OM – PSG : Di Meco accuse les joueurs marseillais de sélection de matchs, la polémique enfle

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’OM a bien failli réaliser un exploit en s’imposant face au PSG lors du Trophée des Champions 2025. Mais un scénario cruel et une séance de tirs au but fatale ont laissé un goût amer à tout Marseille. Pourtant, ce n’est pas tant la défaite qui fait parler, mais bien les accusations très directes lancées par une voix respectée du club : Éric Di Meco. L’ancien latéral gauche olympien n’a pas mâché ses mots après la rencontre, pointant du doigt une attitude jugée inégale de la part des joueurs, qu’il accuse de « choisir leurs matchs ».

Un duel électrique et un OM convaincant… mais battu

Le 9 janvier 2026, au Koweït, l’Olympique de Marseille a offert un match référence face au Paris Saint-Germain, champion d’Europe en titre. Un but contre son camp de Willian Pacho à la 87e minute offrait temporairement l’avantage aux Phocéens. Mais Gonçalo Ramos a crucifié les Marseillais à la 95e minute. Résultat : une nouvelle séance de tirs au but mal gérée (1-4) prive l’OM de son premier Trophée des Champions depuis 2011.

Sur le plan du jeu, les hommes de Roberto De Zerbi ont livré une prestation de grande qualité : pressing intense, agressivité dans les duels, bloc compact et transitions rapides. L’OM a su mettre le PSG en difficulté, dans une rencontre très rythmée et pleine de tension, dans la droite lignée de la rivalité historique entre les deux clubs. Le souci, c’est que cette intensité n’a pas forcément été visible lors des précédentes sorties… notamment en Ligue 1.

Di Meco, la voix de la colère : “Ils choisissent leurs matchs”

Présent dans le « Super Moscato Show » sur RMC Sport, Éric Di Meco n’a pas retenu ses coups. Sa principale critique : la variabilité de l’engagement des joueurs marseillais selon les adversaires. « Tu marchais contre Nantes, mais contre le PSG les mecs sautent à pieds joints », a-t-il lancé, sous-entendant que l’effectif se motive uniquement pour les grandes affiches, comme un certain PSG – OM qui exacerbe les passions.

Di Meco va plus loin en excluant que l’amélioration soit uniquement tactique. « Ne me dites pas que De Zerbi a révolutionné l’équipe en quatre jours. C’est l’investissement des joueurs qui a changé », dénonce-t-il, pointant un mal plus profond : une équipe irrégulière, imprévisible, et peut-être pas totalement disciplinée.

Ce coup de gueule soulève une question essentielle pour cette saison 2025-2026 de l’OM : comment créer cette constance dans les performances qui permettra de viser la Ligue des Champions, battre le PSG sur la durée, et aller loin dans les coupes ?

Une performance à transformer en tremplin pour la suite

Malgré la frustration, tout n’est pas à jeter. Di Meco lui-même l’admet : « Tu peux construire sur ce genre de matchs ». Car oui, Marseille a montré une version séduisante de son football. Le pressing collectif, les combinaisons offensives et la résilience défensive face à un PSG pourtant armé (Mbappé, Ramos, Vitinha…), démontrent que cet OM version De Zerbi est capable de rivaliser avec l’élite européenne.

Mais ce qui doit intriguer les supporters — et frustrer un profil comme Di Meco —, c’est pourquoi cette intensité n’est pas présente chaque week-end ? L’OM a encore laissé filer des points face à Toulouse, Angers ou Nantes. Des adversaires à la portée d’un prétendant au titre, mais face auxquels Marseille a semblé sans âme.

Pour rebondir, De Zerbi devra capitaliser sur les émotions de ce Trophée des Champions. Un groupe capable de faire jeu égal avec le PSG pendant 90 minutes, c’est un groupe qui peut gagner à Caen face à Bayeux en Coupe de France, mais surtout s’assurer une deuxième partie de saison régulière et ambitieuse. Et pourquoi pas, refaire le coup lors d’un futur Classique de printemps ?

Conclusion : entre frustration et espoir

Si les déclarations d’Éric Di Meco réveillent l’irritation des amoureux de l’OM, elles ont aussi le mérite d’appeler à l’exigence. L’OM a besoin d’une identité forte, d’une constance aussi bien dans l’investissement que dans les résultats. Car battre le PSG, ce n’est pas une fin en soi. C’est un cap, un objectif… mais seulement au sein d’une saison aboutie.

La rivalité PSG – OM ne se joue pas uniquement à la 90e minute d’un match de gala. Elle se construit dans la constance, dans le mental, dans les titres. Cette fois, Paris a encore ri le dernier. À l’OM de répondre sur le terrain, et surtout, chaque week-end.

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