OM – Atalanta : De Zerbi privé de quatre cadres avant le choc européen

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille s’apprête à disputer un match particulièrement décisif de Ligue des champions face à l’Atalanta Bergame, Roberto De Zerbi doit faire face à une cascade de blessures. Un handicap lourd pour les Phocéens dans cette phase de groupes 2025-2026 où chaque point compte, d’autant plus face à une formation italienne redoutable.

Quatre absents majeurs : une défense et un milieu décimés

La situation est claire, et elle n’est pas rassurante pour les supporters marseillais. Comme confirmé par La Provence, quatre absents de poids manqueront à l’appel contre l’Atalanta : Facundo Medina, Amine Gouiri, Hamed Traoré et Geoffrey Kondogbia.

En défense, l’absence de Medina — victime d’une entorse à la cheville et éloigné des terrains pour encore un mois — prive Jorge Sampaoli d’un élément clé dans sa ligne arrière. Dans une compétition où chaque duel se joue sur des détails, son abattage défensif manque cruellement.

Au milieu, l’indisponibilité persistante de Kondogbia (douleur à la cuisse) limite les options dans l’entrejeu, alors que son expérience en Ligue des champions aurait été précieuse. Quant à Hamed Traoré, sa rechute à l’entraînement retarde encore son retour, prévu maintenant après la trêve internationale.

Devant, l’absence d’Amine Gouiri pour deux mois (luxation de l’épaule) pose question. Si l’ancien Rennais n’a pas encore explosé sous le maillot de l’OM, il reste un profil technique rare dans l’effectif marseillais, capable d’éclairer le jeu entre les lignes.

Des retours bienvenus, mais une rotation toujours tendue

Malgré cette hécatombe, quelques éclaircies apparaissent à l’horizon. Bilal Nadir a reçu le feu vert médical après son malaise contre Angers et pourrait figurer sur le banc. Nayef Aguerd, gêné à la hanche ces derniers jours, semble en mesure de tenir sa place dans la charnière centrale.

Bonne nouvelle aussi pour Timothy Weah, ménagé à Auxerre lors de la dernière journée de Ligue 1. L’international américain est prêt à revenir dans le groupe et retrouve sa place dans le couloir droit, un atout de plus pour créer le danger dans le dos des défenses transalpines.

En revanche, Leonardo Balerdi reste incertain malgré des progrès notables. Sa présence constituerait un bol d’air supplémentaire dans cette défense fortement sollicitée. L’équilibre défensif sera au cœur des préoccupations de Roberto De Zerbi face à une Atalanta reconnue pour son volume de jeu et sa verticalité.

Un contexte tendu entre ambition européenne et fatigue accumulée

L’OM abordera donc ce match capital en position instable, entre ambitions européennes élevées et effectif amoindri. La Ligue des champions est un objectif clair annoncé par la direction marseillaise en ce début de saison 2025-2026. Le déplacement à Auxerre (0-1) a permis de rester en embuscade en Ligue 1, mais les organismes commencent à lâcher.

Dans un groupe relevé où chaque faux pas peut coûter cher, la réception de l’Atalanta est plus qu’un simple choc européen : c’est une question de survie. Face à une équipe italienne très structurée, l’absence d’automatismes dans certaines zones du terrain pourrait avoir de lourdes conséquences.

Et dans les têtes, le spectre du PSG n’est jamais bien loin. Le club parisien, réputé pour son effectif pléthorique, semble mieux préparé à encaisser les coups durs sur le plan physique. Une gestion plus fine du turnover et de la préparation physique — terrain sur lequel le staff de De Zerbi est encore attendu — pourrait faire la différence à long terme.

Conclusion : un défi colossal mais pas insurmontable

En 2025, l’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut passer les phases de poules. Malgré les absences, le retour progressif de certains cadres offre une lueur d’espoir. La qualité de jeu proposée par De Zerbi ces dernières semaines laisse entrevoir des possibilités, à condition que l’intensité et la cohésion soient au rendez-vous.

Ce match face à l’Atalanta sera une véritable épreuve de caractère pour les Olympiens. Et peut-être aussi l’occasion de prouver que, malgré les vents contraires, l’OM version De Zerbi peut encore rêver d’Europe avec ambition.

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