PSG – OM : Greenwood fait sauter le verrou, polémique autour d’un penalty décisif

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le choc du Trophée des Champions 2026 entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille a tenu toutes ses promesses… et son lot de controverses. Ce mercredi 8 janvier, alors que le PSG menait grâce à une réalisation de Gonçalo Ramos, l’OM a trouvé les ressources pour revenir à la marque. Et c’est Mason Greenwood, une nouvelle fois décisif, qui a fait basculer le match… en ravivant les tensions historiques entre les deux ennemis jurés du football français.

Greenwood encore décisif : un penalty qui divise

76e minute : Greenwood perce plein axe, provoque Lucas Chevalier dans la surface. Contact ou pas ? Pour l’arbitre Benoît Bastien, pas d’hésitation : penalty pour l’OM. L’Anglais se fait justice lui-même et égalise, relançant complètement les Phocéens dans un match jusqu’alors dominé tactiquement par le PSG.

Mais du côté des supporters parisiens, c’est l’explosion de colère. « Scandale », « vol », « aucun contact visible » : la toile s’enflamme rapidement. Sur le réseau X (anciennement Twitter), de nombreux comptes influents pro-PSG comme @lasource75006, @MegaPSG_ ou encore @psgcommunity_ ont immédiatement contesté la décision arbitrale, estimant que Greenwood avait simulé. « Comment avec la vidéo on peut siffler ce genre de chose, c’est honteux ! », s’indigne @magicdodo67.

En visionnant le ralenti fourni par L1+, le doute subsiste : si contact il y a, il est minimal. Cependant, selon l’ancien arbitre international Saïd Ennjimi, interrogé par Prime Video : « Le pied de Greenwood est bien accroché par Chevalier, c’est discret mais suffisant pour justifier un penalty selon les règles en vigueur. »

Une égalisation à fort enjeu sportif et symbolique

Ce but de Greenwood n’est pas qu’un simple fait de jeu. Il symbolise aussi le renouveau marseillais en cette saison 2025-2026. Longtemps en chantier, l’OM de Roberto De Zerbi semble enfin trouver son équilibre, et Greenwood, régulièrement décisif depuis son arrivée estivale, incarne ce nouveau visage.

Pour les Marseillais, égaliser face à leur plus grand rival dans une finale nationale, c’est un marqueur fort. L’OM est en quête de son premier Trophée des Champions depuis 2010, tandis que le PSG, dominateur sur la décennie écoulée, commence à montrer des failles depuis le départ de Luis Enrique à l’été dernier.

L’égalité arrachée par Greenwood met aussi en lumière la capacité de l’OM à répondre présent sur les grandes échéances, ce qui n’a pas toujours été le cas ces dernières années. Une vraie piqûre de rappel pour le PSG, qui peine à se réinventer sous leur nouvel entraineur Thiago Motta.

Un choix d’arbitrage sous la loupe : la VAR encore pointée du doigt

Encore une fois, c’est la VAR qui cristallise les critiques : pourquoi le recours vidéo n’a-t-il pas annulé ce penalty jugé « généreux » par certains observateurs ? Ce flou autour des critères d’intervention de la VAR ranime un sentiment d’injustice déjà vécu lors de précédents Classiques.

L’Observatoire du Football (CIES) rappelait récemment que la Ligue 1 est l’un des championnats où les décisions vidéo modifiant un match sont les plus fréquentes — et souvent critiquées pour leur manque de transparence. Ce penalty marseillais entre donc dans cette lignée.

Impact à long terme : la dynamique OM relancée ?

Qu’on juge la décision juste ou non, le fait est là : l’OM recolle et montre une solidité mentale nouvelle. Greenwood, avec ce 6e but toutes compétitions confondues depuis août, s’impose comme le facteur X de la saison marseillaise. Le geste technique, la prise de responsabilité, mais aussi l’intelligence dans son appel profond démontrent qu’il n’est pas seulement un finisseur, mais un leader offensif.

En comparaison, le PSG, malgré la finesse technique de Zaire-Emery ou la percussion de Barcola, a manqué d’un élément capable de verrouiller le match. Une faiblesse qui pourrait peser lourd, notamment dans la dynamique du championnat où la lutte s’annonce serrée avec Monaco, Nice et l’OM, justement.

Au sortir de ce Classique made in Trophée des Champions, la polémique ne fait que débuter. Mais si l’arbitrage peut diviser, la prestation de Greenwood, elle, parle d’elle-même. L’OM est bien de retour. Et Paris ferait mieux de le prendre au sérieux.

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