L’Olympique de Marseille est tombé face à l’Atalanta Bergame (1-0), dans un final cauchemardesque qui fait encore débat. Un penalty non accordé pendant le temps additionnel vient hanter les esprits marseillais. Mais alors, pourquoi l’arbitre n’a-t-il pas sifflé ? Décryptage d’un moment-clé qui pourrait peser lourd sur la saison 2025-2026 de l’OM.
Un penalty évident… ou pas ?
Nous sommes dans le temps additionnel d’un match tendu entre l’OM et l’Atalanta, comptant pour les phases de groupe de la Ligue Europa 2025-2026. Marseille pousse pour égaliser après une rencontre intense, mais stérile sur le plan offensif. Puis arrive ce moment controversé : un ballon dévié dans la surface bergamasque semble heurter le bras d’un défenseur italien. Le Vélodrome – plein à craquer – retient son souffle… mais l’arbitre fait signe de jouer !
Pire encore pour les Phocéens : sur le contre qui suit, Samardzic catapulte une frappe magistrale dans les filets de Pau Lopez. Fin de match, coup de massue. Les joueurs phocéens, tout comme leur entraîneur Roberto De Zerbi, sont incrédules. Pourtant, la VAR ne bronche pas. Pourquoi ?
La Loi 12 : bouclier de l’arbitre
La réponse est à chercher du côté des Lois du Jeu éditées par l’IFAB (International Football Association Board). Plus précisément, dans la Loi 12, celle qui régit les fautes et comportements antisportifs. Celle-ci stipule : « Si le joueur touche le ballon de la main ou du bras accidentellement après un contact involontaire avec une autre partie de son propre corps (par exemple, la cuisse, la tête ou le genou), alors il n’y a pas infraction. »
Et c’est justement ce qui s’est produit : la main incriminée du défenseur de l’Atalanta est intervenue après un rebond sur sa propre cuisse. Autrement dit, la décision arbitrale de ne pas accorder de penalty est totalement conforme au règlement. Ce que beaucoup de supporters marseillais ignorent dans le feu de l’action.
Cette nuance, bien que frustrante, expose les limites du règlement actuel. Car malgré l’absence de réelle faute, l’action a pourtant stoppé une offensive marseillaise décisive. Un paradoxe que les instances du football devront, peut-être, un jour reconsidérer.
OM – PSG : quand arbitrage et frustrantes décisions nourrissent la rivalité
Ce genre de décision arbitrale, que les supporters phocéens estiment injuste, alimente en filigrane la rivalité historique avec le PSG. Les fans de l’OM y verront une preuve de plus que leur club n’est jamais particulièrement épargné, surtout dans les grandes compétitions. De l’autre côté, les supporters parisiens – habitués aussi à ce genre de scénarios européens discutables – y verront une forme de justice arbitrale rigoureuse, là où l’OM réclame une émotion plus latine du jeu.
Cette frustration intervient à un moment critique de la saison 2025-2026. L’OM, sous les ordres de Roberto De Zerbi, vise un bon parcours européen pour redorer son blason. Cette défaite face à l’Atalanta complique la donne, alors que le groupe reste ultra-compétitif avec aussi le RB Leipzig et le Shakhtar Donetsk en lice.
Et maintenant ? Quels impacts pour la suite de la saison marseillaise ?
L’impact est double pour l’OM. Tout d’abord sur le plan comptable : une victoire à domicile aurait pu placer les Marseillais en bonne position pour la qualification. Ensuite, sur le plan psychologique : le groupe devra vite se remettre pour les deux prochains chocs face à Leipzig et à un PSG omniprésent en Ligue 1 cette saison.
Marseille ne peut plus se permettre de gaspiller des points, ni de se laisser envahir par la frustration. De Zerbi l’a bien compris : « Ce n’est pas à nous de commenter l’arbitrage, mais de faire en sorte que de tels moments ne soient pas décisifs. » (source : Conférence de presse post-match, UEFA Europa League, avril 2025).
Cette défaite frustrante s’inscrit dans un climat tendu et intense où chaque match devient une finale. L’OM devra apprendre à naviguer dans les zones grises du règlement. Et surtout, à gagner au-delà des polémiques. Mission difficile, mais pas impossible pour ce groupe en quête de renouveau.