La colère gronde au Vélodrome. À l’issue de la défaite frustrante face à l’Atalanta Bergame (0-1) lors de la 4e journée de la Ligue des Champions 2025-2026, les dirigeants marseillais Pablo Longoria et Mehdi Benatia ont exprimé leur vive indignation contre une décision arbitrale polémique. En cause, un penalty refusé aux Olympiens dans les ultimes instants du match, malgré une main apparente d’un défenseur italien dans la surface.
Une main flagrante ignorée par l’arbitre : l’OM crie à l’injustice
Alors que l’OM cherchait désespérément à faire la différence dans une rencontre tendue, les Phocéens, en fin de match, pensaient bénéficier d’un penalty après une main de Scalvini dans la surface. Mais l’arbitre espagnol José Sánchez est resté insensible aux protestations des Marseillais, refusant de consulter la VAR. Un choix qui a fait basculer la rencontre, puisque dans la même séquence de jeu, l’Atalanta a lancé une contre-attaque éclair conclue magistralement par Samardzic.
Le scénario est cruel pour les joueurs de Roberto De Zerbi, toujours en quête de cohérence dans leur parcours européen. Cette décision arbitrale a eu un impact direct sur le déroulement et le sort du match, mettant l’OM dans une position délicate pour la qualification en phase finale de la Ligue des Champions.
Longoria et Benatia, en première ligne pour défendre l’OM
Au coup de sifflet final, la tension est montée d’un cran. Pablo Longoria et Mehdi Benatia se sont rués sur l’arbitre pour contester la non-utilisation de la VAR. Le président marseillais et son conseiller sportif ont été rejoints par un Roberto De Zerbi médusé, qui a lui aussi écopé d’un carton jaune pour protestation. Dans une atmosphère électrique, les dirigeants olympiens ont exigé des explications, dénonçant une décision lourde de conséquences en Ligue des Champions.
En zone mixte, Nayef Aguerd, le défenseur marocain, n’a pas mâché ses mots : « Ce genre de décision, à ce niveau-là, en Ligue des Champions, ça ne passe pas. L’arbitre est en faute : il faut au moins aller voir ! » (source : conférence de presse d’après match, UEFA Champions League). Une réaction qui témoigne de la frustration générale dans le vestiaire marseillais.
Un impact lourd sur la suite de la saison marseillaise
Cette défaite face à l’Atalanta n’est pas seulement un coup dur sur le plan moral, elle complique sérieusement les chances de qualification de l’OM en huitièmes de finale. Avec seulement 4 points après 4 journées, les Olympiens jouent désormais leur survie européenne lors des deux dernières journées. Si la qualification directe semble compromise, la place pour les barrages devient l’objectif minimal.
Mais au-delà du score, cet épisode relance le débat sur la gestion de la VAR en Ligue des Champions. Le refus de l’arbitre d’aller visionner l’action a fait bondir les supporters, et a ravivé, côté marseillais, un sentiment de traitement défavorable lors des grandes soirées européennes. Un ressenti que partagent parfois les Parisiens, eux aussi victimes par le passé de décisions arbitrales incompréhensibles dans les joutes continentales, confirmant que la rivalité OM-PSG transcende même les frontières hexagonales.
L’OM sous pression : réaction attendue en championnat
Avec cette déconvenue, l’OM aborde un tournant critique de sa saison. Outre une position fragilisée en Ligue des Champions, le club doit impérativement enchaîner en Ligue 1. À quelques semaines d’un nouveau Classique face au PSG version Luis Enrique 2.0, les hommes de De Zerbi devront afficher un autre visage pour éviter l’implosion. L’état d’esprit combatif du duo Longoria-Benatia représente certes un atout dans cette tempête, mais le vrai sursaut devra venir des joueurs.
La gestion psychologique de cet incident va peser dans les prochaines semaines. L’OM a l’occasion de renverser la tendance — mais pour cela, il faudra répondre sur le terrain, avec efficacité et sang-froid. En attendant, au Vélodrome comme sur les réseaux, le sentiment d’injustice reste puissant.