L’Olympique de Marseille tente un coup audacieux pour sauver son pari Hamed Junior Traoré. À bout de solutions après une série de pépins physiques, le club phocéen s’inspire de son rival parisien, le PSG, pour tenter l’impossible : relancer un joueur fragile mais prometteur. Une manœuvre qui en dit long sur les ambitions du club pour cette saison 2025-2026, où la constance physique est devenue aussi stratégique que la tactique de jeu.
Traoré, symbole frustrant d’un OM miné par les blessures
Arrivé en prêt de Bournemouth l’été dernier, Hamed Junior Traoré devait incarner la créativité offensive du projet marseillais version 2025. Mais après une belle prestation contre Lyon le 31 août, l’Ivoirien a lentement glissé dans une spirale d’indisponibilité. Touché à la cuisse droite en septembre, il enchaîne les rechutes et n’a pas pu disputer le 32e de finale de Coupe de France contre Bourg-en-Bresse, malgré une reprise programmée.
Une énième frustration pour les supporters, mais aussi pour un staff qui peine à stabiliser son effectif. Cet OM-là manque cruellement de dynamite sur les ailes, et le cas Traoré devient symbolique des difficultés du club à conserver ses talents à 100% sur la durée. En championnat comme en Ligue Europa, la profondeur de banc est souvent testée à son maximum, et chaque absence se paye cash, notamment face à des adversaires plus réguliers… comme le PSG.
Plan Qatar : Marseille copie le modèle Dembélé
Dans l’ombre, la cellule performance marseillaise a pris une décision forte : expédier Traoré en réathlétisation à l’étranger. Direction Aspetar à Doha. Ce centre de soins ultra-moderne, régulièrement utilisé par les clubs du Golfe et certaines stars mondiales, est devenu une destination prisée des joueurs en quête d’un retour express mais sécurisé.
Le Paris Saint-Germain avait déjà choisi cette option pour Ousmane Dembélé, qui y avait soigné ses blessures chroniques avant de retrouver un rendement convaincant. Amine Gouiri y a également séjourné récemment. L’OM a donc décidé de suivre ces traces et miser sur le savoir-faire qatari, loin du tumulte du centre RLD.
Un geste fort, car il montre à la fois l’importance que Marseille accorde au profil de Traoré, mais aussi le niveau d’urgence. L’entourage du joueur et le club veulent à tout prix éviter une rechute sur le terrain. Pour un staff médical déjà mis sous pression par les défections répétées de joueurs comme Balerdi ou Harit, ce choix est aussi une manière d’externaliser le risque.
Quel impact pour l’OM dans la course aux objectifs ?
À la veille de la réception du FC Nantes, la question est sur toutes les lèvres : quand reverra-t-on Hamed Junior Traoré à 100 % ?
La saison 2025-2026 est loin d’être un long fleuve tranquille pour Marseille. Cinquièmes de Ligue 1 après 18 journées, les Olympiens oscillent entre coups d’éclat et manques de constance. Le retour d’un Traoré en forme pourrait donner un supplément d’âme à une attaque qui peine à surprendre quand Aubameyang est isolé. À ce stade de la saison, l’OM reste en course en Ligue Europa et vise une qualification directe pour la Ligue des Champions. Chaque joker compte, et Traoré pourrait bien en être un.
Côté stratégie, difficile de ne pas noter que cette manœuvre ressemble beaucoup à celle du PSG avec certains de ses joueurs cadres. Une ironie du sort pour le club phocéen, souvent moqué par les Parisiens pour sa gestion médicale. Ici pourtant, c’est Paris qui devient le modèle.
Conclusion : un pari médical à haut risque
En envoyant son ailier au Qatar, l’OM prend une décision à contre-courant et s’offre une bouée de sauvetage inattendue. Le choix d’imiter le PSG pourrait bien être la bonne carte pour sauver une saison encore incertaine. Mais comme toujours avec les paris médicaux, rien n’est garanti. Le feu vert définitif pourrait intervenir courant janvier, avec une réintégration progressive à l’entraînement de l’équipe.
En attendant, les Marseillais espèrent que cette escapade au Moyen-Orient permettra à Traoré de retrouver enfin ce niveau qui a tant séduit lors de ses premières sorties sous le maillot olympien. Et de donner, enfin, la réplique à Dembélé & Co sur le terrain…