Course contre-la-montre pour l’OM : Himad Abdelli menacé par un verrou financier

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille tient peut-être sa première recrue de l’hiver 2025-2026. Mais si Himad Abdelli a dit oui au projet marseillais porté par Roberto De Zerbi, encore faut-il que le club phocéen soit capable de concrétiser l’opération. Le danger plane désormais sur les finances du club, alors qu’une arrivée dès janvier nécessite des ventes urgentes. Analyse d’un dossier tendu où le temps joue contre l’OM.

Un accord sportif trouvé, un obstacle économique majeur

Courtisé par le FC Séville et l’Olympique Lyonnais, Himad Abdelli (24 ans) semblait proche d’un départ d’Angers SCO cet hiver. Et selon les informations de Foot Mercato, c’est bien l’OM qui aurait raflé la mise. Le milieu offensif algérien, absolument brillant cette saison en Ligue 2 avec 6 buts et 9 passes décisives en 18 matches, aurait été séduit par la philosophie de jeu offensive insufflée par Roberto De Zerbi, mais aussi par une belle perspective de progression en Ligue 1, voire en coupe d’Europe.

Problème : comme l’indique RMC Sport, l’OM n’a actuellement pas les ressources nécessaires pour enregistrer son transfert avant la fin du mercato hivernal 2025. Une situation directement liée à la politique budgétaire plus rigoureuse de Frank McCourt et au règlement de la DNCG, qui impose une gestion stable des comptes. En clair : pour qu’Abdelli signe cet hiver, l’OM doit absolument vendre.

Qui peut partir ? Les options sur la table pour débloquer le transfert

Le cas le plus flagrant est celui de Neal Maupay. En échec depuis son retour en France, l’attaquant de 29 ans (prêté depuis Brentford) n’entre plus dans les plans de De Zerbi. Problème : son salaire conséquent, couplé à de faibles performances, freine considérablement les offres. Un départ paraît pourtant nécessaire pour alléger la masse salariale.

Autres options évoquées : Robinio Vaz, le jeune prodige de 18 ans, refuse de prolonger et pourrait rapporter jusqu’à 25 millions d’euros. Une offre venue d’Angleterre existe, et le board marseillais y réfléchit sérieusement. L’urgence de la situation pourrait précipiter sa vente. Cependant, se séparer d’un potentiel crack pose clairement la question de la vision à long terme du club.

Quant à Amine Gouiri, régulièrement utilisé mais jugé trop intermittent, il pourrait être sacrifié si une offre intéressante tombe. Enfin, le nom de Bakola circule aussi en interne. Son avenir paraît flou après des tensions avec la direction sportive.

L’OM a-t-il les moyens de ne pas rater Abdelli ?

Le risque est réel : si l’Algérien, actuellement à la CAN avec les Fennecs, termine un excellent tournoi, sa cote pourrait exploser. Et dans ce contexte, l’OM ne serait plus seul sur le dossier cet été. Pire, sans officialisation rapide et faute de garantie financière, Abdelli pourrait accepter une autre offre mieux ficelée – un scénario que Paris, toujours à l’affût pour affaiblir son rival de toujours, ne manquerait pas de surveiller. Le PSG, même s’il ne s’est pas positionné sur l’Algérien pour le moment, a déjà chipé des cibles phocéennes dans le passé. Souvenons-nous des cas Nkunku ou Ruiz-Atil.

Dans la saison 2025-2026, où l’OM est toujours engagé en Ligue Europa et doit absolument se replacer dans le top 4 de Ligue 1, perdre Abdelli serait un clair revers. Le milieu offensif apporterait une densité technique et une créativité que l’équipe manque souvent face aux blocs bas – un vrai besoin pointé à plusieurs reprises par De Zerbi lors de ses conférences de presse.

Derrière ce dossier se joue donc une double bataille : celle du terrain, où l’OM cherche à se renforcer urgemment, et celle des coulisses, où Pablo Longoria doit faire preuve de flair et d’audace pour vendre au bon prix… et au bon moment.

Un dénouement imminent… ou une déception frustrante ?

Alors que le mercato se refermera dans quelques jours, Marseille n’a plus le luxe d’attendre. Le départ d’un « poids mort » ou la vente bien négociée d’un jeune talent pourrait tout débloquer. Mais l’équilibre est fragile : vendre pour acheter ne doit pas rimer avec affaiblir l’effectif.

Dans ce bras de fer économique, l’OM joue gros sur l’hiver 2025. Rater Abdelli, c’est potentiellement laisser filer un meneur de jeu créatif, précieux dans la gestion du tempo et la transition offensive. Paris, lui, regarde ça d’un œil attentif — car plus l’OM traîne, plus ses chances de rester compétitif cette saison s’amenuisent…

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