L’ombre d’un départ plane-t-elle déjà sur un pilier offensif de l’Olympique de Marseille ? Alors que l’OM navigue une saison 2025-2026 pleine de défis entre Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France, l’intérêt exprimé par Fenerbahçe pour Amine Gouiri jette un léger froid sur les ambitions phocéennes. Décryptage d’une rumeur qui dit long sur l’attractivité persistante du club, mais aussi sur les enjeux de stabilité pour Roberto De Zerbi.
Fenerbahçe, nouveau fief des anciens Marseillais ?
En recrutant Mattéo Guendouzi pour 28 millions d’euros en janvier 2025, Fenerbahçe a frappé fort sur le marché des transferts. Le président stambouliote, déterminé à faire du club un candidat sérieux pour la Süper Lig et la Conférence League, ne compte pas s’arrêter là. D’après le média turc Fantomaç, le club turc a jeté son dévolu sur Amine Gouiri, un visage bien connu à Marseille depuis son transfert en provenance de Rennes en janvier 2025.
Si aucun contact concret n’a encore été confirmé, l’intérêt de Fenerbahçe est symptomatique : Gouiri incarne cette polyvalence et cette créativité offensive qui manquent cruellement aux clubs en quête d’efficacité devant le but. Capable d’évoluer dans l’axe comme sur les ailes, le natif de Bourgoin-Jallieu pourrait être une arme tactique précieuse pour tout entraîneur prêt à miser sur sa vision du jeu.
Gouiri, cadre offensif et pièce essentielle de De Zerbi
Depuis son intégration dans le collectif marseillais, Amine Gouiri s’est imposé comme une référence sur le front offensif. Dans le système hybride de Roberto De Zerbi, qui alterne entre un 4-2-3-1 et un 3-4-2-1 selon les phases de jeu, sa capacité à coulisser, à décrocher et à créer des brèches est devenue incontournable. En Ligue 1 comme en Europe, Gouiri a déjà inscrit 6 buts et délivré 4 passes décisives cette saison (statistiques arrêtées à janvier 2026, selon les données de la LFP).
Lié à l’OM jusqu’en 2029, Gouiri représente aussi un pari sur l’avenir. À seulement 25 ans, il est dans la meilleure période de sa carrière et ne cesse de gagner en maturité, notamment sur le plan défensif. Surtout, il semble pleinement intégré au projet marseillais, comme il l’avait confié en conférence de presse lors de sa présentation : « L’OM, ce n’est pas qu’un club, c’est une fièvre. Je suis ici pour grandir avec ce club ». Des propos relayés par La Provence.
Mercato d’hiver 2026 : un départ envisageable ?
Au vu de l’importance de Gouiri dans le dispositif olympien et de son engagement contractuel, un départ dès ce mercato hivernal semble quasiment irréaliste. D’autant plus que l’OM cherche à sécuriser ses talents et à éviter les erreurs de gestion passées, souvent critiquées dans la rivalité avec un PSG plus structuré. Paris, dans ce domaine, a souvent su anticiper les départs en consolidant ses cadres, un modèle dont Marseille pourrait s’inspirer.
En revanche, l’OM pourrait être tenté de vendre d’autres éléments offensifs moins intégrés, notamment quelques jeunes issus du centre de formation, pour injecter des liquidités essentielles à la stratégie de recrutement à moyen terme. Selon L’Équipe, Pablo Longoria cherche à équilibrer les comptes tout en maintenant un effectif compétitif pour disputer à la fois le podium en championnat et un long parcours en Ligue Europa.
Reste que dans un climat de concurrence accrue (notamment face au PSG, qui reste l’ogre du championnat), garder un joueur comme Gouiri est non seulement crucial sur le plan sportif… mais aussi symbolique. L’OM doit désormais cultiver sa stabilité, condition sine qua non pour redevenir un acteur pérenne du haut de tableau français et européen.
Quelle stratégie pour l’OM à l’horizon 2026 ?
Si l’été 2026 risque d’être agité, le club olympien devra aussi composer avec d’éventuelles avances de clubs plus huppés. Dans ce contexte, l’intérêt de Fenerbahçe paraît « gentil » au vu du standing du joueur et des ambitions marseillaises. À moins d’une offre mirobolante et inattendue, Gouiri reste un pilier à consolider. L’enjeu est simple : envoyer un signal fort de continuité à une base de supporters passionnés — comme seul l’OM en connaît — et répondre aux ambitions d’un PSG toujours difficile à déloger du trône national.
En résumé, si Fenerbahçe rêve d’un duo Guendouzi-Gouiri, c’est peut-être à Istanbul qu’il devra se lever très tôt… car sur la Canebière, l’heure est à la fidélité et à la conquête.