OM : Aubameyang revient sur son fiasco à Chelsea, un tournant crucial dans sa carrière

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

De Dortmund aux sommets de la Premier League avec Arsenal, en passant par le FC Barcelone, Pierre-Emerick Aubameyang a connu une carrière aussi prolifique que mouvementée. Mais s’il y a bien une étape qu’il voudrait effacer, c’est son passage éclair à Chelsea. Aujourd’hui fer de lance de l’attaque olympienne en ce début de saison 2025-2026, l’attaquant gabonais est revenu sans détour sur cette période noire. Un aveu fort, sincère, et aux conséquences importantes pour l’OM.

Un transfert précipité chez les Blues : erreur stratégique, regrets personnels

En janvier 2023, Aubameyang quitte Barcelone pour rejoindre Chelsea. Sous pression après un cambriolage violent à son domicile espagnol et mis sur le marché des transferts avec Memphis Depay, il accepte l’offre londonienne principalement pour des raisons familiales. « C’était Chelsea ou rien », résume-t-il dans le podcast Troopz. Il espérait y retrouver son ancien entraîneur à Dortmund et au PSG, Thomas Tuchel. Sauf que le destin en a décidé autrement : l’Allemand est limogé quelques jours après son arrivée. Graham Potter prend le relais, et Aubameyang se retrouve relégué au second plan dans un club en pleine reconstruction post-Abramovich.

Le résultat est sans appel : 3 petits buts en 21 apparitions toutes compétitions confondues. Son rendement chute, et avec lui, sa confiance. Le choc psychologique du cambriolage à Barcelone continue de le hanter. « Je faisais des nuits blanches à enchaîner les cauchemars. Sans sommeil, je ne pouvais pas être performant », avoue-t-il. Cette période marque une fracture dans sa carrière, à l’opposé du parcours réussi d’un Olivier Giroud, qui avait franchi le même cap Arsenal–Chelsea avec brio.

Impact à l’OM : une renaissance attendue sous haute pression

Arrivé à Marseille à l’été 2023, Aubameyang a mis du temps à retrouver son instinct de buteur, mais la saison 2025-2026 semble enfin marquer sa résurrection. Sous les ordres de Roberto De Zerbi, l’OM s’est affirmé comme un sérieux prétendant au top 3 de Ligue 1, et le Gabonais en est un pilier offensif, bien plus aligné avec la philosophie dynamique et verticale du coach italien.

Sa mauvaise expérience à Chelsea a renforcé une mentalité de revanche. Surclasser Paris dans le sprint final pour la Ligue des Champions est autant un objectif sportif qu’une affaire personnelle. En conférence de presse, De Zerbi précisait : « L’équipe bénéficie aujourd’hui d’un Aubameyang plus mature, qui canalise ses émotions pour impacter les matchs » (source : OM.fr).

C’est une opportunité rare pour l’OM : capitaliser sur l’expérience d’un joueur revenu de l’enfer, déterminé à laisser une empreinte tangible en Ligue 1. Et l’obsession de battre le PSG – on s’en doute – trotte autant dans la tête du Gabonais que dans celle des supporters.

OM-PSG : une rivalité relancée par la soif de rachat

Alors que Paris reste le club à battre, la saison actuelle voit l’écart entre les deux géants se réduire. Aubameyang, auteur de 6 buts en 9 matchs depuis le début du championnat, incarne cette montée en puissance du projet marseillais. Face à un Kylian Mbappé toujours aussi affûté, chaque Classique devient une vitrine pour montrer qu’il n’a rien perdu de sa vivacité ni de son flair. Les confrontations OM-PSG s’annoncent comme des duels d’icônes, où le passé redéfinit le présent.

Et cette volonté de redorer son image, de transformer l’erreur Chelsea en moteur psychologique, donne à Aubameyang une place particulière dans l’histoire contemporaine de l’OM. Loin des tumultes londoniens, c’est à Marseille que le Gabonais écrit peut-être le chapitre le plus humain – et le plus déterminant – de sa carrière.

En résumé : Le fiasco Chelsea n’est plus un trauma, mais une leçon. Aubameyang l’a transformé en carburant pour réussir à l’OM, où la quête de rachat prend une saveur particulière lorsqu’il s’agit de dépasser Paris. Un moteur de motivation qui pourrait bien faire chavirer le Vieux-Port… et les ambitions parisiennes.

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