La tension monte à Marseille. Après un match nul arraché in extremis par Angers (2-2) lors de la 10e journée de Ligue 1, Roberto De Zerbi n’a pas mâché ses mots. L’entraîneur de l’Olympique de Marseille a secoué son vestiaire publiquement, en le comparant directement au Paris Saint-Germain. Une sortie musclée qui révèle autant son exigence que les ambitions de l’OM pour cette saison 2025-2026.
Une série inquiétante pour l’OM en Ligue 1 et en Ligue des champions
Troisième match sans victoire pour l’OM. Après une série de cinq victoires entre fin septembre et mi-octobre, les Olympiens peinent à maintenir le cap au cœur d’un calendrier chargé. Battus par Lens (2-1) puis par le Sporting CP en Ligue des champions (2-1), les Marseillais ont laissé filer deux nouveaux points précieux contre Angers. Ce match nul, concédé à la 90e minute, a fait grincer des dents au sein du staff marseillais – avec De Zerbi en première ligne.
« Il faut qu’on sache si on veut concurrencer le PSG, ou bien si on a des hauts et des bas, et qu’on ne mérite pas de faire partie de ce club », a déclaré De Zerbi en conférence de presse, propos rapportés par Onze Mondial. Une sortie qui ne laisse aucune place à l’interprétation. À l’heure où la Ligue 1 est plus que jamais dominée par la régularité du PSG, le technicien italien appelle ses joueurs à un sursaut collectif.
La rivalité OM – PSG en toile de fond : une pression assumée
Marseille veut exister face au mastodonte parisien. L’invocation du PSG dans le discours de De Zerbi n’est pas anodine. Dans une Ligue 1 où la moindre contre-performance se paie au prix fort, la rivalité avec Paris cristallise les ambitions et les tensions.
Car le timing est symbolique : alors que le PSG vient de concéder un match nul à Lorient (1-1), l’OM avait l’occasion rêvée de reprendre la tête du classement. Résultat : les Phocéens restent troisièmes, à deux points du PSG et à un point de l’AS Monaco. Plus qu’un simple appel à l’orgueil, les déclarations de De Zerbi sonnent comme un challenge lancé à son propre effectif : jouer les trouble-fêtes dans la domination parisienne.
Un message clair à un effectif en quête de constance
Au-delà de la frustration du résultat, De Zerbi pointe un mal plus profond : l’incapacité actuelle de l’OM à rester constant dans l’engagement, la rigueur et la gestion des fins de matchs. L’égalisation angevine à la 90e minute n’est pas un simple coup du sort – c’est symptomatique d’un relâchement, selon l’entraîneur.
Cette saison 2025-2026 est censée être celle du renouveau pour Marseille, avec un effectif étoffé et une cellule sportive renforcée autour de Pablo Longoria, Medhi Benatia et Frank McCourt. En misant sur De Zerbi, réputé pour son jeu léché et ses principes tactiques rigoureux, l’OM veut franchir un cap. Mais les ambitions affichées doivent désormais se traduire par de la régularité sur le terrain, aussi bien en championnat qu’en Ligue des champions.
Quels impacts pour la suite de la saison ?
À court terme, cette sortie musclée de De Zerbi pourrait avoir un double effet : soit provoquer un sursaut d’orgueil avant la réception de Reims puis un déplacement délicat à Toulouse ; soit fragiliser davantage un groupe encore en construction, au mental exposé.
Sur le plan stratégique, le staff olympien mise sur une pression assumée et une dynamique offensive portée par des joueurs comme Iliman Ndiaye, Jonathan Clauss et Vitinha. Mais face aux standards très élevés du PSG, chaque faux-pas devient un frein vers les objectifs de qualification directe en Ligue des champions, et même – pourquoi pas – une lutte directe pour le titre.
Conclusion : En challengeant son vestiaire publiquement et en invoquant le PSG comme étalon, De Zerbi joue une carte psychologique forte. Il pose une question simple à son groupe : êtes-vous prêts à porter le maillot olympien avec toutes ses exigences, ou pas ? La réponse viendra sur le terrain – et très rapidement, au vu du calendrier qui s’annonce brûlant pour l’OM.