Robinio Vaz fait à nouveau parler de lui en ce mercato d’hiver 2025-2026. À seulement 18 ans, l’attaquant de l’Olympique de Marseille, dont la percée en Ligue 1 avait attiré l’attention des recruteurs européens, semble sur le départ. Pourtant, la promesse marseillaise traverse une période difficile sous la houlette de Roberto De Zerbi, lequel a récemment remis en question son implication à l’entraînement.
Le cas Vaz : de pépite à joueur en instance de départ
Auteur de 4 buts en Ligue 1 cette saison, dont un doublé éclatant face à Angers, Robinio Vaz avait débuté la saison 2025-2026 comme une révélation du centre de formation olympien. Mais depuis novembre, l’international Espoir semble avoir perdu sa place. Le coach Roberto De Zerbi n’a pas mâché ses mots après la défaite contre Nantes (0-2) : « Vaz n’a pas joué parce que je n’ai pas senti qu’il le méritait. Il n’a pas faim et ne s’entraîne pas assez. » (source : conférence de presse d’après-match, RMC Sport, 5 janvier 2025).
Un désamour qui pousse l’entourage du joueur à explorer des pistes à l’étranger. Aston Villa, en Premier League, aurait manifesté son intérêt. Le club phocéen cherche à maximiser sa plus-value et a fixé le prix de départ à 25 millions d’euros. Une stratégie financière qui rappelle celle adoptée par le PSG dans le cas Xavi Simons, autre jeune talent monétisé avant maturité. L’objectif ? Renflouer les caisses en vue du recrutement hivernal tout en capitalisant sur un potentiel pas pleinement exploité.
Une clause en or pour Sochaux : 3,7 millions dans les tuyaux ?
Là où le départ de Vaz pourrait faire un heureux inattendu, c’est du côté du FC Sochaux. Recruté à l’été 2024 pour 200 000 euros, l’ancien pensionnaire du club doubiste avait vu son contrat inclure une clause bien pensée : 15 % sur la plus-value réalisée lors d’un prochain transfert. Si l’OM parvient à vendre Vaz à 25 millions, Sochaux pourrait empocher environ 3,7 millions d’euros.
Dans un contexte où le club de National cherche à rétablir sa santé financière, ce chèque tomberait à point nommé. À titre de comparaison, cette manne représenterait près de 40 % du budget annuel du club dirigé par Samuel Laurent, selon les données communiquées à la DNCG en juillet 2025.
Ce mouvement pourrait aussi indirectement affecter la rivalité OM-PSG, car il met en lumière les capacités marseillaises à générer des revenus via la formation et la spéculation sur leurs jeunes talents. Là où Paris investit dans des prospects déjà estampillés (on pense à Barcola ou Ugarte), Marseille mise davantage sur la montée en puissance interne, un modèle à suivre… tant que cela rapporte.
Quel remplaçant pour Vaz : Yassir Zabiri sur les tablettes ?
En interne, Pablo Longoria et Mehdi Benatia s’activent pour anticiper le départ éventuel du minot. Plusieurs pistes sont étudiées, mais une revient avec insistance : Yassir Zabiri. L’ailier marocain de 20 ans (convoqué récemment avec les U23 du Maroc) a tapé dans l’œil du staff marseillais. Vif, technique, et percutant, il serait une alternative crédible à Vaz tout en offrant une marge de progression intéressante.
Dans cette optique, il ne s’agit pas simplement de vendre pour vendre, mais bien de réinvestir intelligemment. Car le principal enjeu pour l’OM reste la performance : maintenir une dynamique en Ligue 1, viser une qualification européenne en fin de saison, et éventuellement faire mieux que son rival parisien dans les coupes nationales. Et dans cette guerre de prestige, chaque choix de mercato est décisif.
Conclusion : un transfert à double impact
Le possible transfert de Robinio Vaz cet hiver illustre parfaitement la complexité du football moderne. L’OM cherche à capitaliser sur une pépite en perte de confiance, Sochaux pourrait toucher un jackpot salvateur, et la Premier League continue d’aspirer des talents français prometteurs. Si cela peut permettre à Marseille de renforcer son effectif intelligemment et de rester dans la course face au PSG ultra-armé, alors la manœuvre pourrait bien être gagnante sur toute la ligne.