L’Olympique de Marseille a manqué une belle opportunité de prendre la tête de la Ligue 1 en concédant un décevant match nul (2-2) face à Angers, mercredi soir au Stade Vélodrome. Un résultat frustrant, d’autant qu’un joueur a littéralement sombré : Michael Amir Murillo. Le quotidien régional La Provence ne l’a pas épargné, lui infligeant la pire note possible : 1/10.
Murillo au fond du gouffre : une performance indigne des ambitions de l’OM
Recruté comme solution fiable pour renforcer le couloir droit, le Panaméen d’expérience a totalement déjoué. Contre Angers, il a livré une prestation tout simplement catastrophique, perdant ballons après ballons, ratant ses touches, et manquant cruellement de justesse technique. La Provence n’a pas mâché ses mots : « Une prestation cataclysmique pour le Panaméen, qui a raté tout ce qu’il a tenté et qui a même réussi le tour de force de manquer ses touches… »
Remplacé dès la pause par Benjamin Pavard, Murillo est sorti sous les sifflets du Vélodrome, pourtant réputé pour soutenir ses joueurs jusqu’au bout. Un désaveu fort qui pose question sur son avenir immédiat dans le onze de Roberto De Zerbi.
Cette contre-performance intervient dans un contexte où chaque point compte pour l’OM, engagé dans une lutte acharnée avec le PSG et Monaco pour le titre. À ce niveau, l’indulgence n’est plus permise, surtout contre une formation comme Angers, qui lutte pour le maintien. Pour rappel, l’OM pouvait prendre seul la tête de la Ligue 1 avec une victoire.
Un collectif en difficulté, malgré un Vaz décisif
Si Murillo a été pointé du doigt, il n’a pas été le seul en grande difficulté mercredi soir. Gomes, également très moyen, a reçu un 2/10. La Provence écrit : « La greffe n’a toujours pas pris… Des bonnes inspirations dans les petits espaces, parfois, mais son impact global reste trop faible. »
Côté défense, Egan-Riley (3/10) et Aguerd (4/10) ont payé cash leurs largesses, notamment sur l’ouverture du score. Même Rulli, habituellement impeccable, s’est montré fébrile (4/10). Seuls Aubameyang (5,5/10) et surtout Vaz (7,5/10, auteur d’un doublé) ont vraiment tiré leur épingle du jeu dans ce match frustrant.
Ce nul fait mal, sportivement mais aussi mentalement. Alors que le PSG, malgré une cascade de blessures et un effectif jeune, continue de grappiller des points avec efficacité, les hommes de De Zerbi doivent capitaliser sur leurs points forts et éliminer au plus vite les failles défensives comme celles aperçues face à Angers.
À deux mois du dénouement, quels choix pour De Zerbi ?
Avec la Ligue des champions en ligne de mire, et un calendrier chargé en championnat comme en Coupe de France, De Zerbi va devoir trancher. Murillo reste un joueur expérimenté, mais à ce niveau de faiblesse mentale et technique, peut-il rester titulaire ? Le retour en forme progressif de Benjamin Pavard semble au bon moment : l’ancien bavarois a apporté équilibre et sérénité dès son entrée.
Le match contre Angers n’est pas seulement une contre-performance, c’est aussi un signal d’alarme avant les chocs imminents, notamment le tant attendu OM – PSG prévu le mois prochain. Si Marseille veut rivaliser avec un PSG pourtant affaibli par les blessures, il faudra élever drastiquement le niveau de jeu collectif, et surtout trancher avec lucidité sur certains postes clés.
La guerre des Classiques ne se joue pas uniquement sur le terrain mais aussi dans les dynamiques mentales. Et en ce moment, à la différence de Paris qui fait preuve de résilience, l’OM donne l’image d’une équipe encore fébrile dans les moments cruciaux.
Conclusion : un match révélateur et une réaction attendue
Le nul contre Angers aura permis de révéler des failles que le staff technique ne peut plus ignorer, à commencer par la situation alarmante de Murillo. Le sprint final est lancé, et dans cette dernière ligne droite de la saison 2025-2026, chaque choix comptera. À De Zerbi d’ajuster rapidement son onze pour éviter de nouvelles sorties de route comme celle-ci.