OM – Atalanta : Les Tops et Flops d’un match qui complique la route en LDC

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Dans un Vélodrome en fusion pour la quatrième journée de phase de groupes de la Ligue des Champions 2025-2026, l’Olympique de Marseille affrontait une équipe d’Atalanta très joueuse. Objectif clair : décrocher des points cruciaux dans cette course à la qualification. Mais face à une équipe italienne bien organisée et réaliste, les hommes de Roberto De Zerbi ont fini par craquer en fin de match. Retour sur les tops et les flops de cette soirée européenne frustrante pour le peuple marseillais.

Les Tops : Rulli solide, Greenwood remuant, Samardzic décisif

Géronimo Rulli confirme qu’il est l’un des hommes forts du début de saison olympien. Solide sur sa ligne, le portier argentin a repoussé un penalty de Charles De Ketelaere dès la 14e minute. Il s’est montré rassurant et efficace, du moins jusqu’à ce que la défense lâche prise en toute fin de rencontre. Déjà précieux en Ligue 1, Rulli prouve match après match qu’il a l’étoffe d’un patron dans les cages.

Mason Greenwood, de son côté, a brillé par ses percussions et son activité dans les derniers mètres. L’Anglais a été l’un des seuls à apporter du danger en fin de rencontre, même si le réalisme n’a pas répondu présent. À deux reprises dans le temps additionnel, il s’est retrouvé en situation de marquer : une frappe trop croisée, puis un tir bien détourné par Carnesecchi. Ce manque d’efficacité coûte cher, mais son implication reste à souligner.

Lazar Samardzic, bien qu’adversaire du soir, mérite d’être dans les Tops. En seulement quelques minutes après son entrée à la 84e minute, le meneur de jeu serbe a planté le seul et unique but du match avec une frappe splendide. Une finition clinique qui renforce l’amertume côté marseillais.

Les Flops : Aubameyang transparent, Gomes brouillon, De Ketelaere inefficace

L’un des visages les plus décevants de la soirée reste celui de Pierre-Emerick Aubameyang. Trop discret, presque apathique sur le front de l’attaque, l’international gabonais n’a pas pesé sur la défense de l’Atalanta. En Ligue des Champions comme en Ligue 1, son rendement interpelle. Si son niveau ne monte pas rapidement, l’OM pourrait le payer cher dans sa quête de huitièmes de finale.

Angel Gomes, entré tardivement en jeu, n’a pas convaincu. Privilégiant des passes en retrait dans des phases offensives cruciales, l’ancien lillois a semblé en manque total d’inspiration. Son repli tactique dans les dernières minutes, alors que Marseille cherchait un but, a symbolisé l’incapacité de l’équipe à se révolter.

Enfin, côté bergamasque, Charles De Ketelaere s’est illustré pour les mauvaises raisons. Peu inspiré, il rate un penalty qui aurait pu mettre l’Atalanta en tête dès la première mi-temps. Sa sortie à la 84e, remplacé par le buteur Samardzic, signifie tout du non-match qu’il a livré.

Un revers qui fait très mal à l’OM… et une occasion manquée face au PSG

Avec cette défaite, l’OM reste englué dans les profondeurs du classement de son groupe de Ligue des Champions, avec seulement trois petits points au compteur après quatre journées. Une situation préoccupante, surtout face à un PSG dominateur sur la scène européenne cette saison. Tandis que Paris enchaîne les victoires – et les prestations solides sous Luis Enrique – Marseille s’enfonce et alimente les critiques sur sa gestion sportive et sa capacité à briller au plus haut niveau.

Sur le plan stratégique, Roberto De Zerbi devra revoir sa copie. Entre une attaque en panne d’idées et des remplacements tardifs et peu inspirés, les choix du technicien italien sont pointés du doigt. À noter également : l’OM a marqué un seul but sur ses quatre derniers matchs toutes compétitions confondues. Cette stérilité offensive devient une alarmante habitude.

Ce revers contre l’Atalanta rappelle à quel point les duels européens exigent rigueur, imagination et efficacité – des qualités que démontre souvent le PSG et qui manquent cruellement à l’OM cette saison.

Le prochain match européen de l’OM sera déjà décisif. Tout autre résultat qu’une victoire pourrait enterrer les derniers espoirs de qualification et plomber encore plus l’atmosphère sur la Canebière. À De Zerbi, désormais, de trouver la formule magique… et vite.

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