OM : la pépite marocaine Ziyad Baha débarque discrètement pour dynamiter l’attaque de demain

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille continue de jouer la carte jeunesse pour construire l’avenir. Alors que les projecteurs étaient rivés sur les arrivées d’Ethan Nwaneri et de Jurriën Timber cet été, un autre renfort est passé inaperçu : Ziyad Baha, jeune attaquant marocain de 16 ans, considéré comme l’un des grands espoirs de sa génération. Retour sur un coup stratégique signé Pablo Longoria.

Un talent précoce au pedigree impressionnant

Ziyad Baha n’est pas juste un nom de plus dans le vivier colossal de l’OM. Fils de Nabil Baha, ex-international marocain aujourd’hui sélectionneur des U17 du Royaume, Ziyad a déjà un CV à faire pâlir certains professionnels. Formé au FUS de Rabat, passé par Malaga puis le Real Betis, il incarne la nouvelle vague maghrébine qui bouscule les codes du football européen.

Son passage chez les Lionceaux de l’Atlas a marqué les esprits. Lors de la CAN U17 remportée par le Maroc, il plante 4 buts, puis récidive au Mondial U17 avec le même total, dont des réalisations décisives contre le Brésil. À 16 ans, il affiche déjà une rare régularité face aux meilleurs jeunes du globe. Puissant, explosif et doté d’un bon sens du but, Baha est un prototype d’attaquant moderne. Toutefois, certains observateurs pointent encore un impact limité dans le jeu collectif, un axe que l’OM devra travailler.

Baha-OM : une décision stratégique pour sa progression

Dans un marché des jeunes talents de plus en plus concurrentiel, s’assurer les services de Ziyad Baha est un petit exploit pour Marseille. Plusieurs clubs de renom, à commencer par l’Ajax Amsterdam, étaient à l’affût. Mais le clan Baha a tranché : ce sera Marseille, et pour des raisons bien précises. Dans un post Instagram, le joueur a détaillé son choix, soulignant « le projet sportif clair et l’accompagnement humain » proposé par le club. Là où d’autres promettaient une académie de renom ou une exposition médiatique immédiate, l’OM a vendu une vision à moyen terme, alignée sur ses ambitions de reconstruction après une saison 2024-2025 en demi-teinte.

L’intégration de Baha devrait se faire en douceur, d’abord avec les équipes jeunes, peut-être même un passage par la National 3 avec la réserve, avant d’être propulsé au groupe pro en fonction de son développement. Longoria et Medhi Benatia, nouveau directeur sportif, savent pertinemment que la jeunesse doit être encadrée avec pragmatisme. En ce sens, l’arrivée discrète de Baha entre dans la même stratégie que celle utilisée pour Pape Gueye ou plus récemment François-Régis Mughe.

Un œil sur Paris : la rivalité comme levier de motivation

Si l’OM mise sur des talents comme Baha, ce n’est pas anodin. Dans une Ligue 1 toujours dominée par le Paris Saint-Germain, Marseille joue une autre carte : celle du développement. Tandis que le PSG fait le forcing pour garder ses pépites (Warren Zaïre-Emery, Ethan Mbappé, etc.), l’OM attire des profils internationaux plus jeunes, souvent insatisfaits de leur évolution ailleurs. Une stratégie qui pourrait, à terme, servir les intérêts du club phocéen sur le plan économique comme sportif.

Imaginer dans quelques saisons un Ziyad Baha briller lors d’un Clasico face au PSG est plus qu’un fantasme—c’est un objectif. Car recruter malin, c’est aussi espérer faire mieux que l’ogre parisien en longévité et en efficacité.

Quels enjeux pour la saison 2025-2026 ?

À court terme, Ziyad Baha ne sera pas intégré dans la rotation d’un Gennaro Gattuso soucieux de solidifier un collectif en quête de constance. Mais à moyen terme, il incarne pleinement les ambitions marseillaises : construire un effectif compétitif mais pérenne, avec une forte base de jeunes. Avec la conférence de presse de Pablo Longoria en ouverture de saison précisant l’importance de « nurturer les futurs cadres du club », le message est clair.

L’effectif de l’OM pour 2025-2026 est en pleine transition, avec un subtil mélange d’expérience (Aubameyang, Veretout) et de jeunesse (Nwaneri, Baha). Montrer que Marseille peut rivaliser demain, c’est déjà tracer une voie que même le PSG doit surveiller de près.

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