OM : Benatia monte au front après la victoire contre Brest et défie les critiques

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Après un large succès face à Brest (3-0) lors de la 13e journée de Ligue 1 2025-2026, l’Olympique de Marseille a temporairement repris la tête du championnat. Pourtant, plus que le score, c’est le message clair de Medhi Benatia qui a marqué les esprits. Le directeur sportif de l’OM a profité de la zone mixte pour exprimer frontalement son agacement face aux critiques pesant sur le club ces dernières semaines.

Un OM en tête, mais sous pression médiatique

Malgré un début de saison en dents de scie, l’OM retrouve des couleurs avec cette victoire nette contre Brest. Emmenée par un Angel Gomes inspiré, un Vermeeren en véritable métronome et un Aubameyang à nouveau décisif, l’équipe phocéenne a récité son football au Vélodrome. Résultat : une première place provisoire, en attendant les autres résultats de la journée.

Face à la polémique ambiante, Benatia a frappé fort : « On va arriver à la trêve, rien n’est fini, mais cela donne une idée sur ce que l’on peut améliorer », a-t-il lâché au micro de Foot Mercato. Le directeur sportif marseillais a évoqué une récente réunion de 45 minutes avec l’effectif pour resserrer les liens et remobiliser un groupe qu’il estime souvent injustement critiqué.

Le message est clair : cette OM version 2025-2026 a du caractère. Benatia le martèle : « L’équipe est forte, le coach est fort, les joueurs sont forts ». Une attaque en règle contre les observateurs extérieurs, souvent prompts à enterrer le club malgré des prestations convaincantes ces dernières semaines, notamment depuis le déclic face à Lorient.

Les critiques comme carburant, Benatia crée un électrochoc interne

Dans un discours musclé, Benatia s’en est pris à une certaine forme de défaitisme qui entoure l’OM depuis le début de la saison : « Tout est à jeter, à commencer par moi, le coach, le président, les jeunes, les joueurs ? Ce n’est pas la réalité ». Une réponse cinglante à ce qu’il perçoit comme une volonté « de déstabiliser » le club.

Ce coup de gueule intervient dans un contexte stratégique : à quelques jours d’un déplacement périlleux chez le rival régional Nice (21 novembre), Benatia veut solidifier les fondations mentales de son groupe. Avec la trêve internationale en point de mire, le timing est parfait pour replacer le collectif, resserrer les rangs et faire de cette remise en question extérieure un levier d’unité interne.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Benatia a souligné les performances d’Aubameyang, Gomes ou encore Vermeeren. Le retour de plusieurs absents (Clauss, Harit, Gigot) devrait également donner plus de profondeur à l’effectif. Reste à savoir si cette montée en puissance peut durer… et surtout résister à la pression constante, notamment de son plus grand rival : le PSG.

Un avertissement pour Paris ?

Car en filigrane, se pose la question de la course au titre. En conférence de presse d’après-match, Gattuso avait déclaré il y a deux semaines vouloir « rester au contact jusqu’en mars avant de jouer le sprint final ». Avec une première place retrouvée, l’OM envoie un message fort. Paris, qui fait figure de favori naturel en Ligue 1, est prévenu : Marseille n’est pas venu faire de la figuration.

Le coup de gueule de Benatia vise donc autant à défendre son groupe qu’à poser les bases d’une bataille psychologique. Face à la machine à encaisser du PSG, capable de gérer la pression médiatique comme personne, les Marseillais doivent rester unis et déterminés. Cette sortie publique pourrait bien être le vrai tournant mental de la saison olympienne.

Le prochain match face à Nice sera un test grandeur nature. En cas de nouvelle victoire, l’OM pourrait non seulement confirmer sa dynamique, mais aussi envoyer un signal fort à tout le championnat… et à Paris.

Conclusion : À l’OM, la parole est aux actes

En cette saison 2025-2026, l’OM veut faire taire les critiques par les résultats. La sortie médiatique intense de Medhi Benatia montre un club conscient de ses fragilités, mais surtout prêt à se battre jusqu’au bout. Si Marseille poursuit sur cette lancée, le Classique contre le PSG au Vélodrome en février prochain pourrait bien valoir très, très cher.

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