Le choc tant attendu entre le PSG et l’OM pour le Trophée des Champions 2026 s’annonce sulfureux avant même le coup d’envoi. Non pas à cause d’une blessure de dernière minute ou d’une déclaration d’un joueur, mais bien à cause du lieu de la rencontre : le Koweït. Une décision qui fait polémique et que l’entraîneur marseillais, Roberto De Zerbi, n’a pas hésité à critiquer ouvertement en conférence de presse.
Un choix contesté qui électrise OM – PSG
Le Trophée des Champions 2026, véritable lever de rideau de la saison française, se tiendra ce jeudi… à plus de 5000 kilomètres de la Canebière, au Koweït. Une destination qui suscite la controverse, surtout chez les supporters et les acteurs du football français. Premier à monter au front : Roberto De Zerbi.
En marge de la reprise de la Ligue 1 avec la réception du FC Nantes, le technicien italien n’a pas mâché ses mots : « Le lieu me dérange, je pense que ça doit se jouer dans son propre pays, devant ses propres supporters, comme la Coupe de France », a-t-il déclaré face à la presse, des propos rapportés par Onze Mondial.
Cette sortie souligne une fracture grandissante entre les logiques économiques de la Ligue de Football Professionnel, qui souhaite internationaliser sa vitrine, et la vision plus identitaire d’un entraîneur fidèle à la passion populaire qui anime le football hexagonal. À la différence des supporters parisiens qui seront présents, les Ultras marseillais ont décidé de boycotter ce déplacement. Le coach olympien appuie leur décision : « J’aurais aimé faire ce choix moi aussi. »
Économie vs Passion : un débat explosif à l’aube de la saison 2025-2026
La délocalisation du Trophée des Champions n’est pas une première. Les éditions précédentes se sont succédé en Chine, au Canada, puis en Israël. Le PSG, habituel prétendant à ce trophée, s’est souvent plié à ces voyages sans trop de contestation. Mais cette fois, la présence de l’OM, qui revêt une charge émotionnelle différente pour ses fans, change la donne.
Roberto De Zerbi, nouvel homme fort du projet marseillais, s’affirme donc aussi en porte-drapeau d’une frange du football français qui privilégie l’enracinement local à l’expansion économique internationale. Cette sortie n’est pas anodine. Elle envoie un signal fort à ses joueurs, ses supporters et même à la direction de la Ligue. En pleine préparation pour la saison 2025-2026, où l’OM doit jongler entre Ligue 1 et Ligue Europa, ce positionnement pourrait ressouder les rangs du vestiaire autour de leur coach à la personnalité volcanique.
En face, le PSG d’un Luis Enrique toujours aussi méthodique ne s’est pas exprimé sur le sujet. À l’heure où les Parisiens cherchent à asseoir leur suprématie nationale et à faire oublier leur élimination précoce en Ligue des champions la saison dernière, cette confrontation contre Marseille s’annonce comme plus qu’un match de gala. C’est une déclaration d’intention.
Quel impact sur la suite de la saison ?
En filigrane, cette polémique place les deux clubs dans des dynamiques psychologiques opposées. Le PSG, fidèle à sa logique institutionnelle, reste concentré sur ses objectifs, peu importe le lieu. L’OM, lui, joue et vivra ce match pour ses valeurs. De Zerbi renforce son lien avec le Vélodrome et s’offre une légitimité encore plus marquée face aux fidèles supporters marseillais.
Ce match, prévu au Koweït donc, pourrait envoyer des ondes de choc au-delà d’une simple victoire : derrière les mots de De Zerbi, c’est la souveraineté du football français qui est en débat. Et si jamais l’OM venait à s’imposer contre le PSG sur terrain étranger, ce succès aurait un goût particulier : celui de la victoire du cœur contre le portefeuille.