Et si l’Olympique de Marseille avait enfin trouvé son maillon manquant au milieu de terrain ? Recruté in extremis lors du mercato estival 2025, Arthur Vermeeren s’impose déjà comme l’une des clés du système de Roberto De Zerbi. Sous la coupe de Medhi Benatia, directeur sportif arrivé il y a moins d’un an, l’OM semble avoir flairé la bonne affaire. Comparé à Sergio Busquets, le jeune milieu belge de 20 ans fait une entrée fracassante sur la scène de la Ligue 1. Décryptage d’un profil qui fait déjà chavirer le Vélodrome… et grincer quelques dents du côté de Paris.
Arthur Vermeeren : un profil à la Busquets qui change la donne au milieu
Arrivé sous la forme d’un prêt du RB Leipzig dans les dernières heures du mercato, Vermeeren a rapidement fait oublier son statut de dernière minute. En quelques titularisations, il est devenu un incontournable du milieu marseillais, au point que certains observateurs – à commencer par Thierry Siquet, formateur reconnu en Belgique – lui trouvent des airs de Sergio Busquets : « Toutes proportions gardées […] il voit les choses avant les autres, il a des qualités de vision et d’anticipation », confiait-il à La Provence.
D’un point de vue tactique, le Belge incarne à merveille le concept du ‘regista’ cher à Roberto De Zerbi. Positionné à la base du milieu, souvent à côté de Kondogbia ou Rongier dans un double pivot, Vermeeren agit en véritable chef d’orchestre : relance courte, orientation du jeu, couverture défensive. Une panoplie qui manque cruellement à plusieurs clubs… y compris au PSG cette saison, où les milieux parisiens peinent toujours à offrir la même stabilité.
Une signature stratégique de Medhi Benatia
En coulisses, cette réussite porte bien la signature d’un homme : Medhi Benatia. L’ancien défenseur marocain reconverti directeur sportif prouve dès ce mercato estival 2025 qu’il sait flairer les bons dossiers. À 20 ans, Vermeeren fait figure de pépite montante en Belgique et en Bundesliga. Malgré une rude concurrence, l’OM a réussi à obtenir un prêt avec option d’achat grâce à l’audace du duo Benatia-Longoria, maître absolu des coups de fin de mercato depuis des années.
Si cette opération venait à se conclure par un transfert définitif, c’est une vraie masterclass sportive et financière pour l’OM. Un potentiel deal qui pourrait rappeler certains coups marseillais à la Gerson ou Guendouzi, mais avec encore plus d’impact à long terme. Un mouvement que Paris aurait aimé signer à sa place, alors que le rival de la capitale multiplie les recrutements de stars surpayées au rendement décevant.
Quel impact pour la saison 2025-2026 ?
D’un point de vue compétitif, le timing est parfait. L’OM vise un retour dans le Top 3 et une qualification directe pour la Ligue des champions. En Ligue Europa, les hommes de De Zerbi veulent aussi dépasser les huitièmes de finale, objectif manqué la saison précédente. Vermeeren apporte cette solidité, cette intelligence de placement et cette capacité à anticiper les transitions adverses, essentielles dans les gros matchs.
Face au PSG, dans le Classique tant attendu en décembre, il pourrait bien devenir l’un des hommes clefs. Son jeu tout en sobriété, à la Busquets, tranche avec les profils plus explosifs de Vitinha et Ugarte à Paris. S’il confirme, Arthur Vermeeren pourrait bien devenir l’un des visages de cette nouvelle ère à l’OM, symbolisée par un jeu plus intelligent, plus technique et tourné vers la maîtrise collective.
Conclusion : un diamant brut à polir
L’OM a peut-être mis la main sur une perle rare. À 20 ans, Arthur Vermeeren n’a pas encore l’aura de Busquets, mais il en a indéniablement le profil : vision du jeu, sérénité et efficacité. Une aubaine pour De Zerbi, passionné par les milieux « pensants », et une belle revanche pour le club phocéen, souvent critiqué pour ses recrues étrangères sans impact. En pleine saison 2025-2026, alors que l’OM rêve de détrôner un PSG en reconstruction, le jeune Belge pourrait devenir l’un de ses piliers les plus solides.