Avant OM-Bruges, Meunier alerte : « Ils jouent comme le Barça ! »

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À la veille d’un affrontement décisif entre l’OM et Bruges en Ligue des Champions 2025-2026, une déclaration de Thomas Meunier fait déjà parler. L’international belge, désormais latéral à Lille, a lâché une comparaison qui ne manque pas de piquant : « Ils jouent comme le Barça », a-t-il déclaré au média flamand Het Laatste Nieuws. Simple compliment ou message codé pour alerter ses compatriotes ? Analyse d’une phrase à double tranchant, reflet d’un OM en pleine métamorphose.

L’OM de 2025 : une philosophie de jeu audacieuse sous influence catalane

Depuis son arrivée à la tête du club phocéen à l’été 2025, l’entraîneur Alejandro Domínguez – ancien adjoint de Marcelo Gallardo – a imposé une philosophie offensive, portée sur la possession et le jeu combiné. L’OM version 2025-2026 se veut résolument tourné vers l’avant, avec une charnière basse relançant court, des milieux créateurs et des latéraux très hauts. Des principes qui ne sont pas sans rappeler l’ADN du FC Barcelone cru Guardiola.

Meunier ne s’y trompe pas. Lorsque le joueur passé par le PSG compare l’OM au Barça, il souligne cette capacité des Olympiens à étirer les défenses adverses, à se projeter rapidement après une phase de possession stérile… mais aussi à se faire prendre en contre sur des pertes de balle hautes. Un jeu à risque, bien contrasté avec l’approche plus mécanique mais très efficace du PSG cette saison, toujours guidé par Luis Enrique vers une quête européenne assumée.

« Imprévisibles et imprévisibles », lâche Meunier pour insister sur l’aspect impossible à lire de cette équipe. Difficile à anticiper, mais parfois difficile à suivre, même pour ses propres défenseurs. Le revers de la médaille ? Des chiffres parlants : l’OM a encaissé 9 buts en 5 matchs de Ligue des Champions. Un chiffre inquiétant face à une équipe de Bruges très portée sur la contre-attaque rapide.

Un jeu spectaculaire… mais à double tranchant

La comparaison de Meunier avec le Barça pourrait flatter l’ego phocéen, mais elle met aussi en lumière les failles inhérentes au système Domínguez. Si le onze marseillais impressionne par la qualité technique de son entrejeu (quel panache chez le jeune prodige Gabin Meïté, souvent comparé à Pedri !), il peine encore à trouver l’équilibre. Le manque d’automatismes défensifs, les espaces entre les lignes et les pertes de balle mal gérées font encore trop mal, notamment face à des formations d’expérience.

Bruges, outsider efficace en cette phase de groupe, s’avance comme un piège parfait : compact, discipliné, rapide en transition. Une opposition de style qui rappelle un classique PSG-Barça, où le spectacle est garanti, mais l’issue incertaine. À noter que le PSG avait justement souffert face à un jeu catalan inspiré lors de la saison 2016-2017, dans une rencontre désormais gravée au panthéon footballistique (on t’a vu, 6-1…). L’histoire pourrait-elle se répéter dans l’autre camp ?

Dans cet OM-là, tout peut arriver. Pour le meilleur… comme pour le pire. Une réalité qui rend la rencontre face à Bruges aussi stratégique que terriblement spectaculaire. Pour Domínguez, gérer le tempo sera capital : savoir quand breaker, quand temporiser, et comment fermer les espaces en fin de match. Des enseignements que Luis Enrique maîtrise à merveille côté PSG, preuve d’un travail tactique plus ciselé actuellement.

Conclusion : le Barça version Vélodrome, mirage ou modèle ?

La comparaison de Meunier avec le Barça n’est pas qu’un compliment stylistique. Elle met en lumière une équipe marseillaise qui assume ses ambitions offensives, au risque de se brûler wings. Entre panache et naïveté, l’OM doit encore apprendre à réguler ses émotions et son tempo. Un duel face à Bruges pourrait apporter des réponses précieuses, en Ligue des Champions comme pour la suite de la saison en Ligue 1, où la bataille avec le PSG s’annonce plus serrée que jamais.

À Marseille, on rêve de grandeur. Mais pour marcher sur les traces du Barça, il faudra d’abord trouver le juste équilibre entre style et efficacité. Le chemin est encore long… mais passionnant.

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