La scène européenne a une nouvelle fois souligné la fragilité du contingent français, mais aussi mis en lumière deux locomotives majeures : le PSG et l’OL. Alors que l’Olympique de Marseille s’incline au Portugal, ses rivaux ont brillé, sauvant une cinquième place stratégique à l’indice UEFA. Pour les supporters phocéens, la contre-performance fait mal, d’autant plus qu’elle renforce indirectement le statut du Paris Saint-Germain. Retour sur une semaine qui révèle les forces et faiblesses du football français – et notamment de l’OM – dans la bataille européenne de la saison 2025-2026.
Une semaine noire pour les clubs français… sauf pour le PSG et l’OL
Avec seulement deux victoires sur sept rencontres européennes, le football français a vécu une semaine de désillusion. L’OM a chuté sur la pelouse du Sporting Portugal (2-1), laissant échapper des points précieux en Ligue Europa. Une défaite frustrante tant les Marseillais avaient les moyens d’obtenir au moins le nul, mais ont encore affiché une fébrilité défensive, déjà aperçue en championnat. Monaco (0-0 face à Tottenham), Lille (4-3 contre le PAOK), Nice (2-1 à Vigo) et Strasbourg (1-1 contre Bialystok) n’ont pas relevé la barre.
Heureusement, c’est encore le Paris Saint-Germain qui a porté haut les couleurs françaises. Les champions d’Europe en titre ont corrigé le Bayer Leverkusen 7-0 – une performance exceptionnelle qui rappelle leur suprématie sur la scène continentale. De son côté, l’OL a fait le job avec sérieux en battant Bâle 2-0. Ces deux victoires rapportent respectivement 2 et 0,6 points à l’indice UEFA, permettant à la France de totaliser 6,071 points pour cette saison et de préserver sa cinquième place, loin devant les Pays-Bas (63,700).
L’OM en difficulté : une tendance à inverser rapidement
Alors que le Paris Saint-Germain accentue sa domination européenne – une nouvelle désillusion pour les supporters de l’OM – le club phocéen semble stagner. Sa défaite face au Sporting souligne les limites d’un effectif pourtant ambitieux en début de saison. Igor Tudor, revenu à la tête du collectif en début d’exercice 2025-2026, tarde à trouver la bonne formule malgré un mercato plutôt réussi sur le papier.
La Ligue Europa est pourtant une compétition stratégique pour l’OM, historiquement capable de s’y sublimer. Depuis la finale perdue en 2018, les attentes sont immenses. Cette année, atteindre au moins les quarts de finale est l’un des objectifs fixés par Pablo Longoria pour renforcer la position du club sur la scène européenne et améliorer sa contribution au coefficient de la France.
Il devient donc impératif pour Marseille de redresser la barre rapidement. Avec encore trois matchs de poule à venir, l’occasion existe de rectifier le tir. Mais cela passera par une défense plus solide, un pressing plus coordonné, et surtout, une implication totale des leaders d’expérience comme Guendouzi, Kondogbia ou encore Vitinha, très discret depuis le début de saison.
Enjeux pour l’OM et conséquences sur la rivalité avec le PSG
Le PSG continue de creuser l’écart sur tous les plans. En France, bien sûr, où il domine la Ligue 1 (à confirmer selon l’évolution du championnat), mais surtout en Europe. Sa démonstration face à Leverkusen ne fait pas seulement mal aux adversaires du jour : elle renvoie aussi une image éclatante de professionnalisme et d’exigence que l’OM peine à reproduire.
Sur le terrain symbolique, cette différence de performances européennes alimente une rivalité déséquilibrée. Quand Paris performe, Marseille patine. Un contraste qui se traduit dans les chiffres de l’indice UEFA, souvent soutenu par les bons résultats du PSG alors que l’OM accumule des désillusions.
Pour les supporters phocéens, il devient vital de voir leur club reprendre des couleurs à l’échelle continentale. Car au-delà du prestige, chaque match gagné compte : une place maintenue dans le top 5 UEFA signifie plus de quotas pour les compétitions européennes, plus de droits télé, et un meilleur positionnement dans les tirages. Autrement dit, un enjeux économique et sportif majeur pour le futur de l’OM.
Alors oui, cette semaine, Paris et Lyon ont sauvé la France. Mais pour Marseille, le vrai message est ailleurs : il est temps de redevenir un acteur décisif, et non un spectateur d’une Ligue 1 tirée vers le haut par ses rivaux.