Considéré comme l’un des plus grands espoirs du football mondial, le jeune Brésilien peine à s’imposer dans la capitale espagnole, où Xabi Alonso ne semble pas lui accorder sa confiance. L’Olympique de Marseille rêve d’un prêt pour cet hiver 2026, mais la concurrence s’annonce rude… et les obstacles nombreux.
Endrick en souffrance à Madrid : un contexte tendu
Recruté avec la promesse de devenir l’héritier de Vinicius Jr ou Rodrygo, Endrick vit une saison 2025-2026 cauchemardesque. L’arrivée de Xabi Alonso sur le banc n’a fait qu’empirer les choses. Depuis le coup d’envoi de la saison, l’ancien joueur de Palmeiras n’a pas foulé une seule fois les pelouses officielles, même pas en Coupe du Roi ni contre la Juventus, en Ligue des champions (source : UOL Esporte).
Cette situation commence à peser lourd sur son entourage. Son père, Douglas Sousa, a enflammé les réseaux sociaux en mentionnant publiquement un potentiel retour au Brésil : « Palmeiras devrait faire une offre, présenter un projet », a-t-il posté sur Instagram, réveillant l’intérêt de son ancien club formateur.
Mais ce possible come-back sud-américain semble s’éloigner. Endrick souhaite rester sur le Vieux Continent et grandir dans un environnement compétitif, même si cela nécessite un prêt provisoire dans un club de moindre stature. Et c’est dans cette fenêtre que l’OM a tenté une approche.
L’OM rêve d’un prêt, mais les concurrents sont nombreux
En quête de renfort offensif pour relancer sa saison 2025-2026, l’OM se montre très actif en coulisses. Après un début de campagne Ligue 1 en demi-teinte et une Ligue des champions décevante (avec un Emerson expulsé contre le Sporting et des critiques en cascade), le club marseillais doit réagir. Pablo Longoria aurait ciblé Endrick comme solution idéale pour dynamiser l’attaque et raviver l’engouement autour de l’équipe.
Mais les choses sont corsées. D’abord, le Real Madrid ne veut pas « brader » son joyau, même temporairement. Ensuite, d’autres équipes européennes sont également sur le coup, notamment la Juventus, le Bayer Leverkusen ou encore plusieurs clubs anglais, susceptibles d’offrir plus de garanties financières et sportives. Et face à cette concurrence, l’OM doit se battre à armes inégales, surtout quand l’image de la Ligue 1 est en baisse à l’international, notamment après les critiques sur la performance globale des clubs français en Europe, où le PSG sauve difficilement le coefficient UEFA, quand Marseille l’affaiblit (cf. Onze Mondial).
Un dossier révélateur de la stratégie phocéenne
Ce que révèle surtout ce dossier Endrick, c’est la volonté affirmée de Marseille de miser sur des jeunes talents à fort potentiel, quitte à prendre des risques. Cela entre en cohérence avec les choix de Longoria depuis plusieurs saisons, mais souligne aussi les limites du projet marseillais comparé à celui d’un club comme le PSG, qui, lui, parvient à attirer et surtout conserver les jeunes cracks au plus haut niveau.
Le rêve d’un prêt cet hiver paraît donc compliqué – sauf renversement de situation d’ici janvier. Mais la simple volonté marseillaise de s’immiscer sur un dossier aussi lourd témoigne d’une ambition retrouvée, dans une saison où chaque mouvement du mercato pourrait peser très lourd sur le classement final en Ligue 1, dans la lutte pour le podium… et face à l’éternel rival parisien.
En attendant, Endrick reste au centre des débats. S’il venait à quitter Madrid cet hiver, les regards seront braqués vers sa prochaine destination. Pour l’OM, il faudra espérer un alignement des planètes.