À la veille d’un OM – Angers sous haute tension, Roberto De Zerbi a révélé une liste d’absents qui inquiète les supporters phocéens, avec six joueurs sur le flanc, dont Leonardo Balerdi.
Une hécatombe avant un match crucial face à Angers
C’est avec sincérité – et une pointe d’inquiétude – que Roberto De Zerbi, entraîneur de l’Olympique de Marseille, a levé le voile sur une nouvelle sérieuse à la veille de la réception d’Angers pour la 12e journée de Ligue 1 2025-2026. Le technicien italien a annoncé l’absence de six joueurs, parmi lesquels le défenseur central Leonardo Balerdi, victime d’un pépin au mollet. À ses côtés sur le banc de l’infirmerie : Timothy Weah, Geoffrey Kondogbia, Amine Gouiri, Facundo Medina et Bamo Meïté.
Une cascade de blessures qui arrive au pire moment pour l’OM, battu lors de ses deux dernières sorties en Ligue 1. Pour un club qui vise la qualification directe en Ligue des Champions et reste encore en course en Ligue Europa, cette situation tend à fragiliser un effectif déjà sous pression. Si De Zerbi se veut rassurant – « Balerdi a un petit problème au mollet, rien de trop grave » – la répétition des forfaits devient une alerte rouge sur la gestion physique et rotationnelle du groupe marseillais, fortement sollicité par un calendrier infernal.
L’entraineur italien n’en perd pas son calme pour autant : « Il y a un peu trop de blessés, mais ça arrive. » Lucide, mais combatif, De Zerbi refuse de se retrancher derrière ces absences pour expliquer les contre-performances récentes. « On a l’obligation de gagner les matchs », a-t-il martelé.
Une gestion d’effectif sous tension à l’heure des grands rendez-vous
La profondeur d’effectif, éternelle différence entre OM et PSG, se fait ici cruellement sentir. Tandis que Luis Enrique peut se permettre de faire tourner sans baisser le niveau, De Zerbi doit bricoler, repositionner et faire confiance à des jeunes encore en phase d’apprentissage. L’absence de cadres comme Kondogbia et Gouiri déséquilibre l’organigramme du onze titulaire. Défensivement, sans Medina et Balerdi, l’OM perd de la solidité dans l’axe, ce qui pourrait offrir des opportunités d’exploit à Angers, actuel 14e.
Sur les dernières rencontres, Marseille a affiché des lacunes inquiétantes, notamment dans l’intensité et la finition. Les mots du coach le confirment : « On a eu des manques dans la concrétisation, dans certains duels où on a manqué un peu de méchanceté. » C’est précisément ce que le PSG sait cultiver face à ses rivaux – cette capacité à tuer les rencontres, même dans ses mauvais soirs.
Pour ne rien arranger, les polémiques arbitraires se sont enchaînées ces dernières semaines – simulation d’Emerson, penalty concédé par Pavard – alourdissant encore plus l’ambiance autour du club. De Zerbi l’assume : « Il y a des gens qui n’aiment pas l’OM… Nous, on essaye de se concentrer sur nous. »
La lumière dans la tempête : Aubameyang, le guide
Dans ce contexte compliqué, une figure se détache : Pierre-Emerick Aubameyang. À 36 ans, l’ex-barcelonais continue d’éblouir par sa disponibilité, sa lucidité et son efficacité. « Il peut encore durer de nombreuses années. C’est un transfert très important pour nous », a salué De Zerbi. C’est sur lui que repose désormais une bonne partie de la réussite offensive marseillaise.
Le Gabonais est un modèle de professionnalisme dans un groupe miné par les absences et les remises en question. Il représente une rare constante dans les performances marseillaises cette saison. À l’heure où l’OM doit relancer sa saison en championnat et poursuivre son parcours européen, son rôle sera crucial. Pas seulement dans les statistiques, mais aussi dans la dynamique psychologique du vestiaire.
Alors que le PSG continue de performer, malgré ses propres remous, Marseille ne peut plus se permettre de faux pas, surtout si l’ambition reste de bousculer l’ordre établi. Et sans ses cadres, c’est toute la capacité d’adaptation de De Zerbi qui se retrouve à l’épreuve.