OM : Valbuena dévoile une anecdote savoureuse sur Habib Beye, symbole de son attachement éternel au club

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Mathieu Valbuena, figure emblématique de l’Olympique de Marseille dans les années 2000, a récemment partagé une anecdote touchante et révélatrice sur son ex-coéquipier Habib Beye. Plus qu’un simple souvenir, ce témoignage met en lumière toute l’intensité émotionnelle qui entoure encore son passage à l’OM.

Quand les protège-tibias racontent une histoire de passion

Il y a des objets qui chargent un souvenir d’une émotion unique. Pour Mathieu Valbuena, les protège-tibias prêtés par Habib Beye en 2006, à son arrivée à l’OM, symbolisent bien plus qu’un simple accessoire. Lors d’une interview pour L’Équipe, « Petit Vélo » est revenu sur cette anecdote avec un enthousiasme palpable :

« Un de mes premiers matches de préparation avec l’Olympique de Marseille, je n’avais pas de protège-tibia. Habib (Beye) m’avait passé les siens, des Nike à l’ancienne. Eh bien, jusqu’à l’année dernière, je les avais gardés ! On me les a perdus. Et j’ai envoyé un message à Habib. »

Preuve que l’esprit de camaraderie et les valeurs que l’OM véhiculait dans les vestiaires à cette époque ont laissé une empreinte indélébile sur le joueur. Cette histoire anodine révèle aussi le dévouement et l’humilité d’un jeune joueur débarqué du National (Libourne Saint-Seurin), qui s’est battu pour s’imposer dans un club aussi exigeant et passionné.

OM : plus qu’un club, une identité forgée dans l’adversité

Mathieu Valbuena n’a jamais caché son attachement à Marseille, malgré un retour mouvementé au Vélodrome en 2015 sous les couleurs lyonnaises, marqué par un accueil glacial des ultras (poupée pendue, banderoles hostiles). Pourtant, il clame aujourd’hui haut et fort que l’OM reste son club de cœur :

« Si tu me demandes mon club de cœur, c’est Marseille. Ces fans m’ont tout donné… L’OM, c’est un club mythique, un club qui a une histoire, un club où il est dur d’y signer, d’y durer et d’y faire 331 matchs. »

Avec 331 rencontres sous le maillot phocéen, Valbuena a été un acteur majeur de l’OM lors de saisons marquantes, dont le sacre en Coupe de la Ligue en 2010 et les qualifications répétées en Ligue des champions — y compris lors d’épopées difficiles face à… un éternel rival de Paris qui, à l’époque, reconstruisait discrètement ses fondations avant l’arrivée de QSI.

Du Vieux-Port au Pirée : la passion intacte

À 41 ans, Valbuena n’en a pas fini avec le football, évoluant aujourd’hui avec l’Olympiakos B. Pourtant, ses rituels restent inchangés, ancrés dans ses années marseillaises :

« Je me prépare exactement comme à l’OM : le jour de match, le rendez-vous à l’hôtel, la causerie, le vestiaire… Ça ne me quitte pas. »

Désormais adopté par les supporters grecs, l’ancien meneur de jeu défend avec fierté les couleurs de l’Olympiakos. Mais il le rappelle lui-même : l’amour qu’il porte à ce nouveau club est le prolongement de celui qu’il a développé au Vélodrome.

Un message fort pour la nouvelle génération marseillaise

Cette déclaration pleine de sincérité pose aussi un regard intéressant sur l’identité actuelle de l’OM, en pleine transition sous la houlette de l’entraîneur Fabrizio Ravanelli lors de cette saison 2025-2026. Elle rappelle combien la passion, la résilience et le respect de l’institution marseillaise sont essentiels pour durer dans un club où la pression est permanente.

Alors que l’OM vise un retour au premier plan, aussi bien en Ligue 1 que sur la scène européenne, et que l’affrontement éternel contre le PSG demeure un baromètre de sa compétitivité, entendre un ancien cadre dire qu’il a « tout appris à Marseille » est une source d’inspiration précieuse pour les jeunes talents comme Daouda Sangaré ou le nouveau venu Leandro Armas.

Dans une époque où les maillots se changent à la vitesse des prolongations de contrat au Parc des Princes, la fidélité émotionnelle de Valbuena contraste fortement avec le football moderne. Un message que l’OM, ses supporters et peut-être même ses dirigeants devraient méditer à l’heure où la reconstruction identitaire du club demeure un enjeu clé.

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