Depuis son départ précipité de l’OM en janvier 2025 pour rejoindre l’Eintracht Francfort, Elye Wahi vit un véritable cauchemar footballistique en Allemagne. Recruté contre un chèque de 20 millions d’euros, l’avant-centre tricolore n’a pas su convaincre, et son avenir semble déjà s’écrire loin de la Bundesliga.
Un transfert ambitieux qui tourne au fiasco
Lorsque l’Olympique de Marseille a vendu Elye Wahi cet hiver au club allemand du Eintracht Francfort, nombreux étaient ceux qui anticipaient une nouvelle réussite internationale dans la lignée des espoirs tricolores. Doté d’un profil rapide et technique, Wahi avait pourtant affiché un certain potentiel au Vélodrome, sans pour autant éclabousser la Ligue 1 de son talent de manière régulière.
Mais en Bundesliga, le déclic tarde à venir. Après dix mois en Allemagne, Wahi cumule à peine 297 minutes de jeu avec zéro but à son actif. Pire, son impact en Ligue des champions s’avère quasi inexistant avec une unique passe décisive face à Galatasaray. Contre des mastodontes comme Liverpool, Naples ou l’Atlético Madrid, l’attaquant français a purement et simplement disparu de la feuille de match.
Sa dernière titularisation, lors du match nul face à Heidenheim (1-1), a symbolisé toutes ses difficultés : 76 minutes ternes et une action manquée à trois mètres du but. L’entraîneur de Francfort, Dino Toppmöller, n’a pas mâché ses mots : « C’est à Elye de se montrer lorsqu’il est aligné (…) il doit travailler encore plus dur » (source : L’Équipe).
Départ express dès l’hiver : la Bundesliga, une parenthèse à oublier ?
Alors que les dirigeants de Francfort, à commencer par le manager général Markus Krösche, s’impatientent face au rendement famélique du jeune attaquant (« Il manque clairement de confiance »), les rumeurs d’un départ en janvier 2026 commencent à enfler. La presse allemande annonce même que le club envisage de recruter un nouvel avant-centre cet hiver — une indication claire que l’expérience Wahi pourrait se solder prématurément.
Un retour en France n’est donc pas à exclure. Plusieurs clubs de Ligue 1 surveilleraient déjà la situation du joueur. Le PSG, toujours à l’affût de jeunes profils offensifs à fort potentiel pour enrichir sa rotation derrière Kolo Muani et Gonçalo Ramos, pourrait-il se greffer au dossier ? Et surtout, l’OM, qui connaît bien le joueur, envisagera-t-il une « opération rachat » pour relancer un striker en perte de vitesse mais encore jeune (seulement 22 ans) ?
En tout cas, pour Elye Wahi, la chute aura été rude. Après une demi-saison mitigée sous les couleurs phocéennes, son objectif européen s’est transformé en cauchemar. Le contraste est saisissant avec ses anciens comparses olympiens, certains ayant brillé en Ligue des champions 2025-2026 avec Marseille — un parcours que surveillent de très près les rivaux parisiens, toujours soucieux de leur domination nationale.
Le cas Wahi souligne les limites du projet marseillais
Au-delà de la situation individuelle du joueur, ce revers pose aussi question sur la capacité de l’OM à valoriser ses talents ou à tirer profit du marché des transferts. Vendu pour 20 millions d’euros, Wahi quitte un club en pleine transition (avec Benatia et Longoria à la manœuvre), et ne parvient pas à confirmer son potentiel ailleurs. Faut-il y voir un problème d’intégration dans les projets de jeu ?
Pendant que l’OM lutte pour conserver sa place sur le podium de Ligue 1 2025-2026, cette gestion des jeunes talents, en particulier dans le secteur offensif, reste un point sensible. Tandis que le PSG capitalise sur des profils polyvalents et une profondeur offensive redoutable, Marseille semble peiner à stabiliser ses joueurs offensifs sur le long terme.
Si Elye Wahi revient en France cet hiver, son futur club devra lui offrir plus de stabilité que Francfort ou même l’OM. L’ex-attaquant montpelliérain dispose encore d’une belle marge de progression, mais le temps presse. Et en haut de la Ligue 1, les places sont chères… surtout quand le PSG ne laisse que des miettes.