Le Trophée des Champions 2026, tant attendu entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, s’annonce bouillant. Mais du côté marseillais, la rencontre prend déjà une tournure inquiétante : trois absences confirmées viennent bouleverser les plans de Roberto De Zerbi. À quelques jours d’affronter son grand rival historique, l’OM devra composer sans Arthur Vermeeren, Nabil Nadir et probablement le pilier défensif Nayef Aguerd. Décryptage des enjeux, des conséquences et des alternatives possibles dans ce début d’année crucial pour l’OM.
Des suspensions qui tombent mal pour l’OM
Le début d’année 2026 ne pouvait pas plus mal démarrer pour l’OM. Lors de la rencontre face au FC Nantes, le club phocéen a perdu bien plus que trois points. Arthur Vermeeren, l’international belge, a été exclu très tôt dans la partie après un tacle non maîtrisé sur Anthony Lopes. Son remplaçant, Nabil Nadir, a réussi l’exploit de se faire exclure à son tour quelques minutes plus tard, récoltant deux cartons jaunes en un quart d’heure seulement.
Résultat immédiat et sans appel : selon le règlement disciplinaire de la LFP, tous deux sont automatiquement suspendus pour le prochain match officiel, à savoir le Trophée des Champions contre le PSG ce mercredi. Un coup dur, surtout face à une équipe parisienne rodée et qui espère démarrer cette année 2026 par un nouveau titre national.
Dans un match où l’intensité sera à son paroxysme, l’absence de Vermeeren, maître à penser du milieu marseillais, et de Nadir, jeune espoir en pleine progression, affaiblit considérablement l’assise centrale de l’OM. Face au milieu parisien probablement composé de Vitinha, Zaire-Emery et Lee Kang-In, c’est un déséquilibre dangereux qui se profile pour les Olympiens.
Nayef Aguerd, l’autre incertitude venue de la CAN
À cette double absence déjà préjudiciable s’ajoute une incertitude de taille : la disponibilité de Nayef Aguerd. Qualifié en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations avec le Maroc, le défenseur central n’est pas attendu à Marseille avant plusieurs jours, quel que soit le sort des Lions de l’Atlas contre la Tanzanie.
Roberto De Zerbi se retrouve donc dans un véritable casse-tête défensif. Déjà mis à mal par la fragilité de son arrière-garde lors des derniers matchs, l’OM pourrait devoir aligner une charnière expérimentale. Possibilités : Bamo Meïté ou Leonardo Balerdi pourraient être associés à Amir Murillo qui dépanne parfois dans l’axe, mais l’inexpérience combinée au manque de repères collectifs fait peser un gros doute sur la solidité défensive.
Face au PSG de Luis Enrique qui tourne à plein régime avec un Kolo Muani en feu, ces pertes d’effectif peuvent transformer le Trophée des Champions en voie de croix pour les Marseillais. Historiquement dominé dans cette compétition (le PSG compte neuf titres de suite entre 2013 et 2022 !), l’OM devra se montrer aussi tactique que courageux pour espérer créer l’exploit.
Un test tactique pour De Zerbi
Pour De Zerbi, ce match arrive comme un premier test sérieux de la nouvelle année 2026. Lui qui prône un jeu léché, tourné vers la possession et les transitions rapides, va devoir s’adapter à un effectif amoindri. L’absence de Vermeeren pourrait forcer le coach italien à repositionner Iliman Ndiaye ou Jordan Veretout dans un rôle plus axial. Sur le plan défensif, le repositionnement de Valentin Rongier comme sentinelle plus rigoureuse pourrait être envisagé.
Mais encore faut-il que les automatismes soient là. Et face à un adversaire du calibre du PSG, chaque erreur se paie cash. Les supporters marseillais espéraient débuter cette nouvelle saison avec un trophée pour marquer les esprits et rappeler leur ambition. Mais cette série noire remet tout en question.
Bien au-delà d’un simple duel de prestige, ce Trophée des Champions est aussi un thermomètre de la dynamique entre les deux rivaux. En cas de victoire parisienne, le PSG enverrait un nouveau message de domination sur l’OM. À l’inverse, un exploit olympien avec un effectif affaibli pourrait relancer une rivalité sportive sur la scène nationale… et raviver les cœurs phocéens.