Malgré un début de saison 2025-2026 plutôt encourageant avec une 3e place après neuf journées, l’Olympique de Marseille traverse une période de turbulences. Deux défaites en une semaine, dont une en Ligue des Champions face au Sporting (2-1), ont mis à nu certains manques dans l’effectif. Plus encore, elles ont offert à Roberto De Zerbi l’occasion de marquer les esprits… en recadrant publiquement l’une de ses jeunes recrues prometteuses : Arthur Vermeeren.
Arthur Vermeeren : une pépite encore en chantier
Recruté en provenance d’Anvers cet été, Arthur Vermeeren était attendu comme la rampe de lancement du milieu marseillais. Doté d’une belle qualité de passe et d’un sens du positionnement assez impressionnant pour son âge (20 ans), le Belge a rapidement trouvé sa place dans le 11 de De Zerbi. Mais contre le Sporting, les choses se sont compliquées : sorti prématurément, il a été directement visé par les critiques de son coach en conférence de presse.
« S’il veut être un top joueur européen, ce n’est pas suffisant ce qu’il fait », a lancé De Zerbi face aux médias (source : conférence de presse OM, 14 octobre 2025). Une déclaration forte, reflet des exigences élevées du technicien italien. Il lui reproche principalement son manque d’impact dans les duels et une attitude parfois trop timorée à ce niveau d’intensité, notamment face à des milieux de terrain comme ceux du PSG ou du Sporting, très physiques et techniquement affûtés.
Ce recadrage a une double portée : secouer un joueur encore perfectible, mais aussi montrer au reste du groupe que l’exigence ne se négocie pas, surtout alors que la lutte avec Paris devient, comme chaque année, un combat de chaque instant.
Un message de fond : performance ou banc
Cette sortie médiatique n’est pas anodine. De Zerbi, réputé pour son exigence tactique et sa gestion millimétrée des jeunes, envoie un message clair : le talent seul ne suffit pas. Le coach marseillais veut des joueurs prêts à rivaliser avec le très haut niveau, capable de supporter la comparaison directe avec les références du PSG comme Vitinha ou Ugarte. Si Vermeeren brille techniquement, il doit hausser son niveau de combativité pour prétendre à une place de titulaire indiscutable.
Dans un championnat où le moindre faux pas peut coûter cher – surtout face à un Paris Saint-Germain toujours en quête de domination – l’OM n’a plus le luxe d’attendre. Le calendrier à venir est dense, entre Ligue 1 et Ligue des Champions, et De Zerbi sait que l’efficacité sera la clé pour éviter de sombrer dans une spirale négative.
Quels enjeux pour la suite de la saison de l’OM ?
Cette intervention du coach se veut un électrochoc. Et pour cause : Marseille joue gros en ce début de saison. Maintenir le cap en Ligue 1 et se qualifier pour les huitièmes de finale de Ligue des Champions sont deux objectifs prioritaires. Et dans cette optique, la montée en puissance de joueurs comme Vermeeren est cruciale.
Le défi du staff olympien va donc être double : développer la densité physique et mentale de ses jeunes, tout en tenant la cadence imposée par un PSG qui, malgré quelques accrocs en début de saison, revient fort. Cette rivalité historique est d’autant plus criante cette saison, où chaque confrontation directe est un tournant potentiel dans la course au titre.
Face à Angers, ce mercredi au Vélodrome, Vermeeren pourrait bien avoir l’occasion idéale de répondre sur le terrain. Jugé prometteur, mais encore trop tendre dans l’approche, le Belge sait désormais ce qu’il lui reste à faire pour ne pas décevoir les attentes élevées de De Zerbi… et celles d’un public marseillais qui ne pardonne pas le manque d’engagement.