Alors que l’Olympique de Marseille accueillait l’Atalanta Bergame pour la 4e journée de Ligue des Champions 2025-2026, une action litigieuse en fin de match est venue attiser la colère des dirigeants olympiens. Battu 1-0 au Vélodrome, l’OM peut légitimement nourrir des regrets, à cause d’une main évidente non signalée dans la surface italienne.
Une faute de main non sifflée au cœur de la polémique
Ce match face à l’Atalanta Bergame était crucial pour les Phocéens dans l’optique d’une qualification en huitièmes de finale. Mais au-delà du résultat, c’est la manière qui crispe tout Marseille. En toute fin de rencontre, alors que le score était encore nul (0-0), Éderson, le défenseur central italien, touche clairement le ballon du bras dans sa propre surface, empêchant une potentielle reprise de Pierre-Emerick Aubameyang.
Plutôt que de siffler un penalty évident et décisif pour l’OM, l’arbitre laisse jouer… et sur le contre immédiatement suivant, Lazar Samardžić crucifie Pau Lopez en inscrivant le seul but du match (90+2e). Une double peine insupportable aux yeux des supporters et de la direction.
Pablo Longoria et Medhi Benatia n’ont pas tardé à réagir. Les deux hommes forts du club ont quitté la tribune présidentielle pour accoster directement le délégué UEFA posté en bord de terrain. Mais ce dernier est resté de marbre, soulignant qu’il n’avait aucun pouvoir sur les décisions arbitrales.
Benatia monte au créneau : « On a été volés »
En zone mixte, Medhi Benatia n’a pas mâché ses mots. L’ancien défenseur, aujourd’hui directeur sportif marseillais, a vigoureusement dénoncé le manque de réactivité de l’arbitrage vidéo : « Pour moi, on a été volés. Le bras change clairement la trajectoire du ballon. Quand tu organises des réunions pour expliquer que ces gestes seront sanctionnés, le minimum, c’est d’aller vérifier la VAR. » (propos recueillis par Foot Mercato).
La colère est d’autant plus compréhensible que cette défaite compromet sérieusement les ambitions européennes de l’OM. Avec une seule victoire en quatre journées, Marseille se retrouve en position délicate dans un groupe relevé. En comparaison, le PSG, grand rival et déjà qualifié pour les huitièmes en tête de son groupe, tire profit d’un arbitrage souvent moins contesté, selon une partie des observateurs du football français.
Des conséquences sportives et psychologiques lourdes
Au-delà de l’émotion de l’instant, cette décision arbitrale risque de laisser des traces. En chutant à domicile, l’OM se met dans l’obligation de gagner ses deux derniers matchs pour espérer accrocher la deuxième place du groupe. Un objectif compliqué face à des adversaires comme le RB Leipzig et le Galatasaray, en lice eux aussi pour la qualification.
Psychologiquement, ce type d’événement peut fracturer un groupe, surtout dans une saison déjà marquée par l’instabilité sur le banc — ce n’est que récemment que Sergio Conceição semble avoir trouvé un équilibre tactique. De plus, l’enjeu de surpasser le PSG, qui se montre régulier sur la scène européenne, oblige l’OM à frôler l’excellence.
Un arbitrage UEFA sous les projecteurs
La polémique relance le débat bien connu autour de la cohérence de l’arbitrage UEFA. Pourquoi la VAR n’a-t-elle pas été sollicitée dans cette situation ? Le manque de transparence dans le processus de validation des décisions arbitrales continue d’alimenter la frustration des clubs, notamment ceux qui, comme Marseille, voient leurs espoirs s’amoindrir à cause d’erreurs humaines.
Cette querelle évoque de douloureux souvenirs pour les Marseillais, notamment un autre match contre Tottenham en 2022, où une décision controversée de l’arbitre avait changé le cours de leur qualification. Face à ces répétitions, l’OM semble victime d’un déséquilibre qui irrite profondément sa direction… et ravive l’écart croissant avec les cadors européens, dont le PSG, souvent moins concerné par ce type d’injustices arbitrales.
Au final, cette défaite ne se joue pas uniquement sur un but ou une erreur défensive, mais sur une décision arbitrale que beaucoup qualifieront d’incompréhensible. Si les Marseillais veulent encore rêver d’Europe, il va falloir vite tourner la page… et espérer que l’arbitrage ne soit plus leur principal adversaire dans cette Ligue des Champions 2025-2026.