À mesure que la saison 2025-2026 entre dans sa phase décisive, une ombre plane sur l’une des compétitions les plus emblématiques du football français : la Coupe de France. La menace d’un désengagement de France Télévisions concernant la diffusion des rencontres met en péril la visibilité du tournoi… et cela pourrait impacter directement l’OM, club habitué aux grandes épopées nationales.
Coupe de France sans diffuseur : un véritable séisme médiatique en préparation
Le 15 novembre 2025, Onze Mondial révélait une information préoccupante : France Télévisions, diffuseur historique de la Coupe de France, envisagerait de ne pas postuler lors du prochain appel d’offres lancé par la FFF. Motif ? Un désalignement économique entre le coût des droits TV et les audiences, jugées insuffisantes en comparaison des investissements publicitaires envisagés.
Cette hypothèse jette un flou total sur l’avenir médiatique d’un tournoi crucial pour de nombreux clubs, notamment l’Olympique de Marseille, dont les ambitions passent aussi par un parcours étincelant dans cette compétition. En 2024-2025, le club phocéen avait échoué en demi-finale face au Stade Rennais, privant les supporters marseillais d’une finale tant attendue au Stade de France.
Sans diffuseur crédible, non seulement les retombées économiques pour les clubs diminuent, mais la magie populaire de la Coupe de France, celle qui permet aux petits clubs de briller sous les projecteurs, risque de disparaître.
Un coup dur pour l’OM, ses ambitions et ses supporters
Pour l’Olympique de Marseille, actuel troisième de Ligue 1 à la trêve hivernale en 2025, avec une dynamique positive depuis l’arrivée de Roberto De Zerbi l’été dernier, cette incertitude complique la gestion de la saison. Le club mise sur toutes les compétitions disponibles – championnat, Ligue Europa et Coupe de France – pour remplir ses objectifs sportifs majeurs : revenir sur le podium national et, si possible, ramener un trophée à la maison.
La Coupe de France reste un levier stratégique. Moins contraignante que les joutes européennes, elle offre un accès direct à l’Europa League (voir Ligue Europa Conférence selon le classement final de Ligue 1), en plus d’un trophée très prisé par les fans marseillais. Ce serait également une opportunité pour De Zerbi de développer sa culture de la gagne en France.
Dans un autre registre, l’absence de diffusion compromet également l’exposition médiatique du club face à l’ennemi juré : le PSG. On le sait, les confrontations entre Paris et Marseille en Coupe génèrent d’énormes audiences. Supprimer cet écho médiatique, c’est amoindrir l’impact de l’OM dans la rivalité la plus intense de France.
FFF sous pression, clubs inquiets, pistes alternatives évoquées
Du côté de la Fédération Française de Football, on tente de relativiser. Selon L’Équipe, la FFF étudierait la possibilité de scinder les droits pour attirer des diffuseurs digitaux comme Amazon Prime Video, déjà bien ancrée dans l’univers Ligue 1. Mais un désengagement du service public signerait le départ d’une époque où football et télévision gratuite allaient de pair.
Pour l’OM, qui compte sur sa base de fans nationale – et pas uniquement dans le sud –, cette diffusion en clair est essentielle. Elle permet de garder le lien avec les supporters éloignés géographiquement. Dans un contexte de surenchère digitale et de fragmentation des audiences, la gratuité des matchs nationaux pourrait devenir une denrée rare… au détriment de la passion populaire.
Alors que la saison 2025-2026 approche des 1/16es de finale, les clubs de l’élite, dont l’OM, réclament de la visibilité et des garanties. Et les supporters, eux, n’imaginent pas vivre les exploits d’un Sarreguemines en silence audiovisuel. La pression populaire pourrait jouer un rôle non négligeable dans le sauvetage du format actuel.
Conclusion : un bras de fer aux conséquences sportives et symboliques
Au-delà du débat économique, c’est bien la passion autour de la Coupe de France qui est en jeu. Une compétition faite pour tous, où David peut encore battre Goliath. Pour l’Olympique de Marseille, institution populaire par essence, ce tournoi a toujours été un pilier d’identité. Le voir privé de sa diffusion serait non seulement un revers stratégique, mais aussi une blessure culturelle.
Affaire à suivre de très près, d’autant que le rival parisien, souvent favorisé par l’exposition télévisée, pourrait tirer son épingle du jeu dans cette nouvelle configuration. Et on le sait : entre Paris et Marseille, la moindre étincelle devient incendie.