OM – Nantes : rouge pour Vermeeren, but encaissé… Marseille coule à la pause !

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille a vécu une première période cauchemardesque face au FC Nantes ce dimanche 2 novembre 2025, lors de la 13e journée de Ligue 1. Une expulsion sévère, un but encaissé et un Vélodrome glacé ont radicalement basculé la rencontre côté marseillais.

Un tournant brutal dès la 25e minute : Vermeeren expulsé

Alors que l’OM semblait maîtriser les débats avec un pressing haut et une animation offensive intéressante, l’équilibre a volé en éclats à la 25e minute. Arthur Vermeeren, le milieu belge arrivé cet été en renfort, a vu rouge après un tacle mal maîtrisé sur le gardien nantais Anthony Lopes. Une décision que l’arbitre Clément Turpin a jugée immédiate, sans assistance vidéo nécessaire. Une expulsion qui semble logique selon les ralentis, mais qui symbolise surtout la nervosité croissante des Marseillais, déjà sous pression après un but refusé à Nantes pour un hors-jeu controversé.

La sanction tactique ne s’est pas fait attendre : Roberto De Zerbi a rapidement réorganisé son équipe dans une configuration 4-4-1. Exit le pressing haut, place à une attitude plus prudente. Mais ce réajustement n’a pas suffi à contenir l’enthousiasme nantais.

Le FC Nantes profite : Centonze glace le Vélodrome

À la 31e minute, le FC Nantes trouve l’ouverture. Parti du côté gauche, Abline dépose un centre parfait dans la surface. Gero Rulli, mal inspiré, manque son intervention et laisse le ballon à centonze, qui le pousse au fond. 1-0 pour les Canaris, et surtout une ambiance pesante au Vélodrome, où même les ultras semblent sidérés.

D’autant que les occasions marseillaises n’avaient pas manqué en début de rencontre : une tête d’Aubameyang bien détournée par Lopes et un poteau de Tabibou sur coup franc, symbole d’une première demi-heure frustrante et stérile pour les Phocéens. Mais au lieu de capitaliser, l’OM a sombré : domination technique mais faillite mentale après l’expulsion.

Une équipe en crise mentale ? De Zerbi face au mur

Ce genre de scénario rappelle à quel point l’OM 2025-2026 manque cruellement de stabilité psychologique. Alors qu’en Ligue Europa, les Phocéens impressionnent par leur maîtrise, c’est en championnat que tout s’effrite. La faute à un effectif manquant encore de repères collectifs, mais aussi à des choix discutables de De Zerbi, dont l’animation défensive montre ses limites dès que le tempo baisse ou qu’un fait de jeu vient perturber la dynamique.

Comparée à la rigueur du PSG, solide leader de Ligue 1 cette saison et rarement débordé même en infériorité numérique, l’OM semble trop souvent au bord de la rupture émotionnelle. Une faiblesse qui pourrait coûter cher dans la course au podium et dans la rivalité historique entre Paris et Marseille.

Quels leviers pour rebondir en seconde période ?

Avec un but de retard et un joueur en moins, la mission de De Zerbi s’annonce herculéenne. L’objectif est désormais clair : ne pas sombrer davantage et, pourquoi pas, arracher un nul héroïque. L’entrée possible de joueurs plus dynamiques comme Ndiaye ou Harit pourrait changer la donne. Mais attention : Nantes n’a rien à perdre et joue avec une légèreté retrouvée après une série noire. L’OM devra afficher un caractère de guerrier, un mental de vrai prétendant.

Cette déconvenue à domicile pourrait aussi impacter le climat autour du club, déjà sous tension après les critiques sur la rotation excessive instaurée par De Zerbi en championnat, alors que l’OM priorise visiblement l’Europe cette saison. Cela suffira-t-il à justifier une humiliation face aux 14es de Ligue 1 ? Rien n’est moins sûr avec une exigence qui grimpe semaine après semaine côté supporters… et au regard de la pression du PSG qui ne faiblit pas.

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