La semaine européenne du 21 au 27 octobre 2025 restera gravée dans les archives du football français… mais pas pour les bonnes raisons. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe d’Europe, les trois institutions du football hexagonal – OM, PSG et OL – se sont tous inclinés lors du même cycle européen. Un triple revers qui fait tâche pour la Ligue 1 et qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’indice UEFA, alors que la concurrence allemande et néerlandaise grignote dangereusement du terrain.
Une équipe de l’OM apathique face à l’Atalanta
Censé incarner le rebond français en Ligue Europa cette saison, l’Olympique de Marseille a failli dans les grandes largeurs face à une équipe combative de l’Atalanta Bergame. Défaits 1-0 en Italie, les Olympiens ont une nouvelle fois montré leurs difficultés en déplacement européen. En conférence de presse d’après-match, Jean-Louis Gasset, encore fragilisé malgré un début de saison prometteur, a regretté la « manque de lucidité dans les 30 derniers mètres » (source : conférence de presse UEFA du 24 octobre 2025).
Avec Dimitri Payet désormais en fin de carrière et un Vitinha toujours peu inspiré dans la finition, l’OM version 2025-2026 peine à imprimer un rythme constant à l’échelle continentale. Et le contraste avec les ambitions affichées en début de saison est frappant. Le président Pablo Longoria, qui avait pourtant insisté sur la nécessité de performer dans cette Ligue Europa pour redorer le blason marseillais à l’international, voit son projet une nouvelle fois fragilisé.
Un PSG battu, un signal alarmant dans la course à la suprématie européenne
De son côté, le PSG a chuté sur la pelouse du Bayern Munich (2-1), dans un match tendu où l’absence de Mbappé, laissé sur le banc en raison d’une gêne physique (source : L’Équipe, 23 octobre 2025), a cruellement pesé. Si la performance parisienne n’a pas été indigne, elle confirme l’incapacité du club de la capitale à franchir un cap dans les moments clés. Et dans le contexte de la rivalité avec l’OM, cette contre-performance ravive la question éternelle : y a-t-il encore une place pour les clubs français parmi l’élite européenne ?
Le revers du PSG, qui restait sur 5 victoires en Ligue 1, met en lumière les limites de son effectif 2025-2026, notamment dans le secteur défensif où les errements d’un Skriniar de moins en moins dominant inquiètent. Luis Enrique, pourtant loué pour son travail tactique, peine à trouver le juste milieu entre flamboyance offensive et rigueur défensive.
Lyon dans l’ombre, symbole d’un football français à bout de souffle ?
La défaite 2-0 de l’OL contre le Real Betis ne fait qu’alourdir le constat. Avec cette contre-performance, les Gones affichent leur pire phase de groupes en Europa League depuis plus d’une décennie. Paulo Fonseca, en difficulté depuis plusieurs semaines, commence sérieusement à voir sa position fragilisée.
Lyon, historiquement formateur et figure régulière de la scène européenne dans les années 2000, voit son aura s’étioler. Loin du niveau affiché par ses voisins marseillais ou parisiens, le club rhodanien ne fait plus peur sur la scène continentale.
Quel avenir pour l’indice UEFA de la France ?
Les chiffres sont alarmants : 12 victoires, 3 nuls et 12 défaites pour les clubs français sur cette phase de groupe 2025-2026. Une performance collective qui plombe cruellement l’indice UEFA français, déjà menacé par la progression irrésistible des Pays-Bas et de l’Allemagne. L’écart se creuse face aux top 5 européens. Si seule Monaco tire son épingle du jeu en Ligue des champions, cela reste insuffisant pour compenser les échecs des autres ténors de Ligue 1.
La contre-performance des trois géants tricolores rappelle que la rivalité OM-PSG, aussi passionnante soit-elle sur le plan national, ne suffit plus à masquer le déficit structurel du football français à l’échelle européenne. Manque d’intensité, lacunes mentales récurrentes et dépendance à quelques cadres vieillissants : les maux sont profonds.
Conclusion : un signal d’alarme à ne pas ignorer
Cette triple défaite historique du PSG, de l’OM et de l’OL en Coupe d’Europe n’est pas qu’une simple statistique. C’est un symbole fort de la crise de compétitivité dans laquelle s’enfonce le football français à l’international. Pour l’OM, dont les ambitions réclament un retour durable dans le Top 8 européen, les leçons doivent être tirées immédiatement. Sans réaction, c’est non seulement la place en Europa League 2026-2027 qui s’éloigne, mais aussi l’effet domino sur les finances, l’attractivité et le prestige du club.