OM : le plan secret avec le Maroc pour sauver Nayef Aguerd avant la CAN 2025

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que la saison 2025-2026 bat son plein, l’Olympique de Marseille doit gérer une situation aussi délicate que stratégique avec l’un de ses joueurs clés : Nayef Aguerd. Blessé à une pubalgie à quelques semaines de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc, le défenseur central, pilier de la sélection marocaine et atout majeur de Roberto De Zerbi, fait l’objet d’un plan de récupération intensif monté main dans la main entre le club phocéen et la fédération marocaine.

Un timing délicat pour l’OM et le Maroc

Sorti sur blessure contre Brest lors de la 14e journée de Ligue 1, Nayef Aguerd a immédiatement suscité l’inquiétude dans les rangs marseillais. Le diagnostic est tombé : rechute de sa pubalgie. À 29 ans, et après une première partie de saison éprouvante avec l’OM en Ligue 1 et en Ligue Europa, le défenseur se retrouve au cœur d’un casse-tête médical à quelques semaines d’une compétition continentale très attendue dans son pays.

L’Olympique de Marseille, actuellement en lutte pour les places européennes, voit là un possible coup dur si son défenseur devait manquer plusieurs semaines. Mais au lieu d’entrer en conflit avec la sélection marocaine, comme l’aurait fait certains clubs dans le passé, la direction phocéenne a opté pour une approche coopérative bienvenue.

L’OM choisit l’apaisement : collaboration avec la fédération marocaine

Contrairement à d’autres cas où les clubs bloquent leurs internationaux (souvenons-nous des tensions passées du PSG autour d’Achraf Hakimi ou Neymar lors des trêves), l’OM a décidé de travailler main dans la main avec la Fédération Marocaine de Football. L’objectif ? Mettre en place un programme de soins optimisé qui permettrait à Aguerd d’être opérationnel pour le lancement de la CAN, sans pour autant compromettre sa saison en club.

Comme le rapporte Foot Mercato, un protocole de soins a été validé par les deux institutions. Selon RMC Sport, Aguerd ne participera à aucun match amical durant le rassemblement international de novembre. Il accompagnera néanmoins ses coéquipiers marocains, assistant aux rencontres face au Mozambique (le 7 novembre) et à l’Ouganda (le 12 novembre) depuis les tribunes. Une décision judicieuse, qui doit lui permettre de rester impliqué dans la dynamique de groupe tout en poursuivant sa récupération.

Un joueur indispensable pour la CAN… et pour l’OM

Si la fédération marocaine joue gros à domicile pour cette CAN 2025, Aguerd n’en reste pas moins un pion essentiel pour Marseille. Solide dans les duels, précieux dans la relance, le défenseur central a su s’imposer comme une autorité incontestée dans la charnière défensive. Roberto De Zerbi, qui prône un jeu exigeant sur le plan technique, compte énormément sur l’ancien joueur de West Ham pour tenir la baraque. Son absence serait d’autant plus problématique que l’OM n’a pas encore trouvé une réelle stabilité défensive cette saison.

En parallèle, c’est une mauvaise nouvelle pour le Maroc qui doit également composer avec l’incertitude autour d’Achraf Hakimi. Le latéral droit du PSG, blessé aux ischios en Ligue des champions, pourrait manquer les premiers matches de la phase de groupes. Une fragilité défensive qui pourrait compromettre les ambitions des Lions de l’Atlas, finalistes annoncés et portés par tout un peuple à domicile.

Quels impacts pour la saison de l’OM ?

À court terme, l’absence d’Aguerd oblige De Zerbi à revoir ses plans. Les jeunes Leonardo Balerdi et Isaak Touré pourraient être appelés à enchaîner, sans compter le rôle accru de Samuel Gigot. En championnat, Marseille reste à la lutte pour le podium, et en Ligue Europa, la phase de groupes laisse espérer un printemps européen si le groupe résiste au choc. L’indisponibilité d’un pilier central pourrait freiner cette dynamique fragile.

Si la coopération entre l’OM et la sélection marocaine aboutit à un retour réussi d’Aguerd pour la CAN et sans rechute pour le reste de la saison, cela pourrait même poser les bases d’un nouveau modèle de gestion des internationaux, à l’image de cette alliance stratégique. De quoi faire pâlir certaines institutions comme le PSG, où l’équilibre entre intérêt club et sélection reste toujours aussi épineux et sujet à polémique.

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