Alors que l’Olympique de Marseille prépare les échéances cruciales de la saison 2025-2026, une ombre plane sur l’un de ses hommes forts : Nayef Aguerd. Le défenseur marocain, arrivé cet été avec l’ambition de solidifier une défense souvent fébrile par le passé, fait actuellement l’objet d’une surveillance médicale de tous les instants. La raison ? Une pubalgie persistante qui pourrait fragiliser sa préparation… et celle du club phocéen.
Une blessure sous contrôle… mais un timing complexe
Selon les informations de RMC Sport, Nayef Aguerd souffre d’une gêne depuis plusieurs semaines, au point de devoir quitter prématurément le terrain face à Brest. Malgré ça, le défenseur reste déterminé à rejoindre ses coéquipiers de la sélection marocaine, non pas forcément pour disputer les matchs amicaux contre le Mozambique et l’Ouganda, mais pour y poursuivre un traitement adapté.
L’international marocain devrait observer une période de repos d’au moins quinze jours pour espérer retrouver l’intégralité de ses moyens. Un scénario qui complique évidemment la tâche du staff olympien, notamment à l’approche du déplacement toujours électrique à l’Allianz Riviera contre Nice. Dans une défense qui manque parfois de leadership et d’autorité dans les airs, Aguerd est plus que jamais une pièce maîtresse.
Un choix stratégique entre club et nation
Le timing de cette blessure, à quelques semaines seulement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), soulève inévitablement la question : l’OM peut-il se permettre de voir partir un joueur-clé diminué ? Surtout lorsqu’on se rappelle des moments charnières où le staff marseillais a dû bricoler en défense, parfois même contre le rival parisien…
Car oui, une CAN 2025 au Maroc (du 21 décembre au 18 janvier) signifie une absence d’un mois pour Nayef Aguerd si sa participation est confirmée. Une absence en championnat et potentiellement en Ligue Europa, dont les phases à élimination directe débuteront dès février. Et à ce niveau de la compétition, chaque détail tactique compte face à des adversaires bien mieux structurés que lors des premières journées de Ligue 1.
Or, d’après La Minute OM sur X (anciennement Twitter), Aguerd n’est pas inquiet. Bien au contraire, le défenseur garde une confiance totale dans sa capacité à se rétablir complètement à temps pour la CAN. Signe de sa sérénité : il mise sur une reprise progressive, étroitement encadrée par le staff de l’OM et celui la sélection marocaine.
Quel impact pour l’OM dans la phase charnière de la saison ?
Depuis le début de la saison 2025-2026, le schéma défensif marseillais a retrouvé une certaine stabilité avec un trio Sutton – Aguerd – Mbemba très complémentaire. Se passer du Marocain, c’est modifier l’équilibre d’une colonne vertébrale patiemment mise en place. D’autant plus que l’OM peine parfois à aligner une équipe type en raison de suspensions ou de petits pépins physiques récurrents… un manque de profondeur que Paris, par exemple, n’a pas grâce à son effectif XXL.
Si Aguerd venait à prolonger son indisponibilité ou à rechuter avant ou pendant la CAN, Pablo Longoria et Gennaro Gattuso devront rapidement envisager une solution. Renforcer cet hiver la défense ? Difficile sans départ. Promouvoir un jeune du centre ? Risqué sur le plan de l’expérience, surtout dans l’arène européenne. Le choix de laisser partir Aguerd affaibli pourrait donc créer une onde de choc bien plus grande que prévue.
Dans ce contexte, les discussions en cours avec la sélection marocaine sont cruciales. Les deux camps cherchent à garantir un retour sécurisé, en limitant les risques pour l’avenir du joueur. Une gestion délicate, d’autant que la CAN est une compétition à très forte exposition médiatique, un vrai enjeu pour l’image de tout joueur professionnel.
Conclusion : entre précaution et ambition
Nayef Aguerd, même diminué, reste un leader tant sur le terrain que dans le vestiaire olympien. Son professionnalisme et sa lucidité devraient peser dans la balance pour prendre la meilleure décision, tant pour sa santé que pour les ambitions sportives de Marseille… et du Maroc. Car en coulisses, c’est tout un fragile équilibre que cherchent à préserver les dirigeants marseillais : rester compétitifs sans mettre en danger un de leurs piliers défensifs.
La prochaine CAN promet déjà d’être une épreuve logistique et tactique pour le club phocéen. Et chaque jour sans Aguerd remet encore davantage sous pression une équipe bien loin de disposer des doublons que le PSG s’offre à chaque poste.