Le Vélodrome a vibré ce mardi soir, mais pas comme les supporters marseillais l’espéraient. L’Olympique de Marseille s’est incliné 1-0 face à l’Atalanta Bergame, laissant filer de précieux points dans la course aux huitièmes de finale de la Ligue des Champions 2025-2026. Une défaite qui laisse un goût amer, notamment pour Roberto De Zerbi, particulièrement remonté contre l’arbitrage. Décryptage d’un soir européen frustrant pour les Phocéens.
Un OM diminué mais combatif face à une Atalanta réaliste
Dès les premières minutes, l’OM a semblé fébrile, peinant à contenir la vivacité offensive des Italiens. Comme l’a reconnu Roberto De Zerbi en conférence de presse post-match (source : UEFA.com), les vingt premières minutes ont été « pas à notre niveau », avec une perte excessive de ballons et une organisation défensive poreuse. Résultat, un but encaissé dès le quart d’heure de jeu, qui fera office d’unique réalisation de la rencontre.
Mais malgré un OM largement amoindri — pas moins de neuf titulaires potentiels à l’infirmerie, dont Harit, Veretout et Aubameyang — les Marseillais n’ont pas sombré. Au contraire, la réaction fut notable en seconde période avec un pressing plus intense et des phases de possession mieux maîtrisées. Malheureusement, l’efficacité a cruellement manqué dans les 20 derniers mètres.
Avec trois défaites en trois matches dans cette phase de groupes, Marseille se retrouve dos au mur. Une série inquiétante dans une poule relevée avec Madrid, le Sporting Portugal, et l’Atalanta. Mais De Zerbi veut encore croire à une qualification, soulignant la dynamique collective retrouvée et l’arrivée imminente de retours de blessés.
Polémique arbitrale : De Zerbi monte au front
Au-delà de la performance de ses joueurs, De Zerbi a pointé un responsable clair après le match : l’arbitrage. Évoquant des décisions litigieuses, notamment un pénalty potentiellement oublié sur Ndiaye en seconde période et plusieurs fautes non sifflées à l’avantage de l’OM, l’ancien entraîneur de Brighton a fustigé un arbitrage qui selon lui « fausse la compétition ».
« On a perdu ces trois matchs de C1 à cause de certains épisodes », s’est agacé De Zerbi devant la presse (propos rapportés par RMC Sport). Une déclaration qui fait écho aux frustrations vécues lors de la défaite contre Madrid et l’expulsion sévère subie à Lisbonne contre le Sporting. Si une part de frustration est compréhensible, ce discours commence à faire grincer quelques dents parmi les suiveurs, qui estiment que l’OM se réfugie un peu trop aisément derrière les erreurs arbitrales.
Un constat qui rappelle certains passages houleux de l’histoire du club phocéen, notamment face au PSG, où les décisions arbitrales enflammèrent régulièrement les débats. Mais à la différence du club parisien, souvent plus à son avantage dans ces scénarios, l’OM semble payer une forme de manque de poids politique en Europe.
Quel avenir pour l’OM en Ligue des Champions ?
Sportivement, la situation est critique. Trois matches, zéro point, un but inscrit pour six encaissés : les chiffres font mal. Surtout dans une compétition aussi exigeante que la Ligue des Champions. L’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut accrocher une place qualificative — voire celle, plus réaliste peut-être, de la 3e position synonyme de repêchage en Ligue Europa.
Mais De Zerbi reste convaincu que son projet de jeu finira par porter ses fruits. L’OM affiche déjà une progression nette dans le jeu par rapport au début de saison, malgré l’hécatombe de blessures. Et le retour de cadres comme Rongier ou Gigot pourrait redonner souffle à cette équipe. Reste que Marseille doit apprendre à gérer ses matchs européens avec plus de rigueur mentale — et cesser de se désunir dès la première contrariété.
A l’opposé, le PSG avance sereinement dans sa poule et semble profiter d’un calendrier plus clément, symbolisant une fois de plus le fossé grandissant entre les deux géants historiques du football français. Un contraste criant qui devrait alimenter encore davantage la rivalité à l’approche du prochain Classique.