L’Olympique de Marseille traverse une zone de turbulences sérieuse en ce mois de novembre 2025. Après un début de saison prometteur, le club phocéen flanche, et les tensions dans le staff technique et médical fragilisent le projet de Roberto De Zerbi.
Un début d’automne noir pour l’OM
Entre blessures à répétition, résultats en berne et tensions sous-jacentes, le mois de novembre est venu stopper net la dynamique instaurée par Roberto De Zerbi. Après un enchaînement d’octobre plutôt encourageant, l’OM enregistre trois défaites, un nul et deux victoires bien peu rassurantes. La trêve internationale arrive comme un soulagement, mais elle masque mal les fissures structurelles qui apparaissent dans l’organigramme marseillais.
Les blessures cumulées d’Amine Gouiri, Leonardo Balerdi, Geoffrey Kondogbia, Ismaïla Traoré ou encore Tim Weah pèsent lourd dans la balance. Mais c’est surtout la gestion de ces absences qui cristallise les tensions. Selon La Provence, le staff technique mené par De Zerbi serait en désaccord ouvert avec l’équipe médicale du club, notamment sur le traitement et la reprise de certains joueurs. Le cas de Traoré, revenu trop tôt puis rechuté, et celui de l’Anglais Egan-Riley, mal encadré lors de sa rééducation selon certaines sources internes, alimentent la grogne.
De Zerbi sous pression : des fissures dans le projet
Arrivé cet été avec une aura de tacticien visionnaire, Roberto De Zerbi savait que le défi marseillais serait rude. Mais ce mois de novembre 2025 représente déjà un premier véritable test de résilience. Alors que le technicien italien avait réussi à donner des bases solides à sa jeune équipe, les dernières performances ratées en Ligue 1 et en Ligue Europa ont érodé la confiance autour du projet.
En conférence de presse, De Zerbi a tenté de rassurer, sans pour autant masquer son agacement. « Je pense connaître les raisons de notre mauvaise série, mais ce n’est pas juste de les révéler maintenant », a-t-il déclaré, un brin fataliste. Le coach milite pour garder un front uni, mais les signaux envoyés sont inquiétants. Son management, rigoureux au point d’être parfois clivant, semble atteindre ses limites dans un environnement si particulier comme Marseille, où la pression populaire est constante et les résultats exigés immédiats.
Un club fragile face aux exigences du haut niveau
Medhi Benatia, directeur du football depuis janvier 2025, n’a pas mâché ses mots non plus. Sans incriminer directement le coach, il a pointé du doigt le manque de caractère affiché par l’OM face aux grands rendez-vous. « À Madrid ou contre Bergame, on a manqué de personnalité. C’est préoccupant », a-t-il confié dans les colonnes de La Provence. Les ambitions sont claires : réintégrer le top 3 en championnat et performer en Europe. Pourtant, à ce jour, l’OM flirte davantage avec la 7e place qu’avec la Ligue des Champions.
Comparé au PSG, qui mène la danse en Ligue 1 et montre une vraie stabilité malgré des ambitions européennes élevées, l’OM affiche un visage beaucoup plus friable. Ce manque de constance tactique et de solidité mentale est un frein considérable dans la lutte pour les premières places… et dans la rivalité éternelle avec le club de la capitale.
Quels ajustements pour relancer la machine ?
À court terme, De Zerbi devra trouver les bons leviers pour remettre son groupe à flot. Cela passera sans doute par des choix forts : renouveler l’ossature défensive, préserver les cadres en difficulté physique, mais aussi mieux gérer le calendrier européen. D’autant plus que le mercato hivernal approche, et qu’un renfort défensif ou un joueur créatif pourrait faire du bien à un collectif qui s’effrite.
Mais l’enjeu majeur reste cette capacité à recréer de la confiance dans un vestiaire désormais divisé par les doutes et les blessures. Si De Zerbi veut imprimer sa marque, il lui faudra rétablir la communication interne – notamment avec les médecins – et éviter que d’autres tensions ne viennent pourrir l’ambiance du groupe.
Le mois de décembre s’annonce crucial. En championnat, l’OM devra affronter des adversaires directs comme Lille et Rennes, tandis que la phase de groupes de Ligue Europa va atteindre son épilogue. La marge de manœuvre de De Zerbi se rétrécit, et une non-qualification européenne serait difficilement acceptable pour les supporters… déjà frustrés par un PSG qui poursuit sa domination sans réelle opposition.