Ligue des champions : l’OM dénonce un “deux poids, deux mesures” après la défaite contre l’Atalanta

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La tension monte à l’OM après une nouvelle désillusion en Ligue des champions. Battu 0-1 par l’Atalanta Bergame mercredi soir lors de la 4e journée de la phase de groupes, le club olympien n’a pas seulement perdu trois points cruciaux. Il dénonce, avec force, une décision arbitrale contestable – un penalty non sifflé pour une main d’Ederson à la 89e minute – et pointe du doigt une gestion inéquitable de l’arbitrage au niveau européen. Roberto De Zerbi, l’entraîneur phocéen, et Medhi Benatia, directeur sportif du club, n’ont pas mâché leurs mots.

Un penalty oublié qui fait basculer le match

Alors que l’OM poussait pour arracher un nul salvateur dans un Vélodrome incandescent, un centre de Clauss dans la surface est contré du bras par Ederson. L’arbitre ne bronche pas. La VAR non plus. Quelques instants plus tard, Scamacca crucifie Pau Lopez, offrant les trois points à l’Atalanta. Une séquence qui a fait exploser la colère du banc marseillais.

« Les règles sont différentes à Madrid et à Marseille », a lâché Roberto De Zerbi en conférence de presse (source : L’Équipe). Une référence amère à la défaite inaugurale de l’OM contre le Real Madrid (2-1) en septembre dernier, déjà marquée par une décision arbitrale polémique, un penalty sifflé pour une main litigieuse de Medina. « On a trois matchs perdus à cause de décisions arbitraires : Madrid, Lisbonne et aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Certes, De Zerbi n’a pas occulté la faiblesse de son équipe durant les 20 premières minutes, mais son message est clair : une dynamique européenne peut être brisée par des coups du sort trop fréquents pour être anodins. Le technicien italien appelle à une plus grande cohérence dans l’arbitrage continental. Un appel d’autant plus légitime que l’OM lutte pour la qualification dans un groupe ultra-compétitif.

Benatia, entre amertume et révolte : un traitement anti-Marseillais ?

Medhi Benatia n’a pas été plus tendre, bien au contraire. « Pour ma part, oui, on s’est fait voler », a-t-il déclaré au micro de Canal+ après le match. L’ancien international marocain insiste sur la clarté de la faute : « On voit Auba armer sa frappe, le bras d’Ederson change la trajectoire du ballon. Il n’y a pas d’interprétation possible. Et pas une seule vérification à la VAR ! »

Le directeur sportif de l’OM dénonce aussi l’attitude des officiels de match. « Ils sont arrogants, ils ne veulent pas parler, ils inventent des explications. Exactement ce qu’on avait déjà vécu à Madrid », a-t-il regretté. À ses yeux, le silence assourdissant de l’UEFA et le refus de revoir les images témoignent d’une inégalité de traitement préoccupante entre les grosses cylindrées comme le Real ou le Bayern, et un club historique comme Marseille.

Cette frustration n’est pas sans rappeler les plaintes chroniques du PSG en Ligue des champions sur des décisions contestées face à des cadors européens. À l’image du penalty non sifflé pour une faute flagrante sur Mbappé contre le Bayern en 2023. Si les deux rivaux historiques du football français s’entendent rarement, ils semblent ici partager un grief identitaire : celui de ne jamais être traités comme les géants du vieux continent.

Une qualification en danger pour l’OM

Avec cette troisième défaite en quatre matchs de Ligue des champions (Madrid, Lisbonne, Atalanta), les Marseillais sont désormais dans l’obligation de gagner leurs deux derniers matchs et de compter sur certains résultats favorables. Un scénario qui devient inquiétant à l’approche de la phase à élimination directe. Pourtant, De Zerbi reste combatif : « J’ai confiance en mon groupe. Il faut deux victoires pour y croire ».

En coulisses, la direction pousse pour que l’UEFA apporte plus de transparence et plus d’équité dans le protocole VAR. Mais à court terme, c’est sur la pelouse que l’OM devra trouver les ressources mentales pour éviter une élimination prématurée, qui serait un vrai coup dur pour le projet olympien version Pablo Longoria.

En L1, cette frustration européenne pourrait rejaillir positivement en championnat, où l’OM est pour l’instant 3e derrière le PSG et Nice. La réception des Parisiens, prévue en décembre, s’annonce déjà électrique. Surtout si Marseille continue de se sentir lésé par un système arbitral jugé défaillant.

Bien plus qu’une simple défaite contre l’Atalanta, cette soirée du 5 novembre 2025 marque un tournant potentiellement décisif pour l’OM. Et en prolongeant sa voix de plus en plus forte contre l’arbitrage, De Zerbi met l’UEFA face à ses responsabilités. Avec toujours la même question : Marseille doit-il être traité comme un outsider, même quand il agit en club majeur européen ?

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