OM : La blessure de Nayef Aguerd plonge De Zerbi dans l’inconnu avant un calendrier chargé

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis son arrivée cet été en provenance de West Ham, Nayef Aguerd a métamorphosé la défense marseillaise. Recruté pour apporter expérience, rigueur et leadership, le défenseur marocain n’a pas tardé à devenir un pilier de l’arrière-garde phocéenne. Mais aujourd’hui, c’est tout un pan du système de Roberto De Zerbi qui vacille. Touché par une pubalgie tenace, Aguerd est sur la touche… et pour une durée indéterminée.

Une blessure au pire moment pour l’OM

Le timing de cette blessure est catastrophique pour l’Olympique de Marseille. En plein cœur d’un automne chargé avec l’enchaînement des matchs de Ligue 1, de la Ligue Europa et la qualification en huitièmes de finale en vue, l’absence d’Aguerd tombe mal. La pubalgie contractée avant la trêve internationale, lors de la rencontre face à Brest, a forcé le défenseur à lever le pied. Malgré sa volonté de jouer avec le Maroc durant les matchs de qualification pour la CAN 2025, le verdict est tombé : impossible de poursuivre.

Selon La Provence, le joueur est rentré prématurément à Marseille pour entamer un protocole de soins à la Commanderie. Aucune date de retour n’a été avancée, ce qui augmente l’incertitude autour de son état physique, à l’heure où l’OM doit affronter des adversaires directs pour la qualification européenne, dont notamment Lyon, Nice… et bien sûr le PSG. Le Classique du 9 décembre pourrait se jouer sans lui, une donne cruciale dans ce duel toujours sous haute tension.

Un chantier tactique majeur pour Roberto De Zerbi

Ce coup dur oblige Roberto De Zerbi à revoir ses plans défensifs. Depuis le début de la saison 2025-2026, l’Italien avait trouvé un certain équilibre avec Aguerd en charnière centrale – souvent associé à Chancel Mbemba ou Leonardo Balerdi. Avec son sens du placement, sa capacité à relancer proprement et ses qualités de duel, le Marocain incarnait la stabilité tant recherchée par le coach transalpin.

Sans lui, l’OM perd bien plus qu’un simple défenseur : c’est un leader de vestiaire, un relais sur le terrain et un cadre dans la relance. De Zerbi n’a désormais que peu d’options confirmées pour le remplacer. Mbemba semble en dedans depuis le début de saison, tandis que Balerdi alterne le bon et le moins bon. Le jeune Roggerio ou le néo-Marseillais Ismaël Koné (pas encore rôdé au niveau européen) devront peut-être être lancés dans le grand bain. Le calendrier chargé risque donc de devenir un véritable chemin de croix.

Une situation préoccupante pour la suite de la saison

La gestion de cette blessure pourrait avoir un impact direct sur les ambitions de l’OM en 2025-2026. En Ligue 1, les hommes de De Zerbi luttent pour rester dans le top 4, dans une lutte acharnée avec Nice, Monaco et surtout le PSG, actuel leader du championnat. L’absence d’un cadre comme Aguerd crée un déséquilibre dont Paris pourrait bien profiter pour accentuer son avance, notamment à l’approche du Classique.

En Ligue Europa, c’est un tout autre problème. L’OM, qui vise plus qu’un simple parcours symbolique, aura besoin de toute sa force défensive pour négocier les confrontations à élimination directe. Et sans son pilier central, cette perspective devient nettement plus incertaine.

Enfin, côté marocain aussi, cette blessure tombe mal. La CAN 2025, organisée… au Maroc, débute en janvier. Regragui compte énormément sur l’expérience d’Aguerd pour mener la défense des Lions de l’Atlas. L’heure tourne, et son absence prolongée pourrait remettre en cause sa participation au tournoi continental.

Un retour encore incertain

Le silence médical entourant Nayef Aguerd maintient tout le monde dans le flou. Ni l’OM, ni la Fédération marocaine n’ont communiqué de date de reprise. Une situation frustrante pour De Zerbi, qui doit avancer sans l’un de ses principaux cadres mais aussi sans visibilité. Les pubalgies sont réputées difficiles à soigner et parfois longues à guérir, allant de quelques semaines à… plusieurs mois en cas de rechute.

Cette incertitude permanente pèse sur le collectif. À l’approche des gros rendez-vous, Marseille espère rapidement voir son roc revenir. Mais en attendant, c’est avec des solutions de remplacement qu’il faudra faire bloc face aux prochaines tempêtes… notamment la tornade parisienne, toujours ravie d’exploiter les failles marseillaises.

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