Trophée des Champions 2026 : Les Ultras de l’OM clashent la LFP avec une banderole lunaire

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À cinq jours du très attendu Trophée des Champions 2026 entre le PSG et l’OM, la tension monte… mais pas uniquement sur le terrain. Ce sont les tribunes marseillaises, ou plutôt leur absence au Koweït, qui enflamment le débat. Une banderole provocante des South Winners, les Ultras emblématiques de l’Olympique de Marseille, a tiré à boulets rouges sur la Ligue de Football Professionnel (LFP) et ses choix stratégiques parfois lunaires…

Un Trophée des Champions une nouvelle fois délocalisé : la goutte de trop pour les fans marseillais

En misant sur le Koweït comme théâtre du Trophée des Champions 2026, la LFP poursuit sa politique de rayonnement international du football français. Ces dernières années, l’événement s’est tenu à Montréal, Doha, Shenzen ou encore Libreville, avec des fortunes diverses en termes d’affluence et de retombées médiatiques.

Mais du côté de la Canebière, c’est l’incompréhension. Déjà très critiques à l’égard de cette politique de délocalisation, les South Winners ont dégainé une banderole aussi ironique que percutante lors du match OM – FC Nantes : « Trophée des champions 2026 au Koweït. Pour 2027 sur la lune ? ».

Ce message vise directement la LFP, accusée de privilégier les intérêts commerciaux et géopolitiques au détriment de l’essence même du football : la ferveur populaire et la proximité avec les supporters. Une fracture désormais béante entre institutions et fans, dans un contexte de rivalité historique entre PSG et OM.

De Zerbi solidaire de ses fans mais contraint : « C’est mon travail »

Visiblement sur la même longueur d’onde, l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi a clairement exprimé son désaccord en conférence de presse. S’il n’entend pas boycotter la rencontre, l’Italien déplore un choix qui éloigne les clubs de leurs bases : « La Supercoupe de France doit se jouer dans le pays, devant les supporters. Mais j’irai au Koweït, car c’est mon travail. » (source : conférence de presse OM, 4 janvier 2026).

Une déclaration lucide et respectueuse, qui démontre l’équilibre subtil que De Zerbi cherche à maintenir entre ambition sportive et fidélité aux principes du club. Car ce match face au PSG ne sera pas anodin : il s’inscrit dans la stratégie générale de la saison 2025-2026, où l’OM vise un retour sur le devant de la scène nationale mais aussi européenne.

Privés de leurs Ultras pour soutenir l’équipe sur place, les Olympiens devront puiser leur force ailleurs pour ce choc qui s’annonce électrique, même à 5000 km du Vélodrome.

PSG – OM loin de France : quel impact sur le Classique et la saison ?

Historiquement, le Classique PSG – OM déchaîne les passions. Que l’on soit Marseillais ou supporter du club de la capitale, chaque confrontation est une guerre de prestige. Mais quand ce duel prend place au Koweït, il perd en intensité populaire ce qu’il gagne potentiellement en exposition à l’international.

Du côté parisien, le club a proposé des packages à 800 euros pour ses supporters désireux d’accompagner l’équipe dans cette aventure orientale. Une somme qui illustre combien cette rencontre est à la fois vitrine et business model pour la LFP et ses partenaires.

Mais sportivement, l’enjeu est ailleurs. Gagner ce trophée pourrait permettre à l’OM de lancer sa saison 2025-2026 sur une belle dynamique, dans un calendrier qui comprend également la Ligue 1, la Coupe de France et les phases de groupes de la Ligue Europa. À condition de dominer un PSG toujours aussi redoutable, avec ses stars et son effectif XXL.

Et si la vraie victoire, pour l’OM, résidait dans l’affirmation de son identité face à la mondialisation du football ? Cette banderole lunaire n’est peut-être qu’un premier symbole des tensions à venir entre tradition et industrie dans le football moderne français.

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