Le score est sans appel : 5-1 pour l’Olympique de Marseille dans le chaudron niçois de l’Allianz Riviera. Un véritable récital offensif pour les hommes de Roberto De Zerbi, qui confirment leur montée en puissance en cette saison 2025-2026. En face, les Aiglons sombrent et dévoilent des statistiques de plus en plus préoccupantes.
Une défaite historique pour l’OGC Nice
Le public niçois peine encore à réaliser l’ampleur de la déroute. Subir la loi de l’OM, à domicile, sur ce score fleuve de 5-1 — voilà qui ravive de douloureux souvenirs sur la Côte d’Azur. Il faut remonter à la saison 1996-1997 pour retrouver une telle spirale négative : à l’époque, sous l’ère de la vieille Division 1, l’OGC Nice avait déjà subi 13 défaites lors de ses 19 premiers matchs officiels. Cette claque reçue face aux Phocéens est la 12e de la saison en seulement 19 rencontres officielles.
Statistiquement, c’est un cauchemar. Le compte Twitter @Statsdufoot a résumé la situation : “L’OGC Nice compte 12 défaites après ses 19 premiers matchs officiels d’une saison pour la première fois depuis 1996/97 (13).” Les chiffres sont terribles et traduisent non seulement les fragilités défensives des Aiglons mais aussi une incapacité chronique à réagir dans les moments clés.
Une humiliation qui confirme la dynamique opposée entre OM et Nice
Quand Marseille monte en puissance, Nice dégringole. Ce succès phocéen n’a rien d’un accident. C’est tout simplement la vitrine de la transformation impulsée par De Zerbi depuis le début de la saison. Après avoir égalé un certain Marcelo Bielsa au niveau des performances offensives, le technicien italien voit son projet prendre forme à grande vitesse. Et le récital livré à l’Allianz Riviera, porté par un Greenwood en feu, en est une nouvelle preuve vivante.
À l’inverse, Franck Haise semble impuissant à redresser la barre. Son équipe pêche par un cruel manque de réalisme devant, une fébrilité défensive criante, et une confiance désormais évaporée. Ce 1-5 subit face à l’OM est d’autant plus marquant que Nice n’avait plus encaissé cinq buts en Ligue 1 depuis novembre 2017, lors d’un autre naufrage contre l’OL (0-5), marqué par un doublé de Memphis Depay. Huit ans plus tard, l’histoire se répète, mais cette fois face à l’un des plus grands rivaux historiques de la Ligue 1 : l’Olympique de Marseille.
Un OM en mission, un calendrier qui s’annonce décisif
Cette victoire, en plus d’avoir une saveur particulière pour les supporters de l’OM (et les fans du PSG qui scrutent de près les concurrents), permet aux Marseillais d’engranger des points cruciaux dans la course au podium. La saison 2025-2026 est plus serrée que jamais, et chaque démonstration comme celle de Nice renforce le statut de sérieux prétendant au titre ou à une qualification directe en Ligue des champions. Il faudra néanmoins répondre présent lors des prochaines échéances, notamment face à des adversaires aussi rugueux que Lille ou Rennes, sans oublier le choc toujours attendu face au Paris Saint-Germain.
De l’autre côté, la situation se tend dangereusement pour l’OGC Nice. Le prochain déplacement en Ligue Europa à Porto pourrait bien virer au cauchemar si aucune réaction n’a lieu. En Ligue 1, la confrontation à Lorient fin novembre pourrait être celle de la dernière chance pour Haise.
OM-PSG : plus qu’une rivalité, un révélateur
Ce genre de prestation marseillaise rappelle aux supporters du PSG que le Classique à venir pourrait bien ne pas être qu’un rendez-vous symbolique. L’OM version De Zerbi, boosté par Greenwood et un collectif enfin huilé, se présente en sérieux opposant dans le sprint national. Si Paris conserve une avance au classement, ces démonstrations offensives rappellent que la concurrence est plus que jamais présidente — et qu’un relâchement pourrait coûter cher.
En 2025-2026, la rivalité ne se limite pas à la passion du public ou à l’enjeu médiatique : elle se joue aussi sur le terrain, avec un OM qui renaît tactiquement et un PSG qui devra maintenir sa rigueur. Une chose est sûre : le prochain Classique sent déjà la poudre.