Alors que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 approche à grands pas, l’Algérie entame sa préparation ce jeudi face au Zimbabwe avec une composition largement remaniée. Un choix stratégique du sélectionneur Vladimir Petkovic, bien décidé à corriger les échecs passés. Pour les supporters marseillais comme parisiens qui scrutent le vivier africain, cette première rencontre amicale pourrait révéler des futurs adversaires européens… et pourquoi pas des renforts de Ligue 1.
Un onze expérimental sans Mahrez : Petkovic teste ses cartes
Pour cette première sortie de l’année 2025, Vladimir Petkovic a opté pour un onze de départ largement modifié. L’ex-entraîneur des Girondins de Bordeaux, désormais à la tête des Fennecs, semble vouloir relancer une dynamique après deux déceptions continentales consécutives (éliminations précoces à la CAN 2021 et CAN 2023). Première décision forte : Riyad Mahrez débute sur le banc, permettant à Baghdad Bounedjah d’endosser le brassard de capitaine. Une symbolique forte qui illustre la volonté de renouvellement de Petkovic.
Voici la composition officielle alignée par l’Algérie face au Zimbabwe : Benbot – Belghali, Belaïd, Chergui, Hadjam, Aït-Nouri – Zerrouki, Bennacer – Maza – Amoura, Bounedjah.
À noter les titularisations d’Aït-Nouri (Wolverhampton) et du milanais Ismaël Bennacer, deux éléments qui pourraient porter l’équilibre du milieu algérien dans la compétition. Le jeune Maza, très en vue en Ligue 2 française cette saison, obtient une belle opportunité au poste de meneur. Côté attaque, c’est le duo Amoura-Bounedjah qui mène l’avant-garde.
Quelles ambitions pour la CAN 2025 ? Une réponse attendue dès aujourd’hui
Ce match face au Zimbabwe, modeste adversaire mais toujours accrocheur, représente bien plus qu’une simple répétition : c’est un premier test psychologique pour une Algérie en quête de rédemption. Depuis le sacre de 2019, les Fennecs ont enchaîné les désillusions, notamment avec une sortie de route en phase de poules lors de la dernière CAN. Vladimir Petkovic doit trouver rapidement la bonne formule s’il veut redonner à l’Algérie son statut de géant d’Afrique.
Du côté de l’OM, ce match est suivi avec attention. Plusieurs joueurs algériens sont surveillés de près par la cellule de recrutement olympienne, en particulier Aït-Nouri pour renforcer le couloir gauche. Les Marseillais savent l’importance de miser sur des profils africains talentueux, comme le montre le passé avec Lihadji ou plus récemment Harit (Maroc).
Dans cette optique, la rencontre contre le Zimbabwe servira surtout à mesurer l’état de forme des cadres et le potentiel des jeunes en vue de la CAN 2025, mais aussi de la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2026. Une double échéance capitale pour une fédération algérienne sous pression constante.
Rivalité indirecte : l’OM et le PSG à l’affût des talents nord-africains
Le lien entre ce match amical et les grandes écuries françaises ne doit pas être ignoré. Le PSG, qui a souvent misé sur des talents africains comme Hakimi ou Gueye, garde un œil stratégique sur les sélections africaines. De son côté, l’Olympique de Marseille, en pleine réflexion sur sa stratégie de recrutement 2025-2026, pourrait voir en certains joueurs comme Amoura ou Bennacer des profils à intégrer dans une rotation européenne.
La rivalité entre Paris et Marseille s’exprime aussi dans les coulisses du marché des transferts, et cette fenêtre internationale constitue un véritable terrain d’observation. Les compétitions internationales sont souvent le théâtre de révélations, et les Fennecs n’ont jamais manqué de produire des talents capables de briller en Ligue 1.
En somme, le match Algérie – Zimbabwe n’est que le début d’un long chemin vers la reconstruction pour les Verts, mais il pourrait bien influencer indirectement les dynamiques du football français, de la Canebière au Parc des Princes.