Avec trois défaites, un nul et une seule victoire sur leurs cinq dernières sorties, toutes compétitions confondues, l’Olympique de Marseille traverse une période délicate. Entre blessures, manque d’automatismes et performances insuffisantes, le doute s’installe. Simple turbulence passagère ou début de crise profonde ?
Une dynamique sportive alarmante, résultats en chute libre
Le bilan récent ne laisse aucune place à l’interprétation. L’OM n’avance plus. La défaite 2-1 contre le Sporting en Ligue des champions a initié une spirale négative, poursuivie par un revers identique face à Lens en Ligue 1. Le nul 2-2 à domicile contre Angers, pourtant dominé par moments, a confirmé les difficultés à tenir un résultat. Certes, la victoire 0-1 à Auxerre a offert une bouffée d’air, mais elle reste maigre au regard du contenu. Le dernier revers en date, un 0-1 contre l’Atalanta, a encore aggravé la situation européenne du club.
Au-delà des chiffres, c’est la fragilité mentale qui inquiète. L’équipe concède trop facilement, manque de réaction et semble perdre en intensité dès qu’elle est bousculée. Une seule victoire sur cinq matchs, dont une sur quatre rencontres européennes, c’est beaucoup trop faible pour un club qui ambitionne de rivaliser avec les meilleures équipes du continent.
Des blessures qui perturbent tout l’équilibre collectif
Difficile d’ignorer l’impact des nombreuses blessures qui parasitent le quotidien marseillais. Avec plusieurs cadres indisponibles, Kondogbia, Weah, Balerdi, Greenwood diminué récemment, Roberto De Zerbi doit composer avec un effectif amputé de joueurs qui structurent habituellement le jeu. Le coach italien multiplie les ajustements forcés, ce qui empêche l’équipe de trouver stabilité et continuité dans ses performances.
Cependant, si les absences expliquent une partie des difficultés, elles n’excusent pas tout. Certains remplaçants peinent à saisir leur chance, tandis que d’autres éléments manquent de régularité. Le groupe semble en perte de repères, avec une cohésion et des automatismes insuffisants pour compenser ces coups du sort. Une situation qui pèse lourd dans un calendrier aussi exigeant.
Un manque criant d’automatismes et de constance dans le jeu
L’OM de De Zerbi repose normalement sur des principes précis, maîtrise technique, verticalité rapide, pressing coordonné. Or, depuis plusieurs rencontres, ces ingrédients ont disparu par séquences trop longues. Le jeu apparaît saccadé, hésitant, et les phases offensives manquent de liant. On sent une équipe qui cherche ses repères, qui n’a pas la même fluidité dans les circuits de passes, et qui doute au moment d’accélérer.
Ce manque d’automatismes se répercute défensivement. Les transitions adverses font mal, les marquages sont parfois approximatifs et l’équipe concède des buts évitables. Pour retrouver une dynamique positive, Marseille devra rapidement reconstruire ses connexions, retrouver sa qualité d’exécution et renforcer sa solidité mentale. Faute de quoi, la turbulence pourrait bien se transformer en véritable crise.
L’OM n’est pas encore au bord du gouffre, mais les signaux d’alerte se multiplient. Le prochain bloc de matchs dira si cette série n’était qu’un accident… ou le début d’une inquiétante glissade.